La médecin chef en santé publique de Santé publique Ottawa, Vera Etches
La médecin chef en santé publique de Santé publique Ottawa, Vera Etches

COVID-19 : Ottawa prête pour les six prochains mois, croit Vera Etches 

Catherine Morasse
Catherine Morasse
Le Droit
Six mois jour pour jour après le premier diagnostic de COVID-19 à Ottawa, la médecin chef en santé publique de Santé publique Ottawa (SPO) Vera Etches constate une nette amélioration de la réponse de la population et de l'ensemble des services publics : « nous traverserons les six prochains mois plus forts ensemble. »

Sans enjoliver la réalité de la pandémie, la Dre Etches a du moins souligné les solutions trouvées depuis le début de la pandémie lors d’une rencontre avec la presse tenue vendredi après-midi par vidéoconférence. 

Alors que l’on craignait tout contact avec d’autres personnes il y a six mois, il a été prouvé que le risque pouvait être mitigé avec des mesures comme le port du masque et la distanciation physique. Dans le même laps de temps, a-t-elle ajouté, la crainte de manquer d’équipement médical, notamment de masques et de respirateurs, a également été résolue « avec une meilleure chaîne d’approvisionnement. » 

La population à Ottawa est maintenant en mesure de prendre les actions nécessaires pour éviter une transmission trop élevée du nouveau coronavirus, a noté la docteure. « Ça, c’est vraiment une bonne nouvelle, s’est-elle réjouie. C’est difficile (pour les gens) de continuer avec les limites sur le nombre de contacts, et j’imagine la pression avec la grippe qui va arriver. Mais je pense que nous avons les outils et les actions qui peuvent faire la différence (et nous permettre) de continuer de vivre, de retourner à l’école, et (de faire) d’autres activités importantes. » 

La Dre Etches dénonce un problème : l’émergence de préjugés en lien avec la COVID-19. Les personnes qui ont été infectées, de même que celles qui semblent venir de communautés davantage touchées ou des endroits géographiques où le virus a émergé, subissent une stigmatisation qui s’est amplifiée au fil de la pandémie. 

SPO s’est dotée d’une approche pour contrer ces stéréotypes, dont la version intégrale est disponible sur son site web. « Le point clé », a résumé Vera Etches, sera désormais de parler d’un individu ayant contracté le virus comme d’une « personne », et non comme d’un « cas ». 


« Je crois qu’il est possible d’avoir beaucoup de plaisir à l’Halloween. »
Vera Etches

Halloween, oui, mais… 

Pendant la rencontre avec la presse, une question brûlait toutes les lèvres : qu’adviendra-t-il d’Halloween? 

« Je crois qu’il est possible d’avoir beaucoup de plaisir à l’Halloween », estime la Dre Etches. La collecte de bonbons reste autorisée à l’heure actuelle. La province de l’Ontario pourrait bientôt émettre des directives pour célébrer le 31 octobre de façon sécuritaire. « Je suis certaine que ce sont de bonnes directives et que nous allons nous les suivre », a indiqué la médecin. 

« Les règles et réglementations ne sont pas ce qui nous aide à gérer la pandémie, a rappelé la Dre Etches. Ce qui nous aide, c’est que les gens restent à deux mètres de distance, qu’ils portent le masque, qu’ils lavent leurs mains et qu’ils restent à la maison » lorsqu’ils éprouvent des symptômes de COVID-19.  

La transmission communautaire, pas scolaire

Vendredi, le gouvernement ontarien a dévoilé vendredi la liste des écoles ayant signalé au moins un cas de COVID-19. Des 13 établissements touchés, six se trouvent à Ottawa. 

« Nous n’avons pas eu d’éclosion déclarée dans les écoles, puisque la transmission du virus a eu lieu dans la communauté, et non dans les écoles », a précisé la docteure.