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Le portrait dressé lundi par la directrice de la santé publique de l'Outaouais, la Dre Brigitte Pinard, n'est pas encourageant.
Le portrait dressé lundi par la directrice de la santé publique de l'Outaouais, la Dre Brigitte Pinard, n'est pas encourageant.

COVID-19: l'Outaouais «en train de perdre» sa marge de manoeuvre [VIDÉO]

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
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L'Outaouais n'a presque plus de «marge de manœuvre» pour rester en zone orange, au point où les autorités de santé publique demandent à la population de la région de réduire la fréquentation des lieux publics afin de tenter de freiner la propagation du virus et de ses variants plus contagieux.

Le portrait dressé lundi par la directrice de la santé publique de l'Outaouais, la Dre Brigitte Pinard, n'est pas encourageant. Il y a présentement 25 éclosions actives dans la région, 42 bulles-classes fermées et de plus en plus de cas présomptifs de variants.

Alors que la semaine dernière, les autorités s'inquiétaient d'avoir enregistré une augmentation de 106 cas en trois jours, il y en a eu 154 en autant de jours, de vendredi à dimanche. Quinze nouvelles éclosions ont été détectées la semaine dernière.

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La tendance à la hausse s'observe en fait «depuis maintenant quatre semaines», a souligné la Dre Pinard, soit depuis que la région est passée au palier orange, le 22 février.

«On est en train de perdre notre marge de manœuvre présentement, a fait savoir la Dre Pinard en point de presse. On en avait, parce qu'on avait réussi à quand même assez bien stabiliser la situation avant le passage au palier orange, mais maintenant, avec cette remontée de cas qu'on observe et d'éclosions aussi de semaine en semaine, […] on a peu de marge de manœuvre maintenant avant de penser devoir rajouter des mesures.»

Même si les restaurants, les centres d'entraînement et les cinémas sont ouverts, les autorités régionales estiment qu'il y a lieu de réduire la fréquentation des lieux publics. «Je pense que chacun doit essayer quand même de limiter ses activités, parce que plus on fréquente de milieux, plus on augmente aussi nos risques d'être exposés», a mentionné la Dre Pinard. Cette dernière précise que les autorités ne sont pas rendues «au stade» de recommander d'éviter la fréquentation des lieux publics, mais qu'une diminution s'impose tout de même, «surtout à l'intérieur d'une même journée».

Variants

Même s'il n'y a encore aucun cas confirmé de variant de la COVID-19 en Outaouais, le nombre de cas présomptifs est à la hausse et atteint maintenant 170. «Ce qu'on voit dans la région, c'est une augmentation de semaine en semaine de la proportion de nos cas confirmés qui sont considérés des cas de variants présomptifs après le criblage. […] La semaine dernière on était rendu autour de 30%, la semaine précédente, 22%.»

Les variants étant «un peu plus contagieux», il s'agit «clairement» d'un facteur qui «n'aide pas» à freiner la propagation du virus dans la région, a rappelé la Dre Pinard.

Des résultats qui se font attendre

En parallèle, les délais d'obtention des résultats des tests de dépistage continuent de se faire sentir en Outaouais. Le bris d'équipement survenu la semaine dernière est maintenant chose du passé, mais la hausse du nombre de tests de dépistage observée récemment fait en sorte qu'il y a encore quelque 500 échantillons en attente depuis plus de 48 heures.

La Dre Pinard admet que ce n'est pas «idéal». D'une part, de nombreuses bulles familiales sont isolées dans l'attente d'un résultat. Des fratries entières manquent plusieurs journées d'école, tandis que de nombreux travailleurs sont aussi contraints de rester à la maison. D'autre part, l'arrivée tardive des résultats repousse le moment auquel l'enquête épidémiologique de chaque cas confirmé peut être lancée.

«On comprend que ça a un impact sur la gestion du quotidien, mais c'est vraiment important, considérant l'augmentation de la circulation communautaire, d'attendre ses résultats [en isolement]», a insisté la directrice régionale de la santé publique.

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