La propriétaire de Studio Vie Active, Yan Béllisle

COVID-19: virage numérique pour des centres de mise en forme

Des centres de mise en forme de la région doivent trouver de nouvelles initiatives pour survivre aux difficultés financières auxquelles ils font face en raison de la pandémie de coronavirus.

C’est le cas des centres gatinois Studio Vie Active et la Sporthèque qui ont décidé de se servir du web et des réseaux sociaux pour poursuivre leur mission.

Studio Vie Active a été contraint de fermer ses locaux, situés sur le boulevard Saint-Raymond dans le secteur Hull, dimanche dernier en raison des mesures préventives misent en place par le gouvernement Legault afin de lutter contre la propagation rapide du coronavirus.

«C’est certain qu’il y a eu un vent de panique à la suite de l’annonce de ces mesures-là par le gouvernement, mais dès le lendemain on s’est mis en mode action. On a travaillé des heures de fou depuis la fermeture. Plusieurs de nos instructeurs nous aident de leur propre gré, parce qu’on ne peut plus les payer. Il n’y a plus d’argent qui rentre en ce moment», a détaillé au Droit la propriétaire de Studio Vie Active, Yan Béllisle.

«On a filmé plusieurs cours avec nos enseignants. On a mis ça sur une plateforme virtuelle qui est offerte gratuitement pendant la crise pour permettre aux gens de pouvoir continuer à bouger.»

La plateforme lancée jeudi midi est accompagnée d’une dizaine de cours en ligne disponibles aux clients du centre. Une vingtaine de cours devrait être ajoutés à compter de mardi, selon Mme Béllisle.

En date de samedi, 250 personnes utilisaient la nouvelle plateforme numérique du centre. Studio Vie Active compte normalement plus de 1100 membres.

Si la plateforme est disponible gratuitement pour tous les usagers, Studio Vie Active a mis en place une campagne de sociofinancement afin de recueillir des dons pour l’aider à survivre à la situation financière précaire causée par la COVID-19.

«On demande à ceux qui le veulent de faire un don pour nous aider et aider nos instructeurs qui n’ont pas de rémunération en ce moment», précise Mme Béllisle.

La Sporthèque, à Gatineau, vit aussi une situation similaire à celle de Studio Vie Active alors que du contenu numérique est offert gratuitement à ses usagers.

«On a demandé à nos professeurs de se filmer pendant des entraînements et on diffuse ça sur Youtube, ce qui fait que les gens à la maison ont encore accès à différentes formes d’entraînement», a indiqué la directrice générale de la Sporthèque, Élaine Dupras.

«On a eu énormément de feedback, les gens étaient vraiment contents. Cependant, c’est sûr que les gens ont hâte de revenir sur place», poursuit-elle, mentionnant que les locaux ont dû être fermés dimanche.

Mme Dupras souligne que la décision de fermer les locaux a été particulièrement difficile, étant donné la précarité de la situation financière engendrée par la crise.

«On savait qu’on ne pourrait pas supporter notre masse salariale lorsqu’on allait fermer les portes. Les revenus ne sont plus au rendez-vous et on voyait au cours des dernières semaines que l’achalandage était en baisse et que les gens écoutaient les directives du gouvernement.»