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Plusieurs sont déçus que le gouvernement Ford ne s’attaque pas à l’enjeu de la transmission de la COVID-19 dans les milieux de travail.
Plusieurs sont déçus que le gouvernement Ford ne s’attaque pas à l’enjeu de la transmission de la COVID-19 dans les milieux de travail.

COVID-19: aide aux travailleurs essentiels réclamée en Ontario

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
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La présidente de l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario (AIIO), Vicki McKenna, se réjouit que le gouvernement de l’Ontario ait agi vendredi dernier, mais souligne qu’il y a toujours des actions à sa disposition pour freiner la transmission de la COVID-19 à travers la province.

«Ces mesures doivent faire une différence, parce que nos membres sont fatiguées, tant mentalement que physiquement, lance Mme McKenna. Nos membres souhaitaient et ont demandé des gestes qui allaient faire une différence bien avant la semaine dernière. Ils pouvaient voir ce qui nous attendait depuis un certain temps.»

La présidente du syndicat indique toutefois que plusieurs membres de l’AIIO ont été déçus que le gouvernement Ford ne s’attaque pas à l’enjeu de la transmission dans les milieux de travail, particulièrement dans le secteur manufacturier. Dans la grande région de Toronto, il s’agit de la source d’une majorité de nouveaux cas depuis quelques semaines, dit-elle.

«Ce sont des endroits où les consignes sanitaires semblent difficiles à mettre en œuvre, comme la distanciation physique et le port du masque, souligne Vicki McKenna. Nous devrions offrir le vaccin à ces travailleurs directement sur ces lieux de travail.»

Le gouvernement ontarien devrait également offrir des congés de maladie payés à l’ensemble des travailleurs essentiels pour les encourager à rester à la maison s’ils ont des symptômes de la COVID-19, selon Mme McKenna. Plusieurs infirmières sont des employés à temps partiel sans avantages sociaux et elle soutient que ces membres de l’AIIO lui ont souligné à quel point il est difficile pour elles de perdre leur salaire pendant une journée de travail.

«On m’a rapporté des situations où des patients et des membres de leur famille ont dit avoir dû se présenter au travail, même s’ils étaient malades, soit sous la menace de perdre leur emploi ou encore parce qu’ils sont les seuls membres du ménage avec un emploi et qu’ils ne peuvent se permettre de perdre une journée de salaire», rapporte la présidente de l’AIIO.

Services de garde

Le local 2204 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) — travailleurs de services de garde de l’est de l’Ontario — réclame que la Ville d’Ottawa ajuste son approche en matière de vaccination et priorité les travailleurs essentiels, comme ceux qui s’occupent d’enfants chaque jour.


« On nous dit que nous sommes des travailleurs essentiels, mais nous ne sommes pas traités comme tels. »
La présidente du local 2204 du SCFP, Taylor Kociszewski

Le gouvernement de l’Ontario a lancé la deuxième phase de son plan de vaccination contre la COVID-19 au début du mois. Selon ce cadre stratégique, les employés de services de garde se trouvent parmi le premier groupe de travailleurs essentiels prioritaires, mais dans la capitale fédérale, Santé publique Ottawa (SPO) a pour l’instant choisi de prioriser les travailleurs de la santé, les résidents de refuges pour sans-abri et les travailleurs en éducation spécialisée.

Mme Kociszewski précise que son syndicat n’est pas opposé à la stratégie de la province de prioriser la vaccination des résidents de certains «points chauds» de la transmission du virus, mais précise que ceux qui travaillent dans ces secteurs devraient également être admissibles à l’immunisation contre la COVID-19.

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