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Pas de grande séduction touristique hors de Québec

COVID-19

Pas de grande séduction touristique hors de Québec

L’Office du tourisme de Québec ne fera aucune promotion à l’extérieur de la capitale nationale. Elle invitera plutôt ses résidents à revisiter leur région. La stratégie plaît au maire Régis Labeaume, qui préfère adopter un profil bas dans l’idée de contrôler la propagation du virus.

«On y a pensé à faire une campagne touristique. La COVID va inégalement dans les régions du Québec. On a décidé que c’est mieux de la jouer «low profile».» 

Le maire Labeaume confirmait lundi la décision de l’Office du tourisme (OTQ) de ne faire aucune promotion touristique à l’extérieur de la grande région de Québec, qui s’étend jusqu’à Portneuf et la Côte-de-Beaupré. 

Il y a deux semaines, son directeur général, Benoit Pigeon, expliquait au Soleil, que le sujet de la promotion était délicat du fait qu’il ne fallait pas dénigrer d’autres régions plus affectées que Québec. «Nous devons être solidaires», soulignait-il alors. 

Du même souffle, il disait comprendre que certaines personnes pouvaient être réticentes à accueillir des touristes même si les hôteliers, restaurateurs et autres acteurs de l’industrie ont hâte de «reprendre du collier», selon son expression. Ils devront plutôt miser sur la population de Québec pour faire rouler l’économie touristique.

Un éléphant

Quand il est question de la crainte d’accueillir les touristes, il y a un éléphant dans la pièce. Personne n’osera nommer le «grand Montréal», qui compte pourtant pour la moitié du tourisme intra-Québec avec plus de 4 millions d’habitants. Mais tous y pensent. 

«Si on veut contrôler localement la propagation, il faut juste être prudent. Je vais dire ça de même», a répondu le maire à une question sur les inquiétudes de voir arriver les touristes en provenance de la métropole.

Déjà, des résidents de Charlevoix et du Bas-Saint-Laurent, parfois même des élus, ont manifesté publiquement leur inquiétude à la pensée que des gens d’autres régions fortement affectées viennent les visiter pendant la saison chaude.

Sondage à venir

L’OTQ dévoilera sous peu un sondage réalisé auprès de la population de la région de Québec qui porte notamment sur leur niveau d’aisance à voyager cet été, affirme Jenna Dubé, conseillère en communication pour l’office. Le coup de sonde ne va plus loin. Il ne comporte aucune question sur la crainte d’accueillir des gens de l’extérieur. N’empêche, l’OTQ a décidé de mettre «la pédale douce» sur la promotion auprès de la population d’autres régions et concentrera ses efforts auprès des résidents de la capitale nationale pour les inviter à revisiter leur région.

«Sans vous dévoiler les résultats, il y a un certain niveau d’anxiété en lien avec les grands rassemblements et le fait de visiter d’autres régions. C’est une préoccupation des gens», confirme Mme Dubé.

«Un crétin»: Biden s’en prend à Trump sur le masque

Monde

«Un crétin»: Biden s’en prend à Trump sur le masque

WASHINGTON — «Un parfait crétin : Joe Biden a répondu mardi aux moqueries de Donald Trump sur son apparence derrière un masque, en axant résolument sa campagne pour la Maison-Blanche sur la réponse du président américain à la crise du coronavirus, qui divise l’Amérique.

En choisissant de porter un masque noir lundi pour sa première apparition publique en plus de deux mois, puis en changeant mardi sa photo de profil sur Facebook et Twitter pour se montrer ainsi masqué, le candidat démocrate s’inscrit en nette opposition au milliardaire républicain, qui a toujours évité de porter cette protection en public.

Et il n’a pas mâché ses mots lorsqu’on l’a interrogé sur les moqueries relayées par Donald Trump. «C’est un crétin, un parfait crétin de dire ces choses».

«Tous les grands docteurs du monde disent qu’il faut porter un masque quand on est dans une foule», a poursuivi l’ancien vice-président de Barack Obama sur CNN.

«La vérité c’est que je pense qu’on est censé diriger en donnant l’exemple», a-t-il ajouté, en qualifiant les propos du président de «trucs machos».

«Cela a tué des gens, cela tue de gens», a déploré Joe Biden, en citant le bilan vertigineux de bientôt 100 000 morts aux États-Unis, pays le plus endeuillé du monde.

Pour son retour devant les caméras, le démocrate âgé de 77 ans avait choisi une journée marquée par la solennité aux États-Unis, puisqu’elle célèbre la mémoire des Américains tombés au combat.

Accompagné de son épouse Jill Biden, qui portait aussi un masque noir, il a déposé lundi une gerbe sur un monument aux morts près de son domicile, dans le Delaware.

À une centaine de kilomètres de là, le président républicain, 73 ans, et son épouse Melania Trump participaient à leur deuxième hommage aux militaires du jour, sans porter de masque.

Déconfinement des églises : on attend aussi en Ontario

COVID-19

Déconfinement des églises : on attend aussi en Ontario

Comme au Québec, les lieux de culte en Ontario attendent la bénédiction des autorités provinciales pour rouvrir leurs portes aux croyants.

Mais les responsables des églises dans la province ne restent pas les bras croisés en attente d’une décision. Ils évaluent et préparent déjà les mesures de protection sanitaire à mettre en place afin d’être prêts lorsque le clocher appellera à nouveau les fidèles.

Le Club de tir de l’Outaouais demande une réouverture des stands intérieurs

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Le Club de tir de l’Outaouais demande une réouverture des stands intérieurs

Alors que les centres de tir extérieurs du Québec peuvent de nouveau accueillir les adeptes de la gâchette depuis les derniers jours, les stands intérieurs continuent d’attendre le feu vert du gouvernement. Au Club de tir de l’Outaouais, à L’Ange-Gardien, l’impatience commence à se faire sentir au sein de l’administration qui craint désormais un exode de ses membres.

«Je me bats présentement pour qu’on rouvre les clubs intérieurs parce qu’on se retrouve grandement désavantagé. C’est sûr que les gens, si on ne repart pas bientôt, au lieu de rentrer membre chez nous, ils vont aller dans les champs extérieurs», lance le président du Club de tir de L’Ange-Gardien, Pierre Pharand, qui est l’un des quatre propriétaires de l’endroit.

États-Unis: une gouverneure se défend après une polémique sur le déconfinement

Monde

États-Unis: une gouverneure se défend après une polémique sur le déconfinement

WASHINGTON — La gouverneure démocrate du Michigan, Gretchen Whitmer, a plaidé mardi la mauvaise blague pour se sortir d’une polémique, après que son mari eut cherché à profiter de son statut pour mettre le bateau familial à l’eau, en apparente contradiction avec les recommandations de déconfinement encore strictes qu’elle a elle-même formulées.

C’était un «trait d’humour qui n’a pas marché», a expliqué Mme Whitmer, qui à la mi-mars avait décrété des restrictions parmi les plus sévères du pays pour freiner l’épidémie de coronavirus dans son État du nord des États-Unis, l’un des plus touchés par la COVID-19.

Elle est depuis devenue une cible privilégiée des opposants au confinement et du président Donald Trump, partisan d’une réouverture rapide de l’économie américaine.

Le 18 mai, Mme Whitmer a autorisé la reprise de certaines activités pour le jour férié de Memorial Day dans le nord de l’État, une région touristique entourée de lacs où elle possède une maison.

Elle avait toutefois mis en garde les non-résidents de cette région, leur demandant de ne pas se précipiter et de «bien réfléchir» avant de s’y rendre.

Or, quelques jours plus tard, son mari a appelé une entreprise d’hivernage de bateaux dans le nord du Michigan pour demander à mettre son bateau à l’eau avant le long week-end férié du Memorial Day, selon le quotidien Detroit News.

Dans un message sur Facebook, qui n’est plus public désormais, le patron de la société Tad Dowker a expliqué que ses employés avaient refusé car la planification était complète.

L’homme au téléphone aurait alors précisé qu’il était Marc Mallory, le mari de Mme Whitmer, et demandé si cela faisait «une différence».

Pressentie pour être v.-p.

La gouverneure est considérée comme une des personnalités pressenties pour le poste de vice-présidente de Joe Biden, le candidat démocrate à la présidentielle de novembre.

Lundi, un élu républicain a dénoncé sur Facebook cette tentative de favoritisme. «Les vrais dirigeants ne coupent pas les files en n’obéissant pas aux ordres qu’ils ont eux-mêmes décrétés à notre encontre», a-t-il affirmé.

Mardi, Gretchen Whitmer a tenté de mettre fin à la controverse en expliquant que son mari avait demandé «en blaguant» si le fait d’être l’époux de la gouverneure lui servirait de coupe-file, «tout en sachant que cela ne le serait pas».

«Il pensait qu’on lui rirait au nez, ça n’a pas été le cas», a-t-elle ajouté, soulignant qu’il regrettait ce «trait d’humour qui n’a pas marché».

Dans un message publié en fin de semaine dernière, la société d’hivernage a précisé que Marc Mallory avait fait part de sa compréhension quand on lui avait répondu qu’une mise à l’eau de son bateau était impossible rapidement.

De l’industrie du métal à la vente de masques

Affaires

De l’industrie du métal à la vente de masques

On dit souvent qu’un tout petit geste peut changer le monde. Pour Métallifer, une entreprise spécialisée dans la fabrication et la distribution de pièces industrielles de métal, le don d’une boîte de masques N95 à l’Hôtel-Dieu de Lévis a été le début d’une belle aventure qui lui a permis de vendre jusqu’ici près de 2 000 000 de masques qu’elle a importés de Chine.

«On n’est d’aucune façon dans les masques», insiste Michel Filion, président de Métallifer. Nous sommes dans le métal. Mais on a vu une occasion de faire notre part afin d’aider les gens en ce temps de crise. On a un bureau en Chine depuis presque 13 ans et que je fais affaire avec les Chinois depuis 1999. J’avais donc les contacts pour me trouver des masques. Et comme on reçoit en moyenne à tous les jours presque deux conteneurs venant de la Chine, on avait aussi la logistique pour les emmener au Québec.

«On ne pensait cependant pas que notre initiative aurait tant de succès. Si on m’avait dit en novembre ou en décembre dernier que l’on serait dans le marché des masques, j’aurais répondu : “de quoi me parlez-vous?”. Et après avoir commandé nos premiers masques, je n’aurais jamais pensé que nous en vendrions autant.»

C’est quelques semaines après avoir fait don de masques N95 à l’Hôtel-Dieu de Lévis que Métallifer a reçu une première commande de 5000 masques de la Ville de Lévis, bien au parfum du don fait par l’entreprise à l’Hôtel-Dieu de Lévis. Surpris par la demande, Michel Filion promit cependant de s’occuper du dossier. Et deux jours plus tard, il confirmait à la Ville de Lévis l’arrivée prochaine des masques qu’elle avait demandés. 

«Quand on a reçu les masques, ce n’était plus 5000 que la Ville voulait avoir, c’était 15 000. On s’est alors intéressés à la vente de masques et rapidement, notre carnet de commandes a atteint les 50 000 masques. Et avant même qu’ils arrivent au Québec, on était back order de 50 000. Plusieurs de nos clients corporatifs comme Cascade, Agnico Eagle et Bombardier produits récréatifs nous en avaient demandé.»

COVID-19: trois à quatre fois plus de tests effectués dans l’Est ontarien

Est ontarien

COVID-19: trois à quatre fois plus de tests effectués dans l’Est ontarien

Le Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO) a affirmé mardi avoir déjà noté une augmentation significative du nombre d’examens de dépistage effectués dans ses cliniques au lendemain de l’ouverture des centres à toute la population.

Depuis lundi, le BSEO a fait passer trois à quatre fois plus de tests de dépistage de la COVID-19 dans ses six centres de dépistage. À titre d’exemple, le centre de dépistage de Hawkesbury a effectué 77 examens alors que le nombre moyen se chiffre habituellement entre 18 à 20 tests quotidiennement. La clinique de dépistage de Cornwall a effectué quant à elle 68 tests, alors que sa moyenne se situe à environ 23 tests et la clinique de Casselman, dont la moyenne quotidienne se situe entre 17 et 25 tests, a pu compléter 103 examens en une seule journée. «C’est remarquable», ajoute le Dr Paul Roumeliotis, médecin hygiéniste au BSEO.

Centres commerciaux: plus rien ne sera comme avant

Consommation

Centres commerciaux: plus rien ne sera comme avant

Le plaisir de magasiner dans un centre commercial risque d’être émoussé, quand on prend connaissance de la longue liste des consignes sanitaires qui seront désormais en vigueur.

Dès le 1er juin, les clients pourront recommencer à fréquenter leur centre commercial préféré, sauf dans la grande région de Montréal et Joliette. Pour ces régions, la date demeure inconnue.

Le gouvernement va attendre de voir si les clients font preuve de discipline en région avant de fixer une date pour Montréal et Joliette.

La liste des consignes à observer désormais dans les centres commerciaux, rendue publique mardi par le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, inclut «des vérifications quotidiennes que chaque commerçant et chaque propriétaire de centres commerciaux doivent respecter».

Quelques exemples :

- Le nombre de clients présents dans chaque commerce et dans l’ensemble du centre commercial sera limité.

- Des cloisons pleines seront installées aux caisses, aux kiosques d’information et aux comptoirs des restaurants, qui n’offriront que des mets pour emporter. Pas question de s’asseoir au resto entre deux virées dans les boutiques.

- On recommande d’offrir un sens de circulation unique.

- La distanciation de deux mètres devra être respectée partout. Au besoin, des agents de sécurité se chargeront de rappeler à l’ordre les clients, qui seront invités à «limiter la durée des visites».

- Les clients qui présentent des symptômes apparentés au virus de la COVID-19 seront invités à quitter les lieux.

- Le port du masque sera «fortement recommandé pour tous les clients», a indiqué le ministre, en point de presse.

Restaurants : plus tard

Il est encore trop tôt, par ailleurs, pour réserver une table au restaurant.

Le gouvernement n’est toujours pas prêt à fixer une date de réouverture des restaurants et terrasses, même si le ministre Fitzgibbon dit subir «des pressions très fortes» pour donner le feu vert.

Le ministre a jugé par ailleurs «inacceptable» d’apprendre que des restaurateurs reçoivent des avis d’éviction pour non-paiement de loyer durant la crise pandémique.

Il a dit vouloir suspendre cette procédure durant la crise sanitaire, grâce à l’adoption prochaine d’un règlement.

Le ministre note aussi que les restaurateurs ont fait «un travail extraordinaire de proposer des protocoles [de réaménagement des lieux] qui sont maintenant évalués par la Santé publique».

On s’attend également à ce que le gouvernement annonce mercredi l’ouverture prochaine des terrains de camping.

COVID-19: une vingtaine de cas à la phase 2 des Résidences de la Gappe

COVID-19

COVID-19: une vingtaine de cas à la phase 2 des Résidences de la Gappe

Une vingtaine des quelque 120 résidents de la phase 2 des Résidences de la Gappe ont reçu un diagnostic de COVID-19, une situation ayant mené au déploiement d'employés supplémentaires du réseau public dans cette ressource intermédiaire.

La Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) a annoncé mardi qu’il y a eu jusqu’à présent 25 cas confirmés de COVID-19 chez les usagers hébergés dans la phase 2 des Résidence de la Gappe, en incluant un décès.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) a annoncé mardi qu'il y a eu jusqu'à présent 25 cas confirmés de COVID-19 chez les usagers hébergés dans la phase 2 des Résidences de la Gappe, en incluant un décès.

En tant que résidence intermédiaire, cette phase accueille présentement 126 personnes qui y sont confiées par le CISSSO. À la mi-mai, seulement deux cas d'infection au nouveau coronavirus y avaient été confirmés.

La présidente-directrice générale du CISSSO, Josée Filion, a affirmé en point de presse que de nombreuses mesures sont en place «pour s'assurer que les soins et services qui sont offerts dans le milieu sont sécuritaires et de qualité», tout en assurant avoir «un excellent lien de collaboration» avec l'entreprise propriétaire de la résidence.

Moins de 300 nouveaux cas en Ontario, mais pas assez de tests

COVID-19

Moins de 300 nouveaux cas en Ontario, mais pas assez de tests

L’Ontario a fait le compte de 287 nouveaux cas de COVID-19 entre lundi et mardi. C’est la première fois en 16 jours que la province enregistre moins de 300 nouveaux cas, et la première fois en six jours que ce nombre était sous la barre de 400.

Mais les nouvelles quant au dépistage n’étaient pas aussi encourageantes, mardi. Seuls 9 875 tests ont été effectués lundi, malgré la cible provinciale des 16 000 tests quotidiens. Les laboratoires de la province ont la capacité d’analyser 20 000 tests par jour.

En Chine, le boom des masques inquiète... les fabricants de couches

Monde

En Chine, le boom des masques inquiète... les fabricants de couches

PÉKIN — En Chine, la course à la fabrication de masques en pleine pandémie de COVID-19 a fait s’envoler le prix des matières premières et pénalise le secteur des produits d’hygiène, notamment... des couches pour bébé.

Le nouveau coronavirus a été détecté fin 2019 dans la ville de Wuhan (centre). Dans la foulée, le pays s’est lancé dans un effort de guerre pour produire suffisamment de masques pour le personnel médical et protéger son 1,4 milliard d’habitants.

Constructeurs automobiles, fabricants d’électronique ou de textile ont notamment été appelés à la rescousse et ont transformé à la hâte leurs lignes de production.

Mais à mesure que la Chine a produit plus de masques, ce marché est devenu très lucratif et le prix des matières premières s’est envolé. En particulier celui du textile non-tissé indispensable au filtrage des masques.

La flambée des prix de ce matériau, présent dans bon nombre de produits d’hygiène, menace directement la survie des producteurs de couches pour bébé, de serviettes hygiéniques ou de lingettes désinfectantes humides.

«On a les capacités de production, mais les coûts sont (à présent) extrêmement élevés», soupire Huang Tenglong, dont l’entreprise basée dans la province du Fujian (est) produit des couches.

«En janvier, la matière première était à environ 13 000 yuans la tonne [2500 $]. Mais le prix est passé à 140 000 ou 150 000 yuans [30 000 $]» le mois dernier au moment où la demande de masques explosait à l’étranger, selon M. Huang.

«Pas tenir»

Et la situation ne devrait pas s’arranger de sitôt alors que la pandémie continue de faire des ravages sur la planète, où plus de 344 000 morts ont déjà été recensés.

Pour sa fabrication, une couche nécessite plus de matière qu’un masque.

Résultat, «beaucoup de petits producteurs ne peuvent pas tenir» financièrement, en particulier ceux qui fabriquent des serviettes hygiéniques, regrette un concurrent, Lin Yanting, à la tête de l’usine de couches DaddyBaby.

Dans ces conditions, «je ne fais des bénéfices que si j’utilise la matière pour des masques», explique à l’AFP celui qui s’est résolu à exploiter ce créneau du fait de l’épidémie.

Selon la presse chinoise, quelque 19 000 entreprises en Chine se sont lancées dans la production ou la commercialisation de masques après la mise en quarantaine de la ville de Wuhan et sa région fin janvier.

Problèmes de transport 

Certains producteurs ont pensé à s’approvisionner en matières premières à l’étranger en espérant réduire les coûts. C’est l’option envisagée un temps par Shen Shengyuan, le directeur général adjoint de New Yifa Group, un autre fabricant de couches de la province manufacturière du Guangdong (sud).

Mais les problèmes de transport affectent la logistique et allongent les délais d’expédition. Et M. Shen a finalement renoncé.

Aujourd’hui, il dit n’être «pas en mesure de produire» pour honorer les commandes de ses clients, dont la moitié sont basés à l’étranger.

Pour rester dans ses frais, Huang Tenglong, qui emploie environ 400 personnes, a réduit de moitié sa production de couches et de serviettes humides, augmenté ses prix de 20% et resserré sa gamme de produits.

Mais du coup, ses clients commandent moins ou ne le font plus du tout.

«J’espère que la pandémie sera bientôt terminée», soupire-t-il.

Car au final «on risque de perdre notre activité principale», les produits d’hygiène, s’inquiète le chef d’entreprise qui reconnaît toutefois «produire plus d’équipements de protection».

Les «premiers cas connus» de transmission de la COVID de l’animal vers l’homme?

Monde

Les «premiers cas connus» de transmission de la COVID de l’animal vers l’homme?

GENÉVE — L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué mardi que les cas probables de contamination de Néerlandais par des visons pourrait être les «premiers cas connus de transmission» du nouveau coronavirus de l’animal à l’homme.

Après l’annonce d’un premier cas «plausible» la semaine dernière, les autorités néerlandaises ont estimé lundi «très probable» qu’un deuxième employé d’un élevage de visons aux Pays-Bas ait contracté le virus à l’origine de la pandémie de COVID-19 via les petits mammifères.

L’OMS a indiqué s’être mis en contact avec les chercheurs néerlandais qui enquêtent sur le sujet, soulignant qu’«à ce jour, il pourrait y avoir au moins trois cas».

«Il s’agirait des premiers cas connus de transmission de l’animal à l’homme», a indiqué l’organisation spécialisée dans un courriel à l’AFP.

«Mais nous continuons à recueillir et à examiner d’autres données pour comprendre si les animaux, et les animaux de compagnie, peuvent propager la maladie», a-t-elle ajouté.

La pandémie de COVID-19 a fait près de 350 000 morts dans le monde depuis son apparition en décembre dans la région de Wuhan en Chine.

Les travaux des chercheurs de l’Institut de virologie de Wuhan ont démontré que la séquence du génome du nouveau coronavirus est à 80 % similaire à celle du SRAS, à l’origine d’une précédente épidémie en 2002-2003, et 96 % à celle d’un coronavirus de chauve-souris.

Pièce manquante

La grande majorité des chercheurs s’accordent ainsi à dire que le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 — à l’origine de la pandémie — est sans doute né chez la chauve-souris, mais les scientifiques pensent qu’il est passé par une autre espèce, pas encore connue, avant de se transmettre à l’homme.

C’est cette pièce du puzzle que la communauté scientifique internationale et l’OMS espère découvrir afin de mieux comprendre ce qui s’est passé, pour mieux cibler les pratiques à risques et éviter une nouvelle pandémie.

Le débat sur l’origine du virus a également des répercussions diplomatiques, les États-Unis accusant le laboratoire chinois, à Wuhan, d’être à l’origine du coronavirus ce que dément Pékin.

La Chine s’est dite dimanche «prête» à une coopération internationale afin d’identifier la source du nouveau coronavirus, une coopération qui devra s’abstenir de toute «ingérence politique».

À Genève, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué lundi que la discussion sur «l’origine du virus n’est pas vraiment nouvelle», et que Pékin et l’OMS s’étaient «mis d’accord» au début de l’épidémie sur la nécessité d’enquêter sur son origine.

«Ce n’est pas nouveau, la discussion a déjà commencé et il y avait déjà un accord», a souligné M. Tedros.

Voyages sportifs: le rêve de la NFL à l'automne

Sports

Voyages sportifs: le rêve de la NFL à l'automne

Cinquante personnes assises dans un autobus pour un périple de centaines de kilomètres vers une chambre d’hôtel aux États-Unis où pourraient loger deux, trois ou quatre d’entre elles pendant une nuit en prévision d’un rassemblement de 50 000, 60 000 ou même 70 000 spectateurs dans une enceinte sportive. Réalisable? Aujourd’hui, certainement pas. En septembre ou quelque part en octobre, peut-être, souhaitent de tout cœur un certain nombre de Québécois.

Éric Grenier et Sébastien Julien sont de ceux-là. Les deux hommes d’affaires de Québec gardent espoir de permettre à de fervents amateurs de football de concrétiser cet objectif entre le 13 septembre et le 3 janvier grâce à Rêve sportif, qui organise de nombreuses sorties pour voir du hockey, baseball, football et basketball.

Grenier le souhaite d’abord pour ses clients, pour qu’ils se défoulent et se détachent des tracas de la vie quotidienne pendant une fin de semaine. Mais aussi, bien évidemment, pour son bien-être et celui de son partenaire d’affaires, car l’entreprise qu’ils ont fondée en 2006 n’est pas un simple à-côté, mais leur gagne-pain auquel ils consacrent 50 heures par semaine, estime-t-il.

Ils gardent espoir malgré la pandémie de la COVID-19 qui a charcuté les calendriers de quatre des cinq grandes ligues professionnelles en Amérique du Nord. Pour l’instant, la NFL est l’exception à la règle.

La pandémie a aussi forcé l’annulation ou le report de prestigieuses manifestations sportives partout sur la planète et laisse encore planer de sérieux doutes sur la tenue d’événements sportifs en présence de spectateurs lors des mois à venir. Si jamais ils ont lieu.

«Nous sommes réalistes. Nous savons qu’il est possible qu’il n’y ait pas de spectateurs, qu’il n’y ait pas de matchs, que ça soit repoussé. Mais quand ça va repartir, nous serons là, c’est sûr et certain. Ce sera un plaisir d’être présents au premier match avec spectateurs peu importe le sport», lance Grenier.

La trêve des activités de la NBA, le 11 mars, de la LNH, le lendemain, ainsi que le report du calendrier du Baseball majeur à une date indéterminée ont forcé les deux hommes à annuler 11 voyages prévus entre la mi-mars et le début de juillet et à rembourser tous leurs clients. Ce processus s’est complété sans problème, assure Grenier, dont l’entreprise n’a pas de frais fixes imposants à assumer, note-t-il.

Pour l’instant, six voyages de baseball demeurent au calendrier, entre le 24 juillet et le 7 septembre. Le programme inclut des duels entre les Red Sox de Boston et les Yankees de New York, dans chacune des deux villes, et un périple qui doit combiner des escales à Pittsburgh, Cleveland et Detroit, du 31 juillet au 2 août auquel se sont engagées 85 personnes, selon les chiffres fournis par l’entreprise.

Situation fragile

Grenier est bien conscient de la fragilité de ces voyages, dans un contexte où le Baseball majeur n’est toujours pas en mesure d’annoncer à quoi ressemblera la saison 2020, si jamais elle va de l’avant. Cela ne l’a pas dissuadé d’offrir à compter du 14 mai un calendrier, qu’il qualifie de conservateur, de 25 voyages de football.

Comment offrir aux citoyens des espaces fraîcheur en ces temps de pandémie?

COVID-19

Comment offrir aux citoyens des espaces fraîcheur en ces temps de pandémie?

La canicule qui envahit le Québec et l’Ontario cette semaine obligera les grandes villes à repenser la façon dont elles offraient jusqu’ici des espaces de fraîcheur en cette ère de distanciation et de confinement.

Les bibliothèques, les cinémas, les centres communautaires et les piscines, où les résidents pouvaient habituellement se rafraîchir, sont actuellement fermés en raison des restrictions de santé publique liées à la COVID-19. Or, les températures devraient dépasser les 30°C pendant quelques jours cette semaine, sans compter l’indice humidex.

À Toronto, où des centaines de ces espaces avaient été identifiés l’an dernier pour protéger la population vulnérable contre la canicule, la Ville a annoncé que six centres de refroidissement d’urgence seront ouverts dans la métropole. Ces centres sont présentés comme une solution de «dernier recours» pour les résidents qui n’ont pas accès à un peu de fraîcheur, car des protocoles stricts de prévention et de contrôle des infections y seront mis en place.

La Ville de Toronto indique que plus d’espaces seront désignés comme «centres de refroidissement d’urgence» dès qu’elle annoncera sa stratégie complète et ajustée de mitigation de la chaleur.

Environnement Canada a publié un avertissement de chaleur pour la majeure partie du Québec et une grande partie du sud et de l’est de l’Ontario. Dans la région de Montréal, par exemple, les températures maximales pourraient atteindre entre 30 et 33 degrés mardi, avec un indice humidex de 37 à 39. Pour mercredi, une augmentation du taux d’humidité et des températures entre 30 et 33 degrés occasionnera des valeurs d’humidex de plus de 40, prévoit-on.

Environnement Canada rappelle que les risques sont plus grands pour les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées, les personnes souffrant de maladies chroniques et celles qui travaillent ou font de l’exercice à l’extérieur.

Les citoyens des grandes villes chercheront désespérément la fraîcheur, mais les résidents des centres de soins de longue durée n’auront pas la chance de se déplacer. Le manque de climatisation dans la grande majorité des CHSLD du Québec préoccupait déjà le gouvernement. Ces établissements offraient en temps normal des îlots de fraîcheur, mais la distanciation rend cette solution difficilement applicable aujourd’hui.

«À court terme, on se fait un peu prendre avec une canicule au mois de mai, ce n’est quand même pas très très fréquent, mais on a un plan qui devait se déployer au mois de juin pour même ajouter des unités additionnelles de climatisation et on va le devancer, on va l’accélérer», a promis lundi la ministre de la Santé, Danielle McCann.

La LNH dévoile son plan de relance

Hockey

La LNH dévoile son plan de relance

La LNH disputera un tournoi à 24 équipes si les autorités permettent la reprise des activités, a annoncé le commissaire Gary Bettman lors du dévoilement du plan de relance, mardi.

La décision reviendra aux autorités sanitaires des États-Unis et du Canada, a toutefois souligné mardi le commissaire, Gary Bettman, lors du dévoilement du plan de relance, une opération qui coûtera des dizaines de millions de dollars à la ligue.

La LNH espère lancer la phase 2 de son projet de relance en juin. Les joueurs pourront alors accéder aux centres d’entraînement sur une base volontaire et participer à des entraînements en groupe d’un maximum de six joueurs. La phase 3 concerne la présentation des camps, qui n’aurait pas lieu avant le 1er juillet, et la phase 4, le début du tournoi.

Les quatre meilleures équipes de chaque association disputeraient alors un tournoi rotation pour déterminer leur classement. Les huit autres équipes qualifiées dans chaque association joueraient une série au meilleur de cinq matchs pour compléter le portrait des 16 équipes qui participeraient ensuite aux séries éliminatoires.

À l'écoute des joueurs

En plus des autorités gouvernementales, les joueurs auront leur mot à dire sur la reprise des activités.

«Nous serons à l’écoute des joueurs au sujet du temps dont ils ont besoin pour retrouver la forme, a noté le commissaire. Si les joueurs nous disent qu’ils n’ont besoin que de deux semaines de camp, nous pourrions jouer à la fin de juillet. S’ils ont besoin de plus de temps, nous commencerons au début d’août.»

La présentation des matchs se ferait dans deux villes choisies parmi Chicago, Columbus, Dallas, Edmonton, Las Vegas, Los Angeles, Minneapolis/St. Paul, Pittsburgh, Toronto et Vancouver. Une ville sera choisie pour l’Association de l’Est et une pour l’Association de l’Ouest.

Pour que des villes canadiennes soient retenues, il faudra toutefois que la quarantaine obligatoire imposée par le gouvernement canadien aux personnes arrivant au pays soit levée.

«Si nos joueurs doivent se soumettre à une période d’isolement volontaire, nous ne serions pas en mesure d’utiliser aucune des villes canadiennes comme pôle de présentation de matchs, a affirmé le commissaire adjoint, Bill Daly. Nous tentons de trouver une solution pour nous permettre de considérer ces villes. Souhaitons que nous le pourrons.

«Nous sommes en constantes discussions à ce sujet avec différents intervenants au sein du gouvernement canadien à ce sujet, mais nous n’avons pas de réponse pour le moment.»

Québec donne le feu vert à un prêt de 280 M$ au Cirque du Soleil

Affaires

Québec donne le feu vert à un prêt de 280 M$ au Cirque du Soleil

Québec vient à la rescousse du Cirque du Soleil en lui offrant un prêt de 280 millions $CAN — accompagné d’une disposition lui permettant d’éventuellement acquérir l’entreprise de divertissement — si la restructuration proposée par les actionnaires actuels se concrétise.

Une entente est intervenue entre Investissement Québec (IQ), le bras financier du gouvernement québécois, et les actionnaires existants, soit le fonds d’investissement texan TPG Capital, la firme chinoise Fosun et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CPDQ).

«Dans les circonstances, c’est une très belle transaction, a affirmé le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, mardi, en effectuant l’annonce dans le cadre d’une mêlée de presse qui portait sur la réouverture des centres commerciaux. La raison pour laquelle nous avons supporté les actionnaires existants, c’est que nous voulions ancrer la reprise du Cirque au Québec. Un jour, le Cirque va redevenir détention québécoise.»

En plus d’étudier tous les scénarios, y compris celui où elle se placerait à l’abri de ses créanciers, la compagnie a commencé ses démarches afin de dénicher un investisseur ou un acquéreur, ou de renégocier une autre injection de capitaux auprès de ses propriétaires actuels.

Le prêt sera exécutoire seulement si c’est le plan de relance des actionnaires actuels qui est retenu, a expliqué M. Fitzgibbon. Ainsi, si un nouvel acquéreur n’avait pas besoin d’un coup de pouce gouvernemental, l’argent ne serait pas versé.

«Si, dans le processus, d’autres actionnaires [devaient acquérir] le Cirque, cet argent-là [le 280 millions $] pourrait aussi être disponible», a toutefois signalé le ministre.

L’excès d’alcool influencé par l’âge et la situation financière 

Santé

L’excès d’alcool influencé par l’âge et la situation financière 

TORONTO - Un récent sondage auprès d’environ 1000 Canadiens suggère que la consommation excessive d’alcool est plus élevée chez les jeunes et les personnes préoccupées par leurs finances personnelles en raison de la pandémie.

L’enquête réalisée entre le 8 et le 12 mai et commandée par le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CTSM) montre que près de 30 % des personnes âgées de 18 à 39 ans ont déclaré avoir consommé une grande quantité d’alcool de façon épisodique au moins une fois au cours de la semaine précédente.

Un rapport de Statistique Canada en 2018 a rapporté des données similaires, affirmant que la proportion la plus élevée de consommation excessive d’alcool était chez les 18 à 34 ans, avec près de 29 % des personnes de ce groupe d’âge déclarant une consommation excessive d’alcool.

Dans l’enquête du CTSM, menée par la firme Delvinia, près de 24 % du nombre total de répondants ont signalé une consommation épisodique excessive, ou une consommation excessive d’alcool, considérée comme quatre verres ou plus en une seule occasion pour les femmes, et cinq verres ou plus pour les hommes.

Ceux qui sont très inquiets de l’impact de la COVID-19 sur leurs finances personnelles étaient plus susceptibles de déclarer une consommation excessive d’alcool à 28 %, que ceux qui étaient «quelque peu inquiets» à 25 %.

Les chercheurs du centre disent que les résultats du récent sondage en ligne auprès de Canadiens anglophones ne peuvent être attribués à la COVID-19 et que les participants n’ont pas été interrogés sur leur consommation d’alcool avant la pandémie.

La Dre Hayley Hamilton, scientifique principale à l’Institut de recherche sur les politiques de santé mentale du centre, a dit qu’il était probable que les jeunes répondants au sondage avaient des problèmes préexistants liés à l’alcool compte tenu des résultats antérieurs liés à leur groupe d’âge.

Mais elle a déclaré que l’alcool peut être utilisé comme mécanisme d’adaptation pour ceux dont la carrière a pu être mise à l’écart en raison de la pandémie, créant une incertitude sans précédent quant à leurs perspectives de travail.

Elle a dit que l’impact sur leur vie sociale, avec l’annulation d’activités telles des concerts, pourrait également être un facteur pour ceux qui peuvent être seuls et boire davantage.

Cependant, elle a dit qu’il est important qu’une personne qui gère la situation en buvant à l’excès demande de l’aide.

«Si la consommation excessive d’alcool continue, il y a de plus grandes inquiétudes à cause de tous les méfaits associés à l’alcool. Et nous devons penser à ces méfaits lorsque nous aurons traversé la pandémie.»

La Dre Leslie Buckley, chef des toxicomanies du centre, a déclaré que bien que l’on ne sache pas si la consommation d’alcool des participants à l’enquête a changé pendant la COVID-19, on pourrait supposer qu’elle se déroule seul(e) à la maison, conformément aux restrictions physiques.

Elle a dit que cela pourrait être problématique pour ceux qui sont également au chômage.

«Quelqu’un qui ne travaille pas a des week-ends de sept jours et peut avoir des difficultés à structurer son temps», a-t-elle déclaré.

Selon l’enquête, qui a une marge d’erreur de plus ou moins 3,1 points de pourcentage, les femmes, les parents et les jeunes adultes sont plus susceptibles de se sentir anxieux et déprimés pendant la pandémie.

Selon le sondage, les travailleurs de la santé et ceux qui ont un emploi qui les expose à un risque plus élevé de contracter la COVID-19 sont plus susceptibles de se sentir seuls que les autres groupes.

Il est aussi suggéré que ceux qui sont passés au travail à domicile sont plus susceptibles d’avoir un niveau d’anxiété modéré à sévère que les autres.

Camping et Cirque du Soleil: du petit et du grand déconfinement

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Camping et Cirque du Soleil: du petit et du grand déconfinement

Les campings devraient rouvrir lundi prochain, le 1er juin. On en saura plus mercredi. Mais la question a pris mardi presque autant d’importance que le prêt pouvant atteindre 275 millions $ payé au Cirque du Soleil par le gouvernement Legault.

Le ministre de l’Économie et de l’Innovation du Québec, Pierre Fitzgibbon, avait un programme chargé pour son point de presse d’à peine une vingtaine de minutes, mardi, avant la séance parlementaire de l’après-midi.

L’annonce de la réouverture des campings, de certains lieux d’hébergement touristique et de «certaines activités touristiques ciblées», comme les pourvoiries et les marinas, doit se faire mercredi après-midi par la ministre du Tourisme, Caroline Proulx. Les amateurs de camping se sont exprimés haut et fort, depuis quelques semaines.

La nouvelle a été coulée à un média dès mardi. Sauf que des courriels contenant l’information sur l’annonce ont aussi été expédiés par erreur à un média concurrent avant le moment entendu de publication!

Les cadres de cette nouvelle étape de déconfinement demeurent donc flous. Les régions incluses et les consignes imposées ne sont pas encore connues officiellement.

Le tableau de déconfinement publié lundi par le gouvernement du Québec mentionne «hébergement, camping et activités touristiques ciblées phase 1» comme dernier élément à rouvrir pour la date du 1er juin. Reste à savoir si la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et la MRC de Joliette seront ou non exclues de cette réouverture partielle ou complète. La mention de «phase 1» s’avère jusqu’ici une indication d’exclusion de la CMM et de Joliette.

«Cette fois-ci, pas d’excuses acceptables pour expliquer les décès évitables», estime Gabriel Nadeau-Dubois 

Politique

«Cette fois-ci, pas d’excuses acceptables pour expliquer les décès évitables», estime Gabriel Nadeau-Dubois 

«C’est comme si, le virus, c’est notre adversaire puis c’est un boxeur. On n’a pas vu venir le premier coup et on a tous été sonnés collectivement, le gouvernement comme les citoyens, citoyennes. Là, pour le deuxième coup, on ne pourra pas dire qu’on ne l’a pas vu venir.»

Les partis de l’opposition étaient de retour au parlement de Québec, mardi, avec la reprise des travaux parlementaires pour trois semaines à l’Assemblée nationale.

Québec solidaire veut que le gouvernement Legault rende public son plan pour la deuxième vague de contagion, et au plus vite.

«Ce que les experts nous disent, c’est que, la deuxième vague, ce n’est pas une question de si, c’est une question de quand. Et cette fois-ci, il n’y aura pas d’excuses acceptables pour expliquer les décès évitables», a affirmé Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de QS, en point de presse.

M. Nadeau-Dubois compare la lutte contre le virus à un combat de boxe. «Les experts nous disent que le deuxième coup, il y a d’excellentes chances qu’il s’en vienne dans les prochains mois. Donc là, il faut se préparer. On ne pourra pas dire une deuxième fois qu’on a été surpris. C’est aussi simple que ça. Ça fait que l’objectif, ce n’est pas de faire peur au monde, mais c’est de dire : ne soyons pas surpris une deuxième fois, ce serait tragique.»

Nommer les morts

Au Parti québécois, on s’attarde surtout au présent. «Il est temps d’avoir une reddition de comptes en bonne et due forme. Le Parti québécois va poser des questions importantes, des questions que se pose le public, sur la gestion actuelle de la crise. Pas sur la gestion des CHSLD des 30 dernières années, sur la gestion des 30 dernières heures! Ces décisions ont un impact majeur et contribuent, à bien des égards, à ce qu’on ait un des pires résultats dans le monde présentement», souligne le chef intérimaire du PQ, Pascal Bérubé.

Inspiré par la une du New York Times de dimanche où défilaient 1000 noms de victimes de la COVID-19, M. Bérubé propose de nommer chaque jour les Québécois qui succombent au coronavirus, avec l’accord des familles. 

«Il faudrait bien mettre des visages et des noms derrière ces décès, toutes les familles endeuillées aussi. C’est ça, la donnée qui est la plus importante. Tu sais, de se réjouir qu’on a atteint 14 000 tests... c’est juste normal, ce n’est pas une célébration, c’est une nécessité vitale pour le Québec. Alors, les 4000 décès, c’est lourd à porter. Et, moi, je ne veux jamais qu’on s’habitue à ces décès chaque jour.»

Un comité fixerait les ratios

Mené par sa nouvelle cheffe, Dominique Anglade, le Parti libéral pense de son côté au Québec d’après la pandémie. Critique en matière de santé pour le PLQ, le député André Fortin a déposé en après-midi un projet de loi visant à imposer un nombre de patients maximal (ratio) pour chaque travailleur de la santé, selon son poste.

Le projet de loi 594 propose la formation d’un comité de sept membres, avec des représentants des syndicats, des ordres professionnels et des directions d’hôpitaux et de CHSLD. Ce serait à eux de déterminer le nombre maximal de patients par infirmière, infirmière auxiliaire ou préposée aux bénéficiaires.

François Legault et la Coalition avenir Québec ne sont pas contre. Ils ont même voté en faveur du dépôt du projet de loi, et donc, de son étude éventuelle. Mais c’est mettre la charrue devant les bœufs, selon le premier ministre. Pourvoyons d’abord les 10 000 postes affichés toujours vacants, plaide-t-il.

«La seule proposition qu’a le Parti libéral du Québec, c’est de dire : il y a 10 000 postes affichés, actuellement, depuis des mois dans les CHSLD, on vous propose d’en afficher 20 000. Je n’ai rien contre l’idée, éventuellement, d’en afficher 20 000. Mais est-ce qu’on ne peut pas convenir que la priorité, c’est d’abord de combler les 10 000 postes?» a répondu en chambre M. Legault, qui célébrait mardi ses 63 ans.

25 ans de pain et de roses

Anniversaire plus marquant, c’était aussi le 25e anniversaire de la grande marche féministe Du pain et des roses. Le 26 mai 1995, 850 Québécoises ont entrepris un périple à pied de 10 jours sur 250 km pour manifester contre la pauvreté des femmes. De Montréal, de Longueuil et de Rivière-du-Loup jusqu’à l’Assemblée nationale.

Co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé était du trio d’organisatrices avec Françoise David, future fondatrice de QS, et Diane Matte.

Occasion parfaite pour que l’Assemblée nationale «reconnaisse que ce sont majoritairement des femmes qui oeuvrent avec dévouement dans les commerces et services essentiels, souvent dans des conditions difficiles, comme nous le rappelle la crise de la COVID-19», a souligné Mme Massé dans sa motion, ajoutant dans son allocution que 90 % des infirmières au Québec sont des femmes et 88 % des préposées aux bénéficiaires.

La cheffe du PLQ est allée plus loin en mettant en lumière que «la majorité des anges que nous remercions depuis le début de la pandémie sont des femmes souvent marginalisées, précarisées, épuisées, mais toujours résilientes. Plus que simplement remercier, pourrions-nous reconnaître que ce travail invisible des femmes est largement sous-valorisé?» a demandé Mme Anglade, dans son intervention sur le sujet.

Le premier ministre Legault a dit de son côté qu’«il faut s’inspirer de cette marche historique de 1995 et souhaiter à toutes les Québécoises plus de pain et plus de roses pour les prochaines années».

La séance de mardi après-midi à l’Assemblée réunissait 37 députés dans le Salon bleu.

COVID-19: l'Outaouais dépasse la barre des 500 cas confirmés

COVID-19

COVID-19: l'Outaouais dépasse la barre des 500 cas confirmés

L'Outaouais a franchi mardi la barre des 500 cas confirmés de COVID-19 depuis le début de la pandémie. La région doit maintenant affronter une vague de chaleur, avec toutes les contraintes découlant des directives de la santé publique pour limiter la propagation du virus.

Avec 11 nouveaux cas ayant été rapportés mardi, la région compte maintenant un total de 505 résidents ayant reçu un diagnostic de COVID-19 depuis le début de la crise.

Aucun des 70 nouveaux décès annoncés mardi pour l'ensemble du Québec n'est survenu en Outaouais, où la pandémie a jusqu'à présent fait 13 victimes.

Le Bloc québécois demande au Parti libéral de renoncer à la subvention salariale pour ses employés

Politique

Le Bloc québécois demande au Parti libéral de renoncer à la subvention salariale pour ses employés

OTTAWA — Le Bloc québécois demande au Parti libéral du Canada de renoncer à la subvention salariale pour payer ses employés. Mais cette demande ne s’appliquerait pas à tous les partis, fédéraux ou provinciaux, qui en ont fait la demande ou songent à en faire une.

En conférence de presse, mardi matin, le chef bloquiste Yves-François Blanchet s’est dit certain que les libéraux et les conservateurs «n’en ont pas besoin» en raison de leurs millions récoltés en dons.

Que les néo-démocrates ou les verts aient besoin de cette subvention, «c’est plus crédible», estime M. Blanchet.

Le chef bloquiste n’a pas voulu commenter le possible recours de son ancien parti, le Parti québécois, à la subvention salariale pour payer ses employés.

Sur la scène fédérale, le Bloc est le seul parti à ne pas avoir fait une demande pour bénéficier de cette aide d’Ottawa. Il n’estime pas non plus en avoir besoin.

Retour du Parlement

M. Blanchet s’en est également pris à l’entente faite entre les néo-démocrates et les libéraux pour le retour des travaux parlementaires, qui n’a toujours pas été adoptée aux Communes.

À son avis, c’est «un coup de cochon» de leur part et il les accuse de vouloir «fermer le Parlement» ni plus ni moins.

Le Bloc s’était exclu des négociations sur le retour du Parlement parce que les libéraux avaient refusé de donner suite à ses engagements sur les prestations d’urgence et les coûts fixes des petites entreprises.

COVID-19: Ottawa se penche sur le sort des demandeurs d’asile dans les CHSLD [VIDÉO]

COVID-19

COVID-19: Ottawa se penche sur le sort des demandeurs d’asile dans les CHSLD [VIDÉO]

Ottawa et Québec travaillent en collaboration pour améliorer le sort des demandeurs d’asile devenus des «héros» grâce à leur travail dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée.

Lors d’un point de presse devant sa résidence, mardi matin, le premier ministre Justin Trudeau a dit que son gouvernement était déjà à l’oeuvre pour «reconnaître ce travail et peut-être accélérer le processus» pour ces travailleurs qui sont parfois arrivés au pays de façon irrégulière.

«Je pense que les gens reconnaissent que les héros qui font un travail exceptionnel dans une situation extrêmement difficile devraient recevoir une certaine reconnaissance, mais nous avons un système d’immigration qui est robuste et rigoureux et complexe, et donc, le ministre de l’Immigration est en train de regarder attentivement quels seraient les détails d’une telle approche», a-t-il dit.

«C’est important de suivre ces processus, mais dans une situation exceptionnelle, on peut évidemment considérer des exceptions», a ajouté M. Trudeau.

La veille, le premier ministre du Québec, François Legault, a lui aussi demandé à son ministre de l’Immigration de se pencher là-dessus. Simon Jolin-Barrette doit «regarder les cas un par un» et voir s’il est possible de les qualifier comme immigrants et non pas comme réfugiés. M. Legault disait que c’est une façon de dire «merci» à ces «anges gardiens» qui veillent sur les aînés en ces temps de pandémie.

La vice-première ministre du Canada, Chrystia Freeland, a déclaré mardi qu’Ottawa et Québec travaillaient «en étroite collaboration» pour trouver des pistes de solutions.

Cette étroite collaboration ne s’est cependant pas transposée jusqu’à la Chambre des communes.

Pour la deuxième fois en autant de jours, les conservateurs ont refusé d’accorder leur soutien à une motion du Bloc québécois qui demandait de «prioriser et d’accélérer le traitement» du dossier des demandeurs d’asile et de leur famille «dans un souci de reconnaissance du travail accompli durant la crise sanitaire actuelle».

Subvention salariale

Questionné à ce sujet pour une deuxième journée consécutive, M. Trudeau a tenté de mettre un visage sur les employés politiques qui risquent de perdre leur emploi sans la subvention salariale.

«Dans les partis politiques, il y a des gens qui travaillent comme traducteurs, comme comptables, comme réceptionnistes. (...) Nous avons créé la subvention salariale pour aider ces gens-là à pouvoir garder le travail qu’ils ont au lieu d’être congédiés, possiblement par une baisse de revenus dans l’organisation», a-t-il dit.

Mais cette logique ne tient pas la route selon le chef bloquiste Yves-François Blanchet, qui est revenu à la charge, mardi, pour demander au Parti libéral du Canada en particulier de renoncer à la subvention salariale pour payer ses employés.

«Je suis sûr béton que les libéraux fédéraux n’en ont pas besoin et les conservateurs n’en ont pas besoin, comme je pense que le Bloc n’en a pas besoin et n’en aura pas besoin», a lancé le chef bloquiste.

Que les néo-démocrates ou les verts aient besoin de cette subvention, «c’est plus crédible», estime M. Blanchet. Il n’a cependant pas voulu commenter le possible recours de son ancien parti, le Parti québécois, à la subvention salariale pour payer ses employés.

Retour du Parlement

La motion proposant de réunir le comité COVID-19 à raison de quatre jours par semaine sous une formule hybride a été adoptée en début de soirée mardi. Cette formule serait en vigueur pour quatre mois. Comme prévu, le NPD a appuyé le gouvernement libéral permettant de gagner le vote 28-23 grâce aussi au soutien du Parti vert.

Le gouvernement s’était assuré de l’appui du NPD en promettant de négocier avec les provinces deux semaines de congés de maladie.

Le Parti conservateur et le Bloc québécois qui plaidaient en faveur d’un retour normal des activités à la Chambre des communes, avec un nombre réduit de députés, ont voté contre la motion.

«Ce qui se dessine présentement, c’est un «deal» entre le NPD et les libéraux pour fermer le Parlement», s’est indigné M. Blanchet, qui a qualifié la manoeuvre de «coup de cochon» de leur part.

COVID-19 dans les CHSLD: la protectrice du citoyen enquêtera

Santé

COVID-19 dans les CHSLD: la protectrice du citoyen enquêtera

La multiplication des décès et des foyers de contagion dans les milieux d’hébergement pour aînés inquiète la protectrice du citoyen, Marie Rinfret, qui fera la lumière sur la réponse du gouvernement et du réseau de la santé à la crise de la COVID-19 dans ces établissements.

«Alors que les CHSLD sont frappés de plein fouet par la COVID-19, le Protecteur du citoyen est très préoccupé par la situation des personnes âgées hébergées dans plusieurs milieux de vie collectifs, et s’inquiète des mesures prises pour assurer leur sécurité et leur bien-être. 

«La multiplication des décès et des foyers de contagion mène à des constats alarmants quant à la capacité des milieux d’hébergement à faire face à la pandémie dans un contexte où même les soins de base ne sont pas toujours assurés», peut-on lire dans un communiqué diffusé mardi matin par le bureau du Protecteur du citoyen.

Dans une déclaration écrite, Marie Rinfret rappelle que «la crise actuelle se déroule dans des milieux de vie collectifs déjà fragilisés et où se manifestent des problèmes connus et souvent dénoncés par le Protecteur du citoyen». 

Parmi ces problèmes: un manque criant de personnel, des conditions de travail difficiles en raison de cette pénurie, un fort taux de roulement des préposés aux bénéficiaires et un suivi insuffisant des milieux privés par le réseau public, énumère la protectrice du citoyen.

L’enquête systémique permettra notamment d’identifier les améliorations requises dans les milieux de vie collectifs pour aînés, en fonction du déroulement de la crise et des fragilités déjà connues, de même que les mesures à mettre en place afin de mieux faire face à une situation pandémique future ou à toute autre crise majeure similaire.

Pour Marie Rinfret, le Québec doit offrir «en tout temps» des services qui répondent aux besoins de ses aînés. 

«Il a aussi l’obligation de mieux se préparer à faire face à d’éventuelles crises de l’envergure de celle que nous vivons afin de protéger les droits des citoyens et des citoyennes qui ont bâti le Québec et qui continuent de faire partie de ce qu’il devient et de ce que nous devenons», souligne la protectrice du citoyen. 

L’enquête devrait être complétée pour l’automne 2021, mais un rapport d’étape sera déposé l’automne prochain.


Les parcs peuvent-ils être sécuritaires dans les quartiers très peuplés?

Actualités

Les parcs peuvent-ils être sécuritaires dans les quartiers très peuplés?

Des urbanistes de tout le pays n’ont pas été surpris par les images qu’ils ont vues samedi d’un parc public bondé dans un quartier du centre de Toronto.

Ces experts n’approuvent pas ce rassemblement de milliers de jeunes adultes qui semblaient défier les mesures de distanciation physique par un après-midi ensoleillé. Mais ils pouvaient comprendre leur comportement - dans une certaine mesure.

Nina-Marie Lister, directrice du programme d’études supérieures en urbanisme à l’Université Ryerson de Toronto, explique que les scènes du parc Trinity Bellwoods illustrent à quel point nous avons besoin d’espaces verts dans les villes peuplées, surtout maintenant, pendant une pandémie mondiale.

«Peut-être que la meilleure chose que nous puissions dire, ou la chose la plus gentille que nous puissions dire, est que les gens ont désespérément envie de sortir, a indiqué Mme Lister. Ils cherchent désespérément un endroit où aller au centre-ville de Toronto.»

«Et dans les endroits où la densité est élevée et où les gens vivent principalement dans des condos, ils sont susceptibles de se rassembler dans un nombre limité d’espaces.»

Mme Lister a admis que les photos du parc bondé qu’elle avait vues sur les réseaux sociaux étaient «très bouleversantes» et qu’il était «regrettable de voir un comportement aussi dangereux».

Mais tant que les parcs publics demeurent l’une des rares options disponibles pour que les gens puissent profiter du plein air dans une ville densément peuplée, ils vont être bondés.

Le défi est alors d’apprendre à les utiliser en toute sécurité.

«Nous ne pouvons pas reprocher aux gens de sortir alors que c’est la plus belle journée de l’année, mais nous devons simplement les responsabiliser un peu plus», a expliqué Jason Gilliland, directeur du programme de développement urbain de la Western University à Londo, en Ontario.

«Les gens viennent de passer 10 semaines à se faire dire ce qu’ils ne devaient pas faire. Et pour certains de ces jeunes vivant dans des condos bondés ou dans des unités plus petites, ils sont habitués à ce que le prolongement de leur cour arrière soit un café, un bar ou un restaurant, ou encore ce parc.»

M. Gilliland a indiqué qu’une option pour aider à assurer la distance physique dans un parc serait de peindre des lignes ou des cercles dans l’herbe - certains parcs de New York l’ont fait - afin que les gens puissent avoir une bulle visuelle à deux mètres des autres personnes.

Une autre solution à court terme consisterait à ouvrir davantage de routes aux piétons ou à convertir certains stationnements en espaces verts temporaires.

«Nous devons repenser les parcs, a avancé M. Gilliland. C’est un peu audacieux, mais peut-être que tout le domaine public, cet espace dans une ville qui est accessible au public - routes, trottoirs, essentiellement tout ce qui n’est pas une propriété privée - peut-être que nous pouvons commencer à penser à tout cela comme étant un espace de parc, comme un espace pour les êtres humains en ces temps.»

Mme Lister a suggéré une approche par zone temporelle, où les immeubles d’habitation voisins auraient leurs propres heures fixes pour utiliser un parc spécifique. Le déploiement de mesures pour faire des parcs un espace de promenade plutôt que de rassemblement pourrait également fonctionner.

Lawrence Frank, un expert en santé publique et en urbanisme à l’Université de la Colombie-Britannique, dit que les gens peuvent commencer à devenir plus téméraires à l’extérieur parce qu’ils savent que les risques d’exposition à de nouvelles gouttelettes de coronavirus sont plus faibles que dans un espace clos.

La création d’une «norme sociale», où il est entendu que les rassemblements en groupe ne sont pas acceptables, est une solution potentielle pour aider les gens à éviter les comportements à risque, a-t-il dit.

«Ce que nous ne voulons pas faire, c’est avoir une confiance excessive, se dire ‘oh je suis dehors donc c’est cool’, a expliqué M. Frank. Il faut qu’il y ait une conscience collective.»

«Nous devons voir cela de la même manière que si nous voyions quelqu’un jeter une bouteille par la fenêtre d’une voiture - ce n’est pas un comportement responsable, c’est nocif pour les autres.»

Alors que certains experts pensent que des amendes pourraient fonctionner, M. Frank dit que ce type de mesures serait difficile à réglementer. M. Gilliland a ajouté que les amendes devraient être infligées de manière égale, en veillant à ce que certaines communautés ne soient pas plus surveillées que d’autres.

Ce qui ne fonctionnerait pas serait de fermer complètement les espaces publics.

«Nous devons fournir des espaces verts, nous devons fournir des espaces ouverts et nous devons fournir aux gens des moyens d’utiliser ces espaces en toute sécurité avec les contraintes actuelles, a dit M. Frank. C’est notre responsabilité, sinon les problèmes de santé mentale vont empirer, d’autres maladies chroniques vont se développer.»

Mme Lister souligne qu’il y a beaucoup de preuves que les espaces verts ont des «avantages mentaux et physiques» clairs en réduisant le stress et en recentrant l’attention après des périodes de fatigue mentale, les deux pouvant être particulièrement nécessaires pendant la pandémie.

Elle dit que notre utilisation des parcs après leur réouverture en Ontario montre que nous devons mettre davantage l’accent sur les espaces verts à l’avenir.

39 militaires infectés dans des CHSLD du Québec et de l’Ontario

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39 militaires infectés dans des CHSLD du Québec et de l’Ontario

OTTAWA - Le premier ministre Justin Trudeau a indiqué mardi que les militaires continueraient de donner un coup de main dans des centres de soins de longue durée au Québec et en Ontario, alors qu’on apprend que 39 membres des Forces canadiennes y ont contracté la COVID-19. On en comptait 28 il y a moins d’une semaine.

Sur les 39 militaires atteints, 24 l’ont été dans des établissements au Québec et 15 en Ontario.

M. Trudeau a rappelé mardi que les premiers ministres du Québec et de l’Ontario avaient tous deux demandé à l’armée de prolonger leur déploiement dans les centres d’hébergement - et il compte accéder à leur requête.

Des militaires ont été déployés dans des foyers de soins de longue durée de ces deux provinces pour appuyer un personnel soignant dépassé par les nombreux cas de la maladie infectieuse. Les employés n’arrivaient pas à répondre aux besoins des résidents en raison de toutes les mesures de protection qu’ils doivent prendre, ou alors ils ont dû quitter le travail parce qu’ils étaient eux-mêmes malades.

Une grande partie de leurs tâches sont liées à l’alimentation des résidents et au déplacement et à l’entretien de l’équipement.

Lorsque l’armée a commencé à signaler le nombre de cas positifs, elle a indiqué qu’elle mettrait à jour les chiffres toutes les deux semaines; elle a révisé depuis ce plan pour dresser un nouveau bilan chaque jour.

Sondage: les Québécois confiants malgré la pandémie

Actualités

Sondage: les Québécois confiants malgré la pandémie

MONTRÉAL - Malgré le fait que le Québec compte de loin le plus grand nombre de cas et de décès liés à la COVID-19 au Canada, les Québécois ont moins peur de contracter le coronavirus, vivent moins de stress en sortant de la maison et estiment que leur santé mentale est en meilleure forme que les autres Canadiens.

C’est ce qui ressort de récents résultats d’un sondage mené par Léger et l’Association d’études canadiennes.

Le Québec a beau être la province où l’épidémie est la plus active, le taux de répondants québécois qui craignent d’être contaminés s’élève à 48 % contre une moyenne de 51 % ailleurs au Canada.

Cependant, en ce qui concerne les membres de leur famille, les répondants du Québec sont plus nombreux à s’inquiéter de les voir attraper la maladie, soit 63 %, contre 61 % des autres Canadiens.

Il semble également que le sombre bilan qui afflige la Belle province n’a pas eu le meilleur sur la santé mentale des Québécois. Invités à évaluer leur état d’esprit, 51 % des répondants du Québec ont assuré que leur santé mentale va «bien» contre une moyenne de 39 % dans le reste du pays.

Un constat qui s’explique peut-être par le niveau de stress que ressentent les citoyens face à la crise sanitaire. Lorsqu’on leur demande à quel point le fait de sortir de la maison leur fait vivre du stress, ce sont 44 % de répondants québécois qui disent en ressentir contre 53 % des répondants dans le reste du Canada.

De plus, avant même d’être sortis de cette première vague de l’épidémie, les Québécois s’affichent comme les moins inquiets à la perspective de devoir affronter une deuxième vague à l’automne. Ils sont 78 % de répondants à s’en inquiéter contre 89 % dans le reste du Canada.

Autre signe de leur sentiment de confiance, 75 % des répondants du Québec disent être tout à fait à l’aise de participer à un party piscine avec leurs amis dès que les mesures de confinement seront levées. Ailleurs au pays, il n’y a que 53 % de Canadiens qui se sentiraient confortables de faire la fête dans la piscine.

Méfiance des autorités

Alors que la crise s’étire, la méfiance s’installe face à la transparence des gouvernements et ce sont les Québécois qui semblent les plus suspicieux.

Si dans l’ensemble des autres provinces 47 % des répondants estiment que les gouvernements ne leur disent pas toute la vérité, c’est une forte majorité de Québécois qui doutent de la totale transparence de l’État.

Un taux de 60 % de répondants du Québec croit que les gouvernements leur cachent certaines choses par rapport à la situation réelle de la pandémie.

La méfiance entraîne d’ailleurs certaines personnes à tomber dans les extrêmes, selon les données du sondage, alors que les théories du complot comptent leurs adeptes au pays.

Les fausses informations qui circulent liant la technologie sans fil de cinquième génération, la 5G, à la propagation du virus ont contaminé 15 % de répondants canadiens, dont un sommet de 25 % de répondants dans les provinces de l’Atlantique. Le taux chute à 12 % au Québec.

Même constat en ce qui concerne les théories conspirationnistes autour de l’homme d’affaires Bill Gates, selon lesquelles le fondateur de Microsoft serait lié à la propagation du coronavirus. Un taux de 12 % de répondants canadiens disent y croire, dont 15 % dans les provinces de l’Atlantique et 10 % au Québec.

Respect des consignes

La méfiance grandissante de la population ne semble toutefois pas nuire au respect des consignes de prévention de la santé publique. Un taux de 50 % de répondants québécois affirment porter un masque en public, ce qui représente la deuxième plus forte proportion après l’Ontario à 51 %.

Parmi ceux qui disent porter le masque, 92 % des répondants du Québec affirment l’enfiler lorsqu’ils se rendent à l’épicerie; 86 % à la pharmacie; et 23 % au travail.

Dans ce dernier cas, il est important de souligner que 69 % des répondants ont indiqué que cette situation ne s’applique pas à eux, un symptôme du ralentissement de l’activité économique et du nombre important d’employés en mode télétravail.

Satisfaction générale

Paradoxalement, alors qu’on sent que la méfiance monte, le taux de satisfaction envers les gouvernements demeure élevé. Pas moins de 79 % des répondants québécois disent être satisfaits de la gestion de la crise par le gouvernement de François Legault et 69 % disent la même chose du gouvernement de Justin Trudeau.

Le premier ministre du Canada semble d’ailleurs avoir réussi le tour de force de rallier les partisans des partis d’opposition à travers le pays grâce à sa généreuse gestion de la crise qui a multiplié les programmes d’aide financière.

Lorsque l’on répartit le taux de satisfaction selon les intentions de vote parmi les répondants, le gouvernement Trudeau récolte l’appui de 92 % de libéraux, 81 % de néodémocrates, 59 % de bloquistes, 58 % de conservateurs et 68 % de verts.

C’est dans les maritimes que les taux de satisfaction envers les gouvernements provinciaux sont les plus élevés. Dans l’ordre, les gestions de crise les mieux appréciées sont celles de l’Île-du-Prince-Édouard (93 %), de Terre-Neuve-et-Labrador (86 %), de la Nouvelle-Écosse (85 %) et du Nouveau-Brunswick (84 %).

Un total de 1510 adultes canadiens a été interrogé dans le cadre de cette enquête, entre le 22 et le 25 mai. Puisque la méthode d’échantillonnage des répondants en ligne est non probabiliste, il n’est pas possible de mesurer la marge d’erreur.

Deux juristes prestigieuses se joignent à la direction de l’application COVI

Actualités

Deux juristes prestigieuses se joignent à la direction de l’application COVI

MONTRÉAL - Deux personnalités juridiques du Québec, les ex-juges Louise Arbour et Louise Otis, se joignent au projet d’application mobile COVI, une initiative d’intelligence artificielle récemment lancée afin de contribuer à la lutte à la propagation de la COVID-19.

Développée par l’Institut québécois d’intelligence artificielle (MILA), l’application pour téléphones intelligents permet de recueillir et de colliger en réseau des informations sur d’autres personnes, ce qui, croit-on, aidera à calculer la probabilité d’être infecté par le coronavirus. L’Institut croit que les vertus de cette application pourront faciliter une levée sécuritaire des mesures de distanciation sociale par les autorités.

L’initiative a toutefois soulevé des interrogations sur le respect de la vie privée des gens.

À ce sujet, COVI Canada s’engage à ce que les données recueillies ne soient jamais utilisées à des fins commerciales ni vendues à des entreprises privées. Les données ne pourront pas non plus être puisées pour des fins de surveillance; elles seront stockées au Canada et supprimées régulièrement, promet-on.

Louise Arbour, qui agit à titre de présidente honoraire de COVI Canada, a acquis la conviction que le modèle de gouvernance a été construit autour des valeurs fondamentales de responsabilité et de transparence.

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Un vaccin à base d’ADN semble efficace

Santé

Un vaccin à base d’ADN semble efficace

MONTRÉAL - Un vaccin à base d’ADN semble avoir protégé des macaques rhésus d’une infection par le coronavirus.

Des vaccins de ce genre stimulent les cellules à produire un pathogène ou ses composantes, suscitant une réponse immunitaire.

Des chercheurs de Harvard ont développé six vaccins à partir de la protéine de spicule du SRAS-CoV-2, puis les ont injectés à des singes.

La réponse d’anticorps constatée chez les animaux était comparable à celle vue chez les macaques et les humains ayant survécu à une infection par le virus.

Les singes vaccinés à qui le coronavirus a ensuite été injecté n’ont présenté que des symptômes bénins.

La multiplication du virus a aussi été moindre chez eux que chez les animaux non vaccinés, possiblement parce que leur système immunitaire était davantage en mesure de freiner la progression de l’envahisseur.

Vaccin pour la COVID-19: une entreprise trifluvienne visée par de l’espionnage?

Affaires

Vaccin pour la COVID-19: une entreprise trifluvienne visée par de l’espionnage?

Trois-Rivières — La recherche d’un vaccin contre la COVID-19 entraîne une course effrénée aux quatre coins de la planète et il semble que les entreprises qui recherchent ce vaccin soient visées par de l’espionnage industriel. Tout indique que Biotechnologies Ulysse de Trois-Rivières, qui mène des recherches pour développer un vaccin administré par voie orale, serait dans la mire de pirates informatiques étrangers.

Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) du Canada a en effet confirmé au président de cette entreprise, Yves Hurtubise, une augmentation des consultations des sites Internet d’entreprises canadiennes comme Biotechnologies Ulysse qui ont été effectuées via des ordinateurs situés en Chine, en Russie et en Iran.