Le gouvernement fédéral financera la mise en quarantaine des travailleurs temporaires étrangers qui participent à la production agricole.
Le gouvernement fédéral financera la mise en quarantaine des travailleurs temporaires étrangers qui participent à la production agricole.

50 M$ pour la quarantaine des travailleurs étrangers temporaires

Le gouvernement fédéral financera la mise en quarantaine des travailleurs temporaires étrangers qui participent à la production agricole.

La ministre fédérale de l’Agriculture Marie-Claude Bibeau a annoncé lundi qu’Ottawa fournira 50 millions $ pour assurer l’isolement de 14 jours à l’arrivée des travailleurs étrangers. Les employeurs recevront 1500 $ par travailleur étranger temporaire pour couvrir cette «dépense extraordinaire» imposée par la pandémie.

L’argent servira à payer le logement du travailleur et à couvrir un salaire de deux semaines pendant lesquelles il devra s’isoler.

Les producteurs agricoles et les entreprises de transformation des aliments qui accueillent des travailleurs étrangers saisonniers auront accès à cette aide fédérale.

Le gouvernement fédéral avait cru qu’il lui suffirait de faciliter les vols qui amènent ces travailleurs au Canada ; toutes les dépenses auraient été à charge des employeurs. Il a dû se raviser.

«Au départ, [...] on pensait que ce serait peut-être acceptable d’avoir un isolement qui soit actif. Donc, ils auraient pu travailler aux champs tout en maintenant la distance. Mais ça s’avère que non, ce n’est pas suffisant. On leur demande de faire vraiment un isolement complet pendant deux semaines. Alors ça implique des coûts significativement plus élevés pour les producteurs, donc payer deux semaines de salaire sans avoir de travail en retour», a expliqué la ministre Bibeau.

La ministre a cependant répété que les employeurs devront s’assurer du respect des consignes d’isolement et de la surveillance de l’apparition de symptômes de la COVID-19 chez les travailleurs étrangers. Il n’est toujours pas question de les tester à leur arrivée, «à cause de la disponibilité des tests».

Nombre de cas

Il y a 25 546 cas confirmés et probables décelés par les tests administrés au Canada. La COVID-19 a provoqué jusqu’à maintenant la mort de 767 Canadiens.

L’Île-du-Prince-Édouard ne rapportait aucun nouveau cas lundi et estimait que 23 des 25 personnes malades trouvées depuis le début de la pandémie dans la province sont maintenant guéries.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans disponibles : 13 557 cas au Québec, dont 360 décès ; 7470 cas en Ontario, dont 291 décès ; 1651 cas en Alberta, dont 44 décès ; 1445 cas en Colombie-Britannique, dont 58 décès ; 474 cas en Nouvelle-Écosse, dont trois décès ; 296 cas en Saskatchewan, dont quatre décès ; 244 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès ; 242 cas au Manitoba, dont quatre décès ; 114 cas au Nouveau-Brunswick ; 25 cas à l’Île-du-Prince-Édouard ; huit cas au Yukon ; cinq cas dans les Territoires-du-Nord-Ouest ; aucun cas au Nunavut.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

L’Agence de santé publique du Canada a compté plus de 404 000 tests administrés. Le taux de résultats positifs à ces tests est calculé à 5,6 %.