Des centres d’entraînement de la région prêts à s’adapter pour répondre au besoin de leur clientèle durant la COVID-19.
Des centres d’entraînement de la région prêts à s’adapter pour répondre au besoin de leur clientèle durant la COVID-19.

COVID-19: des centres d’entraînement de la région prêts à s’adapter

Les propriétaires de studios d’entraînement se trouvent toujours dans une période d’incertitude. La pandémie de COVID-19 a mis un frein à leurs activités, mais plusieurs d’entre eux estiment qu’ils pourraient rouvrir leurs portes tout en respectant les consignes de distanciation sociales imposées par les gouvernements provinciaux. C’est le cas de l’entreprise ISDP, située à Gatineau.

Le centre d’entraînement ISDP a ouvert ses portes récemment, l’automne dernier, et se spécialise dans le développement sportif.

« Ce qui est difficle pour mon entreprise, c’est que premièrement c’est une entreprise en démarrage. Il y a plein de programmes qui ne nous sont pas accessibles. On en a eu un peu, mais pas beaucoup. Même avec l’aide qu’on reçoit, ce n’est pas suffisant », explique le propriétaire d’ISDP, Jean-François Ruel, en entrevue avec Le Droit.

Comme plusieurs autres centres d’entraînement au Québec, la situation financière de l’entreprise gatinoise est précaire en raison des contraintes sanitaires du gouvernement québécois.

« On a besoin d’aide financière supplémentaire pour le loyer et pour les employés aussi. On a besoin de ces prêts-là parce que ça aiderait à nous repartir nous, mais aussi l’économie en général. Les centres d’entraînement auraient une meilleure santé financière et pourraient offrir des services personnalisés à ceux qui en ont besoin. On veut s’adapter, mais c’est des frais supplémentaires et on a besoin de ces sous-là. »

Le propriétaire d’ISDP, Jean-François Ruel

La Coalition des studios d’entraînement privés du Québec avait envoyé, il y a quelques semaines, une lettre au bureau du directeur de la Santé publique du Québec, Horacio Arruda, lui proposant des plans de réouverture avec plusieurs mesures pour assurer la sécurité des clients et des employés.

Ces mesures comprennent notamment un nettoyage rigoureux des appareils après chaque utilisation, de même qu’une limite sur l’achalandage afin de permettre la distanciation sociale. 

M. Ruel abonde dans le même sens. « Quand on va à l’épicerie ou à la pharmacie, disons, on voit qu’ils ont adapté leur façon de faire pour servir leurs clients. Il n’y a pas de différence avec les studios d’entraînement parce qu’on peut contrôler l’achalandage et mettre des mesures pour s’assurer que ça demeure sécuritaire pour la santé de notre clientèle. »

« C’est sur qu’on ne veut pas rendre des gens malades, personne veut que ce soit chez nous que les gens se contaminent, mais dans mon cas à moi, je serais très capable de continuer à fonctionner en s’adaptant aux consignes sanitaires. J’ai tellement des espaces vastes que les gens pourraient respecter la distanciation sociale. Les gens peuvent apporter leur propre équipement. L’équipement déjà sur place pourrait être désinfecté après chaque utilisation. Toutes les mesures de sécurité peuvent se faire très facilement. »

« C’est sur rendez-vous. On fait un horaire et les gens viennent à un certain moment ce qui fait qu’on contrôle beaucoup plus l’achalandage », enchaîne M. Ruel.


« Pour plusieurs l’entraînement c’est un service essentiel. »
Jean-François Ruel

Le gouvernement provincial permettra la reprise de plusieurs activités sportives extérieures dès le 20 mai. Cette nouvelle pourrait permettre à des entreprises comme ISDP de pouvoir fonctionner de nouveau.

« On pourrait juste ouvrir nos portes de garage et ce serait exactement comme si on était à l’extérieur, mais avec un toit. Évidemment on évalue toutes les options et on va voir ce qu’il est possible de faire. »

M. Ruel a bien hâte de pouvoir rouvrir son entreprise, lui qui considère que l’exercice physique est nécessaire pour passer à travers la pandémie.

« Pour plusieurs l’entraînement c’est un service essentiel. Surtout en ce moment, les gens sont enfermés chez eux et il y en a pour qui ça va de moins en moins bien. Aller bouger et faire des activités sportives, ça fait du bien mentalement aussi. »