Le nombre de personnes ayant recours aux services des banques alimentaires a bondi de façon exponentielle depuis le début de la COVID-19.
Le nombre de personnes ayant recours aux services des banques alimentaires a bondi de façon exponentielle depuis le début de la COVID-19.

COVID-19: Élan de solidarité pour les banques alimentaires de l’Est ontarien

Le nombre de personnes ayant recours aux services des banques alimentaires a bondi de façon exponentielle depuis le début de la COVID-19. Les citoyens de l’Est ontarien se serrent les coudes pour aider le service à fournir à la demande croissante.

«On a beaucoup de demandes, ça n’a aucun bon sens», lance Diane Perreault, directrice de la Banque alimentaire C.C.S., regroupant Casselman, Crysler et Saint-Albert.

Heureusement, elle peut compter sur les gens solidaires de sa communauté en ces temps difficiles. L’afflux de dons vers les banques alimentaires s’explique, selon elle, par le fait que les communautés de l’Est ontarien sont tissées serrer. «C’est vraiment spécial comment les gens sont généreux!»

Stéphanie Adam, une artisane de Casselman, est l’instigatrice d’une des initiatives qui contribuent grandement aux banques alimentaires de la région. Travailleuse sociale de profession, elle voulait joindre l’utile à l’agréable pour amasser des dons.

«Je sais qu’il y a un énorme tabou pour certaines personnes quand vient le temps d’utiliser les banques alimentaires. Je me suis dit qu’en sensibilisant et en normalisant le fait [d’y avoir recours], ça pouvait apporter du positif.»

Stéphanie Adam

Depuis quelques semaines, elle crée et vend des porte-clés personnalisés et d’autres items affichant un arc-en-ciel et de la phrase maintenant devenue le symbole de la crise de la COVID-19: «Ça va bien aller». Les profits encourus par la vente de ces items sont remis entre autres aux banques alimentaires. «J’ai vendu à ce jour entre 120 et 150 porte-clés et ça continue à augmenter. Je voulais amasser 1000$ et je suis déjà à juste 200$ de ça».

Une demande en forte hausse

Avant la pandémie, la Banque alimentaire C.C.S. desservait pas moins de 727 familles, indique Diane Perreault. Depuis, elle a perdu le compte. «En ce moment, je ne peux même pas vous dire combien de familles viennent!»

Le maire de la municipalité de Casselman, Daniel Lafleur, rappelle que certaines banques environnantes ont dû fermer leurs portes, par manque de provisions ou de personnel. Les gens affluent donc, entre autres, à la banque alimentaire de Casselman. «Ces gens-là viennent chez nous, on les accueille, aucun problème! Mais avec plus de gens, ça prend donc plus de dons.»

Pour l’instant, Diane Perreault croit qu’elle pourra continuer à fournir à la demande si les dons continuent d’affluer à leur rythme actuel. «On est chanceux parce qu’on reçoit des dons des individus, des organismes.» Daniel Lafleur est du même avis. «Les gens sont au rendez-vous, mais il faut continuer de l’être. La bataille n’est pas terminée.»