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Une éclosion majeure de COVID-19 est survenue à l'école du Nouveau-Monde en décembre.
Une éclosion majeure de COVID-19 est survenue à l'école du Nouveau-Monde en décembre.

COVID-19: éclosion inexpliquée à l’école du Nouveau-Monde

Daniel LeBlanc
Daniel LeBlanc
Le Droit
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Au terme de son enquête épidémiologique, la Direction de la santé publique (DSP) de l’Outaouais n’est pas en mesure de mettre le doigt sur une cause unique pour expliquer l’éclosion majeure de COVID-19 survenue dans une école primaire de Gatineau en décembre.

Seules des recommandations de base ont été faites au Centre de services scolaire des Draveurs (CSSD) ainsi qu’au personnel de l’école du Nouveau-Monde, où au final 44 cas confirmés de coronavirus (dont 28 chez les élèves) ont été décelés entre le 10 et le 22 décembre. Plusieurs des cas ont été recensés dans les mêmes bulles-classes ou au sein de mêmes familles.

Fermé par mesure préventive le 14 décembre, l’établissement où on dénombre 560 écoliers et plus de 100 membres du personnel a rouvert lundi et on n’y compte plus de cas actif.

Le CSSD indique que parmi les recommandations générales émises par la DSP à la suite de l’analyse des dernières semaines, il y a par exemple le port de l’équipement de protection individuel en tout temps et le lavage des mains le plus fréquemment possible. On a également demandé d’éviter les réunions en présentiel, de faire un rappel à tous de ne pas se présenter sur les lieux lorsqu’on ressent des symptômes reliés au virus et de porter une attention particulière au sujet du respect des mesures sanitaires lors des périodes de pause, de dîner ainsi qu’avant et après la journée de travail. De plus, les autorités ont suggéré au personnel de visionner de nouveau les vidéos explicatives sur le port adéquat de l’équipement de protection.


« Les recommandations ont été rendues sur la base des observations faites lors des enquêtes, où on remarque que plusieurs de ces facteurs ont pu contribuer à la propagation du virus. »
Marie-Pier Després

Une analyse rétrospective des événements à laquelle toute l’équipe-école était conviée a eu lieu avant le retour en classe, la semaine dernière, indique-t-on.

Invité à s’expliquer, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) affirme qu’il est très difficile, voire impossible, d’identifier une cause unique lors d’éclosions.

«Les recommandations ont été rendues sur la base des observations faites lors des enquêtes, où on remarque que plusieurs de ces facteurs ont pu contribuer à la propagation du virus. C’est donc l’ensemble des recommandations qui sont appliquées qui permettent de faire la différence au niveau de la propagation», écrit la porte-parole Marie-Pier Després.

À eux seuls, les cas déclarés lors de cette éclosion le mois dernier ont représenté près du tiers de l’ensemble des infections signalées dans les écoles du CSSD l’automne dernier.

Selon la santé publique, une éclosion se définit comme «au moins deux cas confirmés en moins de 14 jours, ne pouvant être expliqués par un lien épidémiologique en dehors du milieu».

De la fin août jusqu’au congé des Fêtes, plus de 330 cas de COVID-19 ont été recensés dans la centaine d’écoles francophones de l’Outaouais.

Au plus fort de la deuxième vague, cet automne, une dizaine d’écoles étaient fermées ou partiellement fermées en raison d’éclosions au Québec.

Trois jours après la réouverture des écoles primaires, aucune d’entre elles n’est actuellement fermée mais on dénombre 14 classes en isolement. Au total, on compte un peu plus de 1300 cas actifs dans le réseau scolaire (des élèves dans 80% des cas).