Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. 
Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. 

COVID-19: La «préalerte» doit être prise «au sérieux», dit Pedneaud-Jobin

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
«Il faut qu'on prenne ça au sérieux», a lancé le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, quelques heures après que l'Outaouais eut été placée en mode de préalerte par le gouvernement du Québec.

Invité à réagir à l'annonce faite mardi avant-midi par le ministre de la Santé, Christian Dubé, le maire de Gatineau estime qu'il est «très intéressant qu'on ait une mécanique distincte d'une région à l'autre», afin que les actions à mettre en place puissent découler de «la réalité sur le terrain».

Alors que l'Outaouais se trouve parmi les quatre régions placées dans la catégorie jaune – en préalerte –, Maxime Pedneaud-Jobin «espère que les gens vont comprendre le message».

«Avec le retour à l'école, le retour au travail et avec un certain relâchement dans la population, moi je pense qu'il faut qu'on prenne ça au sérieux, une préalerte comme ça, parce que ça veut dire, notamment, qu'il y a de la transmission dans la communauté et personne ne veut retourner à des mesures plus sévères.»

La préalerte doit donc être perçue comme «un avertissement», note Maxime Pedneaud-Jobin, qui invite les Gatinois à faire attention.


« Si les gens croient que ce n'est pas vrai, ils peuvent croire ce qu'ils veulent, mais il faudrait qu'ils agissent en fonction de l'intérêt collectif et c'est mieux d'errer du côté de la prudence que de mettre ses voisins en danger. »
Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Tout en affirmant que «l'immense majorité des citoyens» se fient à la science, le maire de Gatineau estime que ceux qui remettent en doute la gravité de la COVID-19 devraient «quand même faire preuve de responsabilité sociale». «Si les gens croient que ce n'est pas vrai, ils peuvent croire ce qu'ils veulent, mais il faudrait qu'ils agissent en fonction de l'intérêt collectif et c'est mieux d'errer du côté de la prudence que de mettre ses voisins en danger», précise-t-il.

La Ville prête à réagir

M. Pedneaud-Jobin assure par ailleurs que la Ville est prête à réagir promptement à un éventuel changement dans le niveau d'alerte.

«On peut s'adapter pratiquement en temps réel, dit-il. On a acquis dans les derniers mois une certaine expérience, que ce soit [avec] la présence dans les lieux publics ou la présence dans les parcs. On a vraiment une capacité d'action sur le terrain qui est très grande et on va s'adapter. Mais encore une fois, il ne faut pas qu'on recule, il ne faut pas qu'on revive ce qu'on a vécu au printemps. Ça fait mal à tout le monde, autant psychologiquement qu'économiquement, alors nous, on va réagir rapidement à toute nouvelle directive.»