Au restaurant Le Troquet, dans le Vieux-Hull, on lave « trois fois plutôt qu’une » les salles de toilettes, les poignées de porte et tout ce qui peut être manipulé.

COVID-19 : les restaurateurs à risque

Les restaurateurs redoublent d’efforts afin de traverser cette période critique de l’année, marquée de surcroît par la pandémie de COVID-19. Alors que la saison basse tirait à sa fin et que le printemps devait apporter un nouveau souffle dans les finances des petites entreprises de la région, voilà que les tenanciers espèrent que les clients fassent preuve de bon sens tout en fréquentant leurs établissements.

Depuis  jeudi, les directions de santé publique ont demandé à la population d’éviter tout rassemblement de plus de 250 personnes. Elles lui demandent surtout de se laver les mains régulièrement et d’être attentive aux gestes du quotidien facilitant la propagation d’infections.

Au restaurant Le Troquet, dans le Vieux-Hull, on lave « trois fois plutôt qu’une » les salles de toilettes, les poignées de porte et tout ce qui peut être manipulé. « On désinfectait déjà beaucoup, dit le propriétaire Éric Gaudreault. On désinfecte encore plus. »

Sur la rue Bégin, à Gatineau, la propriétaire du restaurant de quartier Edgar, Marysol Foucault, a décrit la fragile réalité des petits commerces comme le sien, sur la page Facebook du commerce. « Encouragez vos entreprises locales. C’est un moment qui s’annonce fort probablement plus difficile pour les petits restos du coin. Janvier, février et mars sont d’avance plus maigres et nous attendions le printemps avec impatience pour renflouer les coffres. La vie continue ici. Nous prenons toutes les précautions nécessaires et on vous accueille dans notre petit chez nous. »

D’autres commerces ont aussi indiqué qu’ils pourraient refuser temporairement les cartes cadeaux dans les prochaines semaines, en attendant que les affaires reprennent normalement et que les revenus soient stables à nouveau.

« Un restaurant comme le Troquet ne peut pas accueillir autant de personnes (250), commente M. Gaudreault. Tant qu’on ne se fera pas dire (par les autorités) de fermer absolument, on va rester ouvert. Jeudi et vendredi midi, nous étions pleins, ici. Je pense que la clientèle comprend qu’elle doit se laver les mains et éviter de tousser dans les airs. »