La députée de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard
La députée de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard

Amanda Simard veut limiter les frais d’applications mobiles pour aider les restaurateurs

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local — Le Droit
Les Uber, Skip The Dishes, DoorDash et compagnie chargent des frais de commission aux restaurateurs qui les utilisent. La députée libérale Amanda Simard demande au gouvernement Ford d’imposer une limite sur ces frais durant la crise de la COVID-19. 

Les restaurateurs paient généralement entre 15% et 30% sur les commandes passées auprès des prestataires de livraisons, réduisant ainsi leurs revenus. 

« Je profite de cette occasion pour demander à votre gouvernement d’émettre une ordonnance d’urgence limitant ces commissions à 15%, comme l’a fait New York, pendant que l’état d’urgence provinciale est en vigueur », a écrit la députée de Glengarry-Prescott-Russell, dans une lettre envoyée au ministre délégué aux Petites Entreprises et à la Réduction des formalités administratives, Prabmeet Sarkaria. 

Dans sa lettre, la députée Simard déplore les frais de commission imposés sur les ventes des restaurants, jugés trop élevés, « à un moment où les restaurants dépendent de ces services puisqu’ils ne peuvent pas être physiquement ouverts et servir les Ontariens ».

À ses dires, ces frais ont un impact important sur des propriétaires de petites entreprises de la province « et sur leur capacité de payer leur personnel et de couvrir les dépenses opérationnelles essentielles telles que le loyer ».

Plusieurs villes américaines comme Seattle, San Francisco et Jersey City ont déjà imposé une limite d’urgence de 15%, et New York s’apprête à faire de même.


« Les restaurants dépendent de ces services puisqu’ils ne peuvent pas être physiquement ouverts et servir les Ontariens. »
Amanda Simard

Le ministre Sarkaria n’a pas encore répondu à la lettre de la députée Simard, mais il a l’intention d’y répondre. 

« Les plateformes de livraison de nourriture sont devenues un élément essentiel pour garantir que certains de nos restaurants locaux restent en activité, a écrit le bureau du ministre dans une déclaration envoyée au Droit. Nous sommes tous dans le même bateau. J’espère et je m’attends à ce que ces plateformes agiront comme des partenaires, aux côtés des entreprises locales qui travaillent dur, afin que nous assumions ensemble le poids de cette relance. »