La direction du Parc Oméga en Outaouais déplore le manque de cohérence de la part de la santé publique dans sa prise de décisions entourant le secteur touristique.
La direction du Parc Oméga en Outaouais déplore le manque de cohérence de la part de la santé publique dans sa prise de décisions entourant le secteur touristique.

COVID-19: le Parc Oméga déplore un manque de cohérence de la santé publique

Julien Coderre
Julien Coderre
Le Droit
La direction du Parc Oméga en Outaouais déplore le manque de cohérence de la part de la santé publique dans sa prise de décisions entourant le secteur touristique.

La MRC de Papineau étant toujours en « zone orange », le parc animalier ne s’est pas encore retrouvé dans l’obligation de fermer ses portes aux visiteurs. Toutefois, l’incertitude et l’incompréhension continuent d’habiter Charles de Reinach, directeur de l’exploitation au Parc Oméga. 

« Il y a beaucoup de contradictions, déplore-t-il. Bien sûr qu’on reconnait tout le travail qui est fait par les autorités. On n’est pas toujours en train de critiquer parce qu’on sait que c’est une situation de crise qui est nouvelle, et qui est difficile à gérer. Cependant, là où il y a des choses bizarres, c’est qu’on a l’impression qu’il n’y a pas de cohérence dans la gestion du secteur touristique. » 

Le Parc Oméga se classe dans la catégorie « Zoo et aquarium ». Une fois plongés en zone rouge, ces endroits doivent arbitrairement fermer, « mais sans reconnaissance des caractères distinctifs de certaines activités », regrette M. de Reinach. 

« Le parc du Mont-Royal à Montréal, par exemple, est ouvert au public sans contrôle d’entrées du nombre de personnes alors que nous, on respecte une plage horaire et lorsque celle-ci est complète, on n’accepte plus de nouveaux visiteurs sur le site. On contrôle notre achalandage, insiste-t-il. Il y a des endroits sans surveillance où tout est autorisé et d’autres, avec une surveillance, qui devraient potentiellement fermer, c’est ça qui parait étrange. » 

« On nous disait qu’il n’y allait pas avoir d’analyse de cas par cas, puisque ça serait trop compliqué à gérer et ça, on peut comprendre, poursuit M. de Reinach. Mais ils auraient quand même pu traiter différemment les activités intérieures et extérieures; à pied ou en voiture; et celles qui ont un contrôle de plage horaire à l’entrée de celles qui n’en ont pas. » 

Alors que la période des Fêtes arrive à grands pas, M. de Reinach souhaiterait que la santé publique soit davantage prévisible dans ses décisions. 

« Ce qui est difficile pour nous, c’est qu’on doit se lancer dans la programmation hivernale pour pouvoir être ouvert, tout en ayant constamment cette épée de Damoclès au-dessus de notre tête où on ne sait pas si on devra fermer du jour au lendemain, illustre M. de Reinach. Idéalement, il nous faudrait plus de précisions de la santé publique au début décembre, avant les Fêtes, parce qu’on doit faire des préparatifs et c’est difficile de faire tout ça avec un doute en tête. » 

La direction du Parc Oméga souligne également qu'elle serait «ouverte» à composer avec une ouverture partielle, si un tel scénario ne pouvait être évité. 

« À la limite, ça serait correct. On est déjà très adapté, mais s’il y a d’autres choses à faire comme par exemple déneiger les sentiers plus larges pour permettre une plus grande distanciation, ou encore ajouter des toilettes, on s’adapterait », conclut Charles de Reinach.