Le groupe de 70 Canadiens, qui était à bord du Costa Luminosa, pourra rentrer à Toronto ce vendredi, à partir de l'aéroport d'Atlanta.
Le groupe de 70 Canadiens, qui était à bord du Costa Luminosa, pourra rentrer à Toronto ce vendredi, à partir de l'aéroport d'Atlanta.

COVID-19 : les canadiens du bateau de croisière Costa Luminosa ont atterri à Atlanta

Lina Dib
La Presse Canadienne
OTTAWA — Des Canadiens coincés sur un autre bateau de croisière, au port de Marseille celui-là, ont pu monter à bord d'un vol nolisé par le croisiériste Costa et s'envoler vers les États-Unis, avec des passagers américains.

Le groupe de Canadiens pourra rentrer au pays ce vendredi, à partir de l'aéroport d'Atlanta, «sur des vols commerciaux», a fait savoir le bureau du ministre des Affaires étrangères François-Philippe Champagne.

Au retour, «on va leur demander, comme les autres voyageurs, de s'isoler pendant 14 jours», a-t-on indiqué. Et oui, on juge prudent de ne pas leur imposer une quarantaine.

Le dernier groupe de passagers d'un bateau de croisière à avoir été rapatrié — les 228 Canadiens à bord du Grand Princess — est en quarantaine sur la base militaire de Trenton depuis le 10 mars. On compte maintenant 10 personnes atteintes de la COVID-19 dans ce groupe. Mais ces Canadiens avaient été rapatriés dans un avion affrété par Ottawa, ce qui a assuré une quarantaine stricte de 14 jours. À l'embarquement dans l'avion de rapatriement, aucun de ces voyageurs ne présentait de symptômes.

Le Costa Luminosa dont certains passagers sont infectés par la COVID-19 a pu accoster au port de Marseille jeudi, mais à des conditions strictes. Il transportait 1400 passagers, dont au moins 77 Canadiens.

L'ambassadrice du Canada à Paris, Isabelle Hudon, a révélé, en entrevue à la radio de Radio-Canada vendredi matin, que 70 des 77 Canadiens ont pu s'envoler vers les États-Unis.

Le vol de Marseille, atterri à l'aube à Atlanta, attendait toujours sur le tarmac la visite des autorités sanitaires américaines, a fait savoir à La Presse canadienne une passagère.

«Le gouvernement canadien n'a pas été d'un grand secours», a écrit Martha Turner Bradbury. «Ils nous ont seulement répété qu'il n'y aurait pas de vols de rapatriement et que nous devions nous trouver des vols commerciaux pendant que nous leur disions que ce n'était pas une option parce qu'aucun pays ne nous laissait débarquer du navire», a-t-elle raconté.

Elle relate aussi qu'il a fallu beaucoup d'efforts pour que les Canadiens joignent les Américains jeudi soir. «Nous avons eu la permission à la dernière minute. À moins de 10 minutes d'avis, on a dû faire nos valises, quitter le bateau et monter à bord de l'autobus vers l'aéroport», a écrit Mme Bradbury.

«On a réussi à débloquer la situation en moins de 24 heures», a-t-on argué au bureau du ministre Champagne.