COVID-19 à Ottawa: le dépistage, au cœur de la stratégie pour le retour à l'école

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
Les hôpitaux de la région de Champlain travaillent à augmenter leur capacité à réaliser des tests de dépistage pour la COVID-19 en prévision du retour à l’école cet automne.

Selon le vice-président à l’innovation et à la qualité de l’Hôpital d’Ottawa, Alan Forster, les centres de dépistage à Ottawa peuvent réaliser environ 1500 tests par jour actuellement, mais devraient arriver à en faire entre 2500 et 3000 à court terme.

En augmentant le nombre de tests pouvant être réalisés chaque jour, le système de santé et les écoles pourront réagir plus rapidement lorsqu'un enfant aura contracté le virus.

La médecin-chef de Santé publique Ottawa (SPO), Vera Etches, souligne de son côté qu’on devrait passer un test de dépistage uniquement si l’on a des symptômes de la COVID-19 ou si nous avons été en contact étroit avec une personne diagnostiquée avec le virus.


« Les enseignants et le personnel scolaire n’ont pas besoin de subir un test de dépistage avant de revenir à l’école. »
Vera Etches, médecin-chef de Santé publique Ottawa

«Faire tester votre enfant avant de retourner à l’école n’est généralement pas recommandé s’il ne présente pas de symptômes de la COVID-19, car il est très improbable de trouver une infection active de la COVID-19 dans ce cas-là. Pour la même raison, les enseignants et le personnel scolaire n’ont pas besoin de subir un test de dépistage avant de revenir à l’école», explique la Dre Etches.

Cette dernière affirme également que SPO a l’intention de communiquer activement avec les parents et le public lorsqu’un élève recevra un diagnostic du nouveau coronavirus. Il faudra toutefois plus qu’un cas avant qu’on déclare qu’il y a une éclosion du virus dans un établissement, contrairement à ce que l’on observe dans les foyers de soins de longue durée depuis mars.

«C’est important de protéger l’information personnelle des élèves. On a la capacité d’effectuer les suivis avec les contacts étroits et des communiquer directement avec les parents des autres enfants dans la classe, assure Vera Etches. Quand nous aurons l’information qu’il y a deux cas dans une école avec un lien direct entre eux et un risque qu’il y en ait d’autres, ce sera une éclosion.»

Un 265e décès

SPO rapporte un 265e décès causé par la COVID-19 dans la capitale fédérale mardi, une première mort depuis près de trois semaines.

Dans le rayon des mauvaises nouvelles, SPO annonce également le début d’une éclosion dans deux foyers de soins de longue durée. Un membre du personnel a contracté le virus à la Résidence St-Louis et au Manoir Billingswood.

Il y a également une éclosion du nouveau coronavirus au foyer de soins de longue durée Villa Marconi, au Refuge familial de Carling et à la garderie Mothercraft Ottawa.

Le nombre quotidien de résultats positifs à un test de dépistage a diminué par rapport à la veille. SPO n’en rapporte que huit mardi.

Les cas actifs connus de SPO sont incidemment en baisse par rapport à lundi, passant de 122 à 108. De ce nombre, 12 personnes sont hospitalisées, dont une qui se trouve aux soins intensifs.