<em>Le Droit</em> est allé observer le comportement des passagers de tramways, d’autobus et de métros au centre-ville de Toronto, à l’heure de pointe, vendredi matin.
<em>Le Droit</em> est allé observer le comportement des passagers de tramways, d’autobus et de métros au centre-ville de Toronto, à l’heure de pointe, vendredi matin.

Beaucoup de gens sans masque dans les transports en commun de Toronto

TORONTO - Même si la ministre des Transports Caroline Mulroney a imploré aux Ontariens de porter un couvre-visage lorsqu’ils empruntent les transports en commun, les Torontois ne semblent pas tous avoir compris le message.

Le Droit est allé observer le comportement des passagers de tramways, d’autobus et de métros au centre-ville de Toronto, à l’heure de pointe, vendredi matin. Environ la moitié des passagers de la Commission de transport de Toronto (CTT) ne portaient pas de masque au cours de leur trajet matinal, vendredi. 

Même si ce n’est pas une obligation au sens de la loi, le gouvernement ontarien recommande depuis mercredi le port du couvre-visage lorsque la distanciation physique n’est pas possible, comme lors de l’utilisation des transports en commun ou de l’ascenseur, entre autres. 

La ministre Mulroney a demandé à la population de se couvrir le visage, notamment parce que des milliers d’Ontariens sont de retour au travail depuis le début de la semaine en raison de la réouverture de plusieurs entreprises de la province. 

Or, les tramways, les autobus et les métros empruntés par le Droit vendredi matin étaient peu achalandés, comparativement à la période pré-pandémique. La distanciation physique était d’ailleurs facilement praticable, notamment en raison de certaines mesures prises pour protéger les passagers et les chauffeurs, comme l’installation d’affiches restreignant l’accès à certains sièges. 

Rappelons que la ministre des Transports a indiqué que les personnes aux prises avec des difficultés respiratoires ne devraient pas porter un masque. 

Beaucoup d'usagers du transport en commun à Toronto ne portaient pas de masque, à l’heure de pointe, vendredi matin.

La pandémie coûte cher à la CCT

Les horaires et certains trajets de la CTT ont été modifiés depuis le début de la crise de la COVID-19. Parmi les trajets empruntés par Le Droit, deux d’entre eux ont été déviés, et deux transferts ont été nécessaires. 

Par exemple, le tramway qui transporte habituellement les passagers de l’ouest de la ville vers le centre-ville était plutôt un autobus, réduisant ainsi la capacité d’achalandage de presque 200 passagers. 

À la fin du mois d’avril, la baisse de l’achalandage de la TTC a entraîné une perte de 123 millions $, soit 31,2% des revenus du réseau, par rapport aux revenus prévus pour cette période, selon un récent rapport de la CTT.

Ce rapport présente des mesures qui pourraient réduire le déficit à 297,7 millions $, notamment grâce à la maîtrise des coûts, à la réduction des services et au report des améliorations des services. 

Le rapport souligne que la CTT aura besoin du soutien des gouvernements provincial et fédéral pour alléger les impacts fiscaux « sans précédent » engendrés par la COVID-19.