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Trois semaines après l’entrée en vigueur d’un arrêté ministériel visant une plus grande couverture vaccinale chez les travailleurs de la santé, il n’a toujours pas été mis en application en Outaouais. Et le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) ignore encore quelle sera l’ampleur de la tâche.
Trois semaines après l’entrée en vigueur d’un arrêté ministériel visant une plus grande couverture vaccinale chez les travailleurs de la santé, il n’a toujours pas été mis en application en Outaouais. Et le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) ignore encore quelle sera l’ampleur de la tâche.

CISSSO: Pas encore de dépistage pour les employés non vaccinés

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
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Trois semaines après l’entrée en vigueur d’un arrêté ministériel visant une plus grande couverture vaccinale chez les travailleurs de la santé, il n’a toujours pas été mis en application en Outaouais. Et le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) ignore encore quelle sera l’ampleur de la tâche.

L’arrêté ministériel daté du 9 avril dernier stipule que les travailleurs du réseau de la santé qui ne sont pas vaccinés contre le virus et qui sont en contact avec des patients doivent se soumettre à «un minimum de trois tests de dépistage de la COVID-19 par semaine et en fournir les résultats à leur employeur».

En cas de refus de se soumettre à une telle mesure, les employés doivent être «réaffectés à des tâches similaires dans un milieu non visé ou placés en retrait sans rémunération si la réaffectation n’est pas possible ou si elle est refusée par les travailleurs».

Dans la région, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) n’a pas encore été en mesure de mettre en application cet arrêté ministériel, qui vise à «réduire les risques d’introduction du virus dans certains milieux» dans un contexte où des variants plus contagieux sont omniprésents.

La stratégie gouvernementale à cet égard semble fonctionner ailleurs au Québec. La Presse a récemment rapporté qu’au Centre intégré universitaire de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, l’arrêté ministériel a commencé à appliquer l’arrêté ministériel le 18 avril. En moins de dix jours, plus de la moitié des quelque 3200 travailleurs non vaccinés visés par l’arrêté ont reçu une première dose.

Bientôt en Outaouais

En Outaouais, les travailleurs de la santé non vaccinés ne sont donc pas encore soumis à un dépistage récurrent, a confirmé le CISSSO au Droit. Alors que le réseau régional continue d’être confronté à une forte pression sur ses ressources hospitalières découlant des plus récentes flambées de cas de COVID-19, le CISSSO tente de conjuguer cette gestion de crise et la préparation nécessaire à l’application de l’arrêté ministériel.

«Considérant l’envergure de cette opération, tous les moyens sont présentement mis en action dans notre établissement afin d’actualiser celle-ci et ce, dans les meilleurs délais, a fait savoir la porte-parole de l’organisation, Marie-Pier Després. […] Déjà, un chargé de projet est à l’œuvre avec des partenaires de différentes directions afin de déployer l’application de l’arrêté de manière séquencée dans l’ensemble de l’organisation, et ce, à compter de la semaine [du 3 mai].»

Le CISSSO a indiqué vendredi que 65% de ses employés ont déjà reçu une première dose du vaccin et que 20% ont reçu leur deuxième dose. L’organisation précise que ces données doivent être interprétées avec prudence, puisque «ce ne sont pas tous les employés [...] qui sont présentement admissibles à la vaccination».

Seuls ceux qui sont en contact avec les usagers y avaient accès dans un premier temps. D’autres ont ensuite pu obtenir une dose, au fur et à mesure que la prise de rendez-vous devenait possible pour d’autres groupes prioritaires. Le CISSSO ignore toutefois quelle est la couverture vaccinale actuelle spécifiquement pour ses employés visés par l’arrêté ministériel.