Le vaccin contre la COVID-19 devrait être, en général, gratuit aux États-Unis

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Le vaccin contre la COVID-19 devrait être, en général, gratuit aux États-Unis

WASHINGTON — Si un vaccin expérimental contre le nouveau coronavirus fait ses preuves, il sera distribué gratuitement aux Américains, a dit l’administration de Donald Trump jeudi, en répétant que le processus d’autorisation se ferait dans la plus grande rigueur scientifique.

«Nous espérons que chaque Américain aura non seulement accès à un vaccin gratuit distribué dans divers sites, mais qu’il n’aura rien à payer non plus pour l’administration du vaccin», a dit Paul Mango, haut responsable du ministère de la Santé, lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes.

Washington a investi plus de 10 milliards de dollars dans six projets de vaccins et signé des contrats garantissant la livraison de centaines de millions de doses si les essais cliniques étaient probants et conduisaient à une autorisation par l’Agence américaine des médicaments (FDA).

Les doses elles-mêmes seront payées par le gouvernement américain. Les médecins ou cliniques qui injecteront le vaccin aux gens devront être payés, mais ces coûts devraient être largement pris en charge par les assureurs privés et les programmes publics comme Medicare, y compris pour les gens sans assurance, selon Paul Mango, qui a dit que « la plupart » des assureurs privés étaient d’accord pour ne pas facturer de reste à charge.

Mais le système de santé américain étant éclaté entre assureurs publics et privés, et les prix étant libres, le remboursement à 100 % pour les patients dépendra de la négociation entre de multiples acteurs.

«Nous sommes en bonne voie pour livrer des centaines de millions de doses d’ici janvier 2021», a par ailleurs insisté Paul Mango.  

Suivront trois mois pour distribuer 300 millions de doses aux Américains, selon Francis Collins, directeur des Instituts nationaux de santé (NIH).

«Je suis prudemment optimiste qu’au moins l’un d’eux (des six vaccins expérimentaux) sera prouvé comme sûr et efficace d’ici la fin de l’année», a-t-il aussi dit.

La question qui agite les experts et l’opposition démocrate à Donald Trump est de savoir si le processus d’autorisation de la FDA sera précipité sous pression de la Maison-Blanche, alors que le président a dit plusieurs fois espérer une autorisation d’ici l’élection présidentielle du 3 novembre.

«Nous n’avons pas réduit la rigueur réglementaire avec laquelle nous évaluerons et, je l’espère, autoriserons les vaccins», a martelé Paul Mango.

Le contre-exemple est le vaccin approuvé par la Russie cette semaine, avant même le début de la dernière phase des essais cliniques, la phase où le vaccin expérimental est injecté à des dizaines de milliers de volontaires pour en vérifier l’efficacité et la sûreté.

«Je doute vraiment» que les Russes aient « prouvé de façon définitive que le vaccin est sûr et efficace », a commenté jeudi séparément Anthony Fauci, lors d’un panel National Geographic en ligne.

Francis Collins a comparé la décision russe de donner le feu vert au vaccin, Spoutnik V, à de « la roulette russe ».

Coronavirus: le seuil des 750 000 morts franchi dans le monde

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Coronavirus: le seuil des 750 000 morts franchi dans le monde

PARIS — Le seuil des 750 000 morts de la COVID-19 dans le monde a été franchi jeudi et l'inquiétude persiste face à une résurgence de la maladie, poussant de nombreux pays à imposer de nouvelles restrictions pour limiter sa propagation.

Dernière en date, le rétablissement par le Royaume-Uni à partir de samedi (vendredi soir à l'heure du Québec) d'une quarantaine — de 14 jours — aux voyageurs en provenance de France, de Monaco, des Pays-Bas et de Malte.

COVID-19: Le BSEO veut lancer un nouvel outil de dépistage pour les parents

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COVID-19: Le BSEO veut lancer un nouvel outil de dépistage pour les parents

Le Bureau de santé de l’est de l’Ontario travaille actuellement sur un outil de dépistage pour les parents à la rentrée afin de déterminer si leurs enfants sont aptes à se présenter à l’école.

Cet outil, sous forme de sondage, pourra être utilisé quotidiennement. «On a différentes couches de protections. Une des plus importantes est de faire un dépistage chaque jour des symptômes pour que les enfants malades ne rentrent pas à l’école», explique le médecin hygiéniste au BSEO, le Dr Paul Roumeliotis. 

«Par contre, certains symptômes sont plus difficiles à détecter. Disons que l’enfant tousse. Si le parent dit oui, automatiquement l’enfant ne rentrerait pas à l’école. Mais on doit demander d’autres questions, parce peut être que l’enfant a des problèmes chroniques, de l’asthme et il tousse toujours. On doit poser des questions plus approfondies pour guider les parents.» 

L’outil sera disponible en format papier au Bureau de santé ou sous forme d’une application mobile simple. «À la fin du sondage, ça dira si l’enfant peut aller à l’école ou s’ils ne doivent pas se présenter. Dans ce cas, les parents seront appelés à contacter la Santé publique.» Le BSEO assure qu’aucune donnée personnelle ne sera recueillie par l’outil et que les répondants ne pourront pas être identifiés. Son utilisation sera strictement volontaire. 

Cette initiative est développée en partenariat avec le Bureau de santé de Leeds, Grenville et Lanark, avec qui le BSEO partage des conseils scolaires. 

Pour l’instant, il ne s’agit que d’une version pilote, disponible d’ailleurs en format d’essai sur la page Facebook du Bureau. Le BSEO demande d’ailleurs aux gens qui en font l’essai de faire part de leurs commentaires afin d’améliorer la version finale. 

COVID-19: Cinq nouveaux cas en Outaouais 

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COVID-19: Cinq nouveaux cas en Outaouais 

Cinq nouveaux cas de COVID-19 ont été recensés dans la région, a indiqué le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) jeudi après-midi.

Dans ses chiffres les plus récents, le CISSSO a fait état de 50 cas actifs. Quatre de ces personnes étaient hospitalisées, dont trois aux soins intensifs – une de plus que mercredi. 

En tout, 727 personnes ont été infectées depuis le début de la pandémie dans l'ensemble de la région.

Comme mercredi, le CISSSO comptait deux cas actifs parmi ses employés, pour un total de 114 infections. Aucune éclosion active n’était observée au sein de l’établissement.

Des employeurs pourraient exiger une application de traçage, craint la CDPDJ

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Des employeurs pourraient exiger une application de traçage, craint la CDPDJ

Des employeurs pourraient profiter de l’absence de règles et obliger leur personnel à télécharger une application de notification de la COVID-19, prévient la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).

Il s’agit là d’un risque «quand même assez conséquent», a prévenu jeudi le président de la CDPDJ, Philippe-André Tessier, devant la commission parlementaire chargée d’étudier le dossier.

L’application «Alerte-COVID», lancée récemment par le fédéral et utilisée en Ontario, permet à l’utilisateur l’ayant téléchargée d’être informé d’une exposition éventuelle avec une personne contaminée à la COVID-19.

Rien dans la loi québécoise à l’heure actuelle ne peut empêcher les employeurs, propriétaires d’immeubles et commerçants de l’exiger pour transiger avec eux, a expliqué Me Tessier.

«Quand on voit un trou, un espace, généralement il y a une tentation pour les gens de vouloir se glisser dans ce trou-là, a-t-il déclaré. C’est là où ça glisse, où le consentement libre et éclairé s’étiole.»

Déjà, une enquête est en cours à la Commission d’accès à l’information du Québec, a indiqué sa présidente, Diane Poitras.

«Il y a des employeurs qui ont développé des outils et des applications (de traçage) et qui exigent de leurs employés qu’ils les portent», a-t-elle relaté.

Mme Poitras a également demandé, jeudi, à ce que le gouvernement adopte une loi ou un décret pour combler le vide juridique.

Interdiction d’entrer?

Sébastien Gambs, professeur en informatique à l’UQAM et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en analyse respectueuse de la vie privée, a abondé dans le même sens.

«Il y a un risque qu’on ait des employeurs qui commencent à demander de voir le score de risque, ou certains centres commerciaux qui disent: «Non, vous ne pourrez rentrer que si vous avez un score de risque faible».»

«Si votre employeur vous demande de voir un score de risque, quelle est la probabilité que vous allez vraiment refuser (...) si le fait de pouvoir payer votre loyer à la fin du mois dépend de votre travail?» a-t-il poursuivi.

Pour M. Gambs, il est clair qu’une loi est non seulement nécessaire, mais qu’elle devra prévoir des amendes notamment pour les employeurs zélés.

«Si la loi fait qu’il pourrait y avoir des sanctions financières importantes, je pense que ça découragerait le glissement», a-t-il insisté.

«Écoute boss, j’t’aime bien, mais...»

Le gouvernement Legault envisage de déployer dès la mi-septembre une application qui serait gratuite et téléchargeable sur une base volontaire, et qui fonctionnerait sans stockage des données ni géolocalisation.

Il n’a pas précisé s’il opterait pour la technologie d’Ottawa ou pour une application spécifiquement québécoise. L’objectif dans tous les cas serait de faciliter la recherche de contacts et de briser le cycle d’infection.

Certes, il n’est pas trop tôt pour lancer un message clair aux employeurs, estime Me Tessier, qui a multiplié les mises en garde devant les élus de la commission jeudi.

«C’est un puissant indice quand le gouvernement dit aux employeurs du Québec: «Écoutez, vous ne pouvez pas exiger l’application quand le monde rentre chez vous travailler»», a-t-il déclaré.

«Ça donne aussi un outil au travailleur qui dit: «Écoute boss, j’t’aime bien, mais il me semble que j’ai entendu le premier ministre dire que t’avais pas le droit de faire ça».»

Les inquiétudes s’accumulent

Plus tôt en point de presse, le co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Gabriel Nadeau-Dubois, a signalé que les inquiétudes au sujet des applications de traçage COVID-19 s’accumulent.

Selon lui, les experts qui ont défilé en commission parlementaire depuis mercredi conviennent que les promesses faites par les promoteurs des applications sont hypothétiques, et que la technologie envisagée par le gouvernement du Québec est fragile, peu sécuritaire, et a un potentiel discriminatoire.

M. Nadeau-Dubois enjoint au gouvernement d’écouter les experts avant de déployer une telle application dans la province. Il affirme que les députés de la Coalition avenir Québec (CAQ) ont montré des signes comme quoi la décision était déjà prise.

La commission n’aura finalement été qu’un exercice de «relations publiques», a-t-il déploré. «La décision, elle est pas mal prise, et là on tient un forum pour entretenir l’impression qu’on réfléchit», a-t-il accusé.

État de la situation au Québec: 104 nouveaux cas et six autres décès

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État de la situation au Québec: 104 nouveaux cas et six autres décès

Le bilan de la pandémie de coronavirus s’est alourdi jeudi de 104 infections au Québec. On rapporte également six nouveaux décès. Selon le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, parmi les six décès, quatre sont survenus entre le 6 et le 11 août, un remonte avant le 6 août, tandis que le dernier n’a pas de date connue.

Avec ces 104 nouveaux cas, le nombre de personnes infectées par le coronavirus depuis le début de la pandémie dans la province s’élève maintenant à 60 917, dont 5715 qui ont perdu la vie.

Le nombre d’hospitalisations liées à la COVID-19 s’établit à 149, en baisse de deux depuis la veille. Parmi ces patients, 23 se trouvent aux soins intensifs, soit une augmentation de trois par rapport au bilan de mercredi.

En date du 11 août, 1 409 690 tests ont été effectués au Québec.

Au Canada, on recensait en début d’après-midi un cumul de 121 053 cas confirmés ou probables, dont 9006 décès. C’est toujours au Québec où l’on retrouve le plus de cas et de décès déclarés.

Les autorités sanitaires canadiennes ont déclaré jeudi que 89 % des personnes atteintes se sont jusqu’à maintenant rétablies.

Les laboratoires canadiens ont soumis près de 4,6 millions de personnes à un test de dépistage de la COVID-19.

Au cours de la semaine dernière, une moyenne de 43 000 personnes par jour ont subi un test de dépistage, et 1 % d’entre elles ont obtenu un résultat positif.

COVID-19: fin de quatre éclosions à Ottawa

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COVID-19: fin de quatre éclosions à Ottawa

Santé publique Ottawa (SPO) annonce jeudi la fin de quatre éclosions de COVID-19 dans des établissements de la capitale fédérale.

Comme la Ville d’Ottawa l’a annoncé mercredi, la situation au foyer de soins de longue durée Carleton Lodge est désormais résolue, selon SPO.

SPO indique également de sa mise à jour épidémiologique que les éclosions sont terminées aux foyers St Patrick’s, à la garderie Children’s Village et à la maison de retraite Manoir Billingswood.

Il ne reste que cinq éclosions en cours, soit au foyer Villa Marconi, au Refuge familial de Carling, au camp estival du Centre communautaire Foster Farm, ainsi qu’aux services de garde Grandir Ensemble, et Mothercraft Ottawa.

Une éclosion est jugée terminée lorsqu’aucun nouveau cas n’est rapporté parmi les usagers et les employés d’un établissement pendant 14 jours consécutifs.

SPO a également indiqué jeudi avoir répertorié 10 résultats positifs à un test de dépistage au cours des 24 dernières heures.

Le nombre de cas actifs du virus à Ottawa a légèrement diminué, passant de 144 à 140. De ce nombre, 12 personnes sont actuellement hospitalisées, dont une qui se trouve aux soins intensifs.

Autres cas au Refuge Carling

La transmission de la COVID-19 s’est poursuivie cette semaine au Refuge familial de Carling.

Après que trois personnes issues de trois familles différentes aient reçu un résultat positif à un test de dépistage la semaine dernière, il a été confirmé mardi que cinq autres bénéficiaires des services du refuge ont contracté le nouveau coronavirus.

«Quatre de ces nouveaux cas sont des personnes appartenant aux trois familles signalées la semaine dernière. Les familles avaient déjà déménagé dans un centre d’isolement familial. Le cinquième cas provient d’une nouvelle quatrième famille, dont une personne a obtenu un résultat positif», explique dans une note de service la directrice des services sociaux et communautaires de la Ville d’Ottawa, Donna Gray.

Les plus récents tests de dépistage du virus ont été réalisé sur place par des paramédics, samedi dernier. Les quatre familles dont un membre a contracté la COVID-19 ont été placés dans un centre d’isolement.

«À l’heure actuelle, 12 familles restent sur place. Le refuge peut accueillir 44 familles. Les familles ont été transférées dans des hôtels ou des motels au début de la pandémie de COVID-19 pour créer une plus grande distanciation physique au sein du Refuge», explique Mme Gray.

À LIRE AUSSI: COVID-19 à Ottawa: un refuge d'urgence pour familles victime d'une éclosion

«Toutes les familles restant au Refuge ont été informées par SPO qu’elles devaient s’isoler jusqu’au 20 août. Des dispositions ont été prises pour la nourriture, les médicaments et autres produits de subsistance pour les familles au Refuge et au Centre d’isolement familial», ajoute la directrice des services sociaux et communautaires de la municipalité.

Les données sur la COVID-19 inexactes en Ontario

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Les données sur la COVID-19 inexactes en Ontario

L’Ontario affiche avoir enregistré 78 nouvelles infections à la COVID-19 au cours des dernières 24 heures, mais les données mises à jour de la santé publique de Toronto n’étaient pas disponibles, jeudi.

Ce manque de données entraîne en l'occurrence une «sous-estimation du nombre quotidien de cas» en Ontario, peut-on lire sur la page Web des mises à jour du coronavirus en province. 

L’Ontario compte à son actif plus de 40 300 cas de COVID-19 depuis le début de la crise. 

Depuis mercredi, 99 personnes se sont rétablies du virus. 

En tout, 90,9% des personnes ayant contracté le coronavirus en Ontario sont maintenant considérées comme étant guéries. 

Mercredi, près de 30 000 tests de dépistage ont été effectués dans la province.

Aucun décès lié au virus n’est déploré pour la journée de mercredi. Le bilan des décès demeure donc à 2 787, dont 1 800 résidents de foyers de soins de longue durée et huit employés. 

Le nombre d’hospitalisations a diminué comparativement à la veille, et le nombre de personnes en soins intensifs et sous respirateur est demeuré stable. 

Le premier ministre ontarien Doug Ford tiendra sa conférence de presse à 15h plutôt qu’à l’heure habituelle de 13h.

Récoltes abandonnées et profits grugés par manque de travailleurs étrangers

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Récoltes abandonnées et profits grugés par manque de travailleurs étrangers

MONTRÉAL — Florence Lachapelle, 19 ans, compte parmi les centaines de Québécois qui se sont essayés à planter des semences et à procéder à la récolte cet été, en remplacement des travailleurs étrangers qui n'ont pas pu quitter leur pays à cause de la pandémie de COVID-19.

Mais malgré les efforts de recrutement menés par le gouvernement de François Legault en avril, trop peu de Québécois ont répondu à l'appel pour venir en aide au secteur agricole de la province.

Le manque de main-d’œuvre a forcé des agriculteurs à réduire leur production ou à l'abandonner dans les champs.

Florence Lachapelle est malheureusement tombée malade après deux mois sur la ferme de François D'Aoust, à Havelock, en Montérégie et elle est retournée chez elle à Montréal. Le travail était très exigeant, rapporte-t-elle, avec si peu de travailleurs étrangers en renfort.

«Ce sont des professionnels et on ne l'est tout simplement pas», fait-elle valoir.

François D'Aoust dit avoir embauché une poignée de personnes qui étaient au chômage dans des secteurs comme celui des communications, du cinéma et de la restauration. Mais après la reprise, ils sont retournés à des emplois mieux rémunérés.

«Pas beaucoup de gens sont habitués au travail physique toute la journée», relève l'agriculteur.

M. D'Aoust et son épouse, Mélina Plante, embauchent année après année les mêmes quatre travailleurs guatémaltèques. Mais ils étaient coincés chez eux au début de la présente saison agricole en raison des restrictions de voyage imposées par leur pays pour limiter la propagation de la COVID-19.

Selon M. D'Aoust, il faut jusqu'à trois fois plus de temps aux Québécois inexpérimentés pour accomplir le même travail, ce qui a grugé ses profits.

M. D'Aoust a réduit de 60 % la production de sa ferme, Les Bontés de la Vallée. Deux travailleurs guatémaltèques ont finalement pu faire le voyage, mais le mal était fait d'un point de vue financier.

«Ce que nous espérons, c'est de pouvoir traverser cette période difficile sans trop de pertes et recommencer l'année prochaine.»

Michel Ricard, qui possède 60 hectares de terres agricoles à Saint-Alexis-de-Montcalm, dans Lanaudière, s'attend pour sa part à perdre environ 100 000 $ en concombres d'ici la fin août parce qu'il n'a personne pour les récolter.

«Les gens du Guatemala peuvent travailler de 6 heures du matin à 18 heures. Ce n'est pas un problème. Parfois, je dois les arrêter parce qu'ils veulent continuer, mais je dis ''ça suffit pour aujourd'hui''.»

Les travailleurs locaux n'ont pas été d'une grande aide, déplore-t-il. Seulement huit sont venus lui prêter main-forte après un appel lancé sur Facebook.

L'Union des producteurs agricoles estime qu'il y a près de 2000 travailleurs étrangers de moins qu'à l'habitude sur les fermes québécoises cette saison. Et malgré sa campagne pour attirer une relève, un peu moins de 1400 nouveaux visages ont été affectés dans les champs.

Les travailleurs étrangers n'ont jamais réellement pu être remplacés, affirme le président de l'UPA, Marcel Groleau, qui croit que la Prestation canadienne d'urgence de jusqu'à 2000 $ par mois s'est avérée bien plus alléchante.

Corée du Sud : un abribus innovant pour lutter contre le coronavirus

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Corée du Sud : un abribus innovant pour lutter contre le coronavirus

SÉOUL — La Corée du Sud a installé des abribus innovants pour lutter contre le nouveau coronavirus, équipés de caméras thermiques et de lampes à rayons ultraviolets pour permettre leur désinfection.

Dix arrêts de bus haute-technologie ont été installés dans un quartier du nord-est de Séoul afin de protéger les passagers de la pluie, de la chaleur estivale, mais également du virus.

Avant de pénétrer dans ces abribus, les voyageurs doivent se tenir devant une caméra thermique et la porte ne s’ouvre que si leur température est inférieure à 37,5 degrés Celsius.

Une autre caméra destinée aux enfants a été installée en contrebas.

À l’intérieur de cet arrêt de bus qui ressemble à une large cabine vitrée, le système de climatisation est équipé de lampes à rayons ultraviolets destinées à éliminer le virus tout en rafraîchissant la température.

Chacun de ces abribus coûte quelque 100 millions de wons (111 522 $).

Un distributeur de gel hydroalcoolique a également été installé.

Les usagers sont invités à porter un masque et à se tenir à une distance d’au moins un mètre des autres passagers.

«Nous avons installé toutes les mesures anti-coronavirus auxquelles nous pensions», a expliqué à l’AFP Kim Hwang-yun, un des responsables du projet Smart Shelter.

Un réseau wifi gratuit est également proposé.

Depuis leur installation la semaine dernière, chaque abribus a été utilisé quotidiennement par environ 300 à 400 personnes, a indiqué M. Kim.

Les passagers peuvent s’assurer qu’ils ne rateront pas leur bus grâce à un écran qui affiche les heures d’arrivée estimées.

«Je me sens vraiment en sécurité ici parce que je sais que les personnes qui m’entourent ont subi tout comme moi un contrôle de température», a expliqué à l’AFP Kim Ju-li, une femme au foyer de 49 ans, utilisant pour la première fois cet arrêt de bus innovant.

La Corée du Sud était en février le deuxième pays le plus touché par l’épidémie, après la Chine où elle était apparue. Mais les autorités sud-coréennes sont parvenues à maîtriser la situation au travers d’une stratégie très poussée de tests et de traçage des contacts des personnes infectées, sans même imposer de confinement obligatoire.

La Corée du Sud est souvent citée comme un modèle dans la gestion de la crise sanitaire, avec son programme «dépistage, test et traitement».

En Floride, un shérif interdit à ses agents le port du masque

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En Floride, un shérif interdit à ses agents le port du masque

MIAMI — Un shérif en Floride a ordonné à ses agents de police de ne pas porter de masques et en a interdit l’usage à l’intérieur de son commissariat, au moment même où l’État enregistrait un record de décès dus au coronavirus.

Le shérif Billy Woods, du comté de Marion dans le centre de la Floride, a émis cette interdiction dans un courriel envoyé mardi à son personnel, divulgué par le journal local Ocala Star Banner.

«Lorsque vous êtes en service/en train de travailler en tant que mes employés, représentant mon bureau, vous ne porterez pas de masque», a-t-il écrit.

Le shérif a toutefois précisé quelques exceptions, pour les agents travaillant dans des prisons, des écoles, des hôpitaux ou auprès de cas suspectés de coronavirus.

Il a également fait référence aux manifestations contre les violences policières qui ont secoué le pays après la mort de l’Afro-Américain George Floyd sous le genou d’un policier blanc.

«À la lumière des récents événements et considérant le ressentiment et/ou la haine contre les forces de l’ordre dans notre pays aujourd’hui», les personnes entrant dans le commissariat devront, a-t-il écrit, ne pas porter de masque afin «d’assurer une communication claire et dans un but d’identification».

La Floride, où le port du masque n’est pas obligatoire mais recommandé, est l’un des épicentres de l’épidémie américaine, qui a connu une forte résurgence à partir de la fin juin.

Sollicité, le bureau du shérif n’a pas répondu à l’AFP.

Le «Sunshine state» a enregistré mardi un record de 276 décès liés à la COVID-19 en une journée, et 212 morts ont encore été déplorés mercredi.

Au total, 8765 personnes sont décédées de la maladie dans l’État, et plus de 550 900 cas y ont été recensés (pour une population de 21 millions d’habitants).

La communauté scientifique recommande le port du masque comme un outil clé permettant de freiner la propagation de la pandémie.

Récession «record» au Royaume-Uni

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Récession «record» au Royaume-Uni

LONDRES — La pandémie de COVID-19 continue de faire planer incertitude et inquiétude à travers le monde au moment où le Royaume-Uni connaît une récession sans précédent et que l’OMS se dit impatiente d’analyser les essais cliniques d’un vaccin russe.

Le Royaume-Uni a subi au deuxième trimestre une chute «record» de 20,4% de son économie et, sur les six premiers mois de l’année, sa pire récession jamais enregistrée.

Le Royaume-Uni signe la plus mauvaise performance au deuxième trimestre en Europe, devant l’Espagne (-18,5%) et bien pire que la France (-13,8%).

Londres a par ailleurs changé mercredi sa méthode pour comptabiliser les décès dus à l’épidémie, ne prenant désormais en compte que ceux survenus dans les 28 jours après un test positif.

Cette méthode offre un bilan inférieur de 5300 morts par rapport au bilan précédent pour ce pays qui reste en tête des décès en Europe avec 41 329 tués, selon le nouveau comptage.

Alors que de Moscou à Washington en passant par l’Amérique latine, la course effrénée pour trouver un vaccin contre le coronavirus s’accélère, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré mercredi attendre avec impatience de pouvoir analyser les résultats des essais cliniques russes du vaccin contre le virus.

À la surprise générale, le président russe Vladimir Poutine avait affirmé la veille que son pays avait développé le «premier» vaccin contre la COVID-19 et allait le produire dès septembre, alors même que les essais ne sont pas terminés.

«L’OMS est en contact avec les scientifiques et les autorités russes et attend avec impatience d’étudier les détails des essais» cliniques, dit le communiqué de l’Organisation basée à Genève.

Pour leur part, l’Argentine et le Mexique vont prendre en charge la production et la distribution en Amérique latine, sauf au Brésil, du futur vaccin contre le coronavirus élaboré conjointement par le laboratoire AstraZeneca et l’université d’Oxford, a annoncé mercredi le président argentin Alberto Fernandez.

Interdit de fumer

En Europe, de nouvelles mesures sanitaires ont été prises.

L’Allemagne a ajouté mercredi Bucarest et plusieurs régions de Roumanie à sa liste de zones considérées comme à haut risque de contamination par la COVID-19, obligeant son ministre du Travail à annuler une visite dans la capitale roumaine.

Sur le plan économique, le gouvernement allemand a annoncé mercredi l’octroi d’une nouvelle aide publique de 1,2 milliard d’euros au numéro 1 mondial du tourisme TUI, afin d’assurer le «maintien des emplois» du groupe dans le pays.

En Espagne, la province de Galice (nord-ouest) va à partir de jeudi interdire de fumer dans les rues et aux terrasses de café s’il n’est pas possible de respecter une distance de sécurité d’au moins deux mètres entre les personnes.

Cette mesure, inédite en Espagne qui compte 28 579 décès, vise à tenter de freiner la transmission du virus.

La Turquie quant à elle s’est résolue à retarder d’un mois la rentrée des établissements scolaires et des universités, le nombre de cas de contamination au coronavirus enregistrés chaque jour étant supérieur à 1000.

«Les écoles rouvriront avec l’enseignement à distance le 31 août», a déclaré à la presse à Ankara le ministre de l’Éducation Ziya Selcuk.

Selon lui, on peut espérer un retour progressif dans les classes à partir du 21 septembre.

Confinement dominical

En Amérique latine, un confinement dominical va être réimposé au Pérou, 3e pays le plus affecté de la région après le Brésil et le Mexique, alors qu’en Argentine, le nombre de décès a dépassé mercredi la barre des 5000.

Au Brésil, 2e pays le plus touché au monde avec 104 000 décès, Joao Doria, le gouverneur de Sao Paulo, a annoncé mercredi être positif à la COVID-19 et continuer d’exercer ses fonctions en quarantaine.

En Nouvelle-Zélande, la première ministre Jacinda Ardern réfléchissait quant à elle mercredi à un possible report des élections du 19 septembre en raison de la résurgence, encore modeste, de l’épidémie dans son pays.

La Nouvelle-Zélande a jusqu’ici été érigée en exemple de bonne gestion de la crise sanitaire après avoir enregistré 102 jours sans aucune contamination locale.

Au total, selon le dernier bilan établi par l’AFP mercredi à 11H00 GMT, l’épidémie de coronavirus a fait au moins 743 199 morts dans le monde et contaminé plus de 20 millions de personnes depuis son apparition en décembre.

Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 165 909 décès pour 5 191 689 cas recensés, selon le comptage de l’université Johns Hopkins.

Marathon annulé

En France, au cours des dernières 24 heures, le nombre de personnes diagnostiquées positives au virus a augmenté de 1397 nouveaux cas.

«Je le dis avec une forme de gravité: si nous ne réagissons pas collectivement, nous nous exposons à un risque élevé de reprise épidémique qui sera difficile à contrôler», a ainsi prévenu mardi le premier ministre français Jean Castex.

Sur le plan sportif, les événements connaissent des fortunes diverses. Si le marathon de Londres fait de la résistance avec une course réservée aux athlètes d’élite le 4 octobre, le marathon de Paris a lui été annulé mercredi, à l’instar de ceux de New York, Berlin, Boston, Francfort, et Chicago, parmi les plus prestigieux du circuit mondial.

COVID-19: trois nouveaux cas et un autre camp de jour fermé

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COVID-19: trois nouveaux cas et un autre camp de jour fermé

Alors que l’Outaouais a recensé mercredi trois nouveaux cas de COVID-19, le camp de jour de Gatineau, Camp Viking, a annoncé qu'il ferme ses portes pour la semaine du 17 août en raison d’une éclosion. 

Dans une note envoyée aux parents, dont Le Droit a obtenu copie, on peut lire que le Camp Viking devra cesser temporairement ses activités en raison de « la réception de nouvelles informations de la Santé publique concernant des cas positifs au camp ». Il n’a pas été précisé combien de cas y ont été comptés. 

Les autorités sanitaires auraient donc recommandé la fermeture proactive du camp. 

Dans un courriel envoyé au Droit, le camp confirme que le site avait été fermé cette semaine par mesure préventive, avant de recevoir la confirmation des cas. 

Aucune date de réouverture n'a encore été annoncée. 

46 cas actifs en Outaouais 

Mercredi après-midi, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) a indiqué qu’il restait 46 cas actifs dans la région. De ce nombre, quatre personnes étaient hospitalisées au Centre désigné COVID-19, dont deux aux soins intensifs. Deux autres personnes étaient des employés du CISSSO. 

Ces nouvelles transmissions portent à 722 le total des infections dans la région depuis le mois de mars. 

Le total des décès reste stable à 33 depuis le 18 juin. 

Dans la dernière semaine, en moyenne, 316 tests de dépistage ont été faits chaque jour. 

COVID-19: trois nouveaux cas et un autre camp de jour fermé

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COVID-19: trois nouveaux cas et un autre camp de jour fermé

Alors que l’Outaouais a recensé mercredi trois nouveaux cas de COVID-19, le camp de jour de Gatineau, Camp Viking, a annoncé qu'il ferme ses portes pour la semaine du 17 août en raison d’une éclosion.

Dans une note envoyée aux parents, dont Le Droit a obtenu copie, on peut lire que le Camp Viking devra cesser temporairement ses activités en raison de « la réception de nouvelles informations de la Santé publique concernant des cas positifs au camp ». Il n’a pas été précisé combien de cas y ont été comptés. 

Les autorités sanitaires auraient donc recommandé la fermeture proactive du camp. 

Dans un courriel envoyé au Droit, le camp confirme que le site avait été fermé cette semaine par mesure préventive, avant de recevoir la confirmation des cas. 

Aucune date de réouverture n'a encore été annoncée. 

46 cas actifs en Outaouais 

Mercredi après-midi, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) a indiqué qu’il restait 46 cas actifs dans la région. De ce nombre, quatre personnes étaient hospitalisées au Centre désigné COVID-19, dont deux aux soins intensifs. Deux autres personnes étaient des employés du CISSSO. 

Ces nouvelles transmissions portent à 722 le total des infections dans la région depuis le mois de mars. 

Le total des décès reste stable à 33 depuis le 18 juin. 

Dans la dernière semaine, en moyenne, 316 tests de dépistage ont été faits chaque jour. 

L'obligation du port du masque respecte la Charte, estime la CDPDJ

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L'obligation du port du masque respecte la Charte, estime la CDPDJ

Le décret du gouvernement du Québec qui impose le port du masque dans les lieux publics fermés respecte les dispositions de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec, selon la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).

Dans un «avis» rendu public mercredi relatif à la décision gouvernementale entrée en vigueur le 18 juillet, la CDPDJ estime que l’atteinte aux droits fondamentaux est «justifiée» dans le contexte de pandémie actuel.

La CDPJQ rappelle que l’article 9.1 permet au gouvernement d’encadrer les libertés et les droits fondamentaux s’il démontre que sa restriction n’est ni irrationnelle ni arbitraire et que les moyens choisis sont proportionnés à l’objectif.

«La Commission est d’avis que la mesure choisie pourrait répondre à ces exigences de rationalité et de proportionnalité», indique le document.

Selon la Commission, l’article permet notamment de «concilier les droits de chacun lorsqu’il y a un conflit entre ces droits et libertés, et qu’en l’espèce, on peut penser que l’obligation imposée vise notamment à protéger les droits à la vie, la sûreté et l’intégrité de chacun et chacune».

Elle souligne d’ailleurs que le gouvernement a pris des mesures pour atténuer de possibles atteintes au droit à l’égalité, par exemple en n’obligeant pas le port du masque dans certains cas de handicap, d’âge et de condition sociale.

La Commission rappelle toutefois que l’obligation imposée par le décret devra être supprimée ou modifiée dès qu’elle ne sera plus justifiée par les circonstances.

L’avis a été produit conformément à la responsabilité que la Charte confie à la Commission de relever les dispositions des lois et des règlements du Québec «qui lui seraient contraires et de faire les recommandations appropriées».

«C’est aussi compte tenu du nombre important de demandes d’informations que la Commission a reçues depuis l’annonce gouvernementale qu’elle a procédé à l’analyse de la conformité du décret avec les dispositions de la Charte», a-t-on indiqué par courriel.

OC Transpo: un autre chauffeur contracte la COVID-19

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OC Transpo: un autre chauffeur contracte la COVID-19

Un second chauffeur d’OC Transpo en l’espace de deux semaines a contracté la COVID-19.

Le directeur général du transporteur, John Manconi, le confirme dans une note envoyée au conseil municipal.

Un premier résultat positif à un test de dépistage est survenu peu après le 28 juillet dernier, le second est venu après le 8 août. Dans les deux cas, il s’agit de la dernière journée de travail des conducteurs infectés. Ils se sont placés en isolement volontaire après avoir développé des symptômes.

«Santé publique Ottawa (SPO) a indiqué que les dates clés sont la période de 48 heures précédant le premier jour où l’employé a présenté des symptômes, soit les 6 et 7 août», écrit M. Manconi.

Si vous croyez avoir été exposé à la COVID-19, vous devez contacter SPO au 613-580-6744, ou encore consulter le site web de l’organisation (santepubliqueottawa.ca).

***

Horaires du conducteur infecté:


6 AOÛT

• Circuit 5: 16h09 de la station Laurier à Billings Bridge à 16h45

• Circuit 19: 17h09 du Parlement à Montréal/Marier 17h41

• Circuit 5: 18h10 de Laurier à Billings Bridge 18h44

• Circuit 5: 18h48 de Billings Bridge à Laurier 19h22

• Circuit 5: 19h26 de Laurier à Billings Bridge 19h54

• Circuit 5: 20h18 de Billings Bridge à Laurier 20h49

• Circuit 5: 20h55 de Laurier à Billings Bridge 21h20

• Circuit 20: 21h41 de St-Laurent à Loyer 22h09

• Circuit 20: 22h09 de Loyer à St-Laurent 22h37

• Circuit 92: 23h02 de Hurdman à Greenboro 23h27

• Circuit 92: 23h37 de Greenboro à Hurdman 23h59

• Circuit 98: 00h03 de Hurdman au Hunt Club 00h32


7 AOÛT

• Circuit 19: 19h32 du Parlement à St-Laurent 20h06

• Circuit 18: 20h38 du Parlement à St-Laurent 21h14

• Circuit 18: 21h22 de St-Laurent au Parlement 21h59

• Circuit 18: 22h38 du Parlement à St-Laurent 23h14

• Circuit 18: 23h22 de St-Laurent au Parlement 23h59

***

Fin d’une éclosion

Le foyer de soins de longue durée Carleton Lodge opéré par la Ville d’Ottawa n’a pas eu de nouveau cas du virus parmi son personnel ou ses résidents depuis 14 jours. L’éclosion dans cet établissement est donc considérée terminée par SPO.

Il reste 8 établissements touchés par le nouveau coronavirus dans la capitale fédérale, soit aux foyers de soins de longue durée Villa Marconi et St Patrick’s, aux maisons de retraite Manoir Billingswood et Thorncliffe Place, aux services de garde Grandir Ensemble, et Mothercraft Ottawa, au camp estival du Centre communautaire Foster Farm, ainsi qu’au centre d’hébergement d’urgence Refuge familial de Carling.

Dans sa mise à jour épidémiologique mercredi, SPO rapporte 13 résultats positifs à un test de dépistage au cours des 24 dernières heures.

Malgré un léger rebond du nombre de nouveaux cas confirmés, le nombre de cas actifs connus de la COVID-19 à Ottawa a légèrement diminué passant de 146 lundi et mardi à 144, mercredi.

De ce groupe, 13 personnes sont actuellement hospitalisées, dont 2 qui se trouvent aux soins intensifs.

Bilan de la situation au Québec: 95 nouveaux cas et 12 décès 

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Bilan de la situation au Québec: 95 nouveaux cas et 12 décès 

Le Québec enregistre 95 nouveaux cas de COVID-19 et 12 nouveaux décès, dont 10 sont survenus il y a plus de trois mois, selon les données du ministère de la Santé publiées mercredi.

Les décès qui tardaient à être enregistrés sont survenus au printemps dernier à la résidence privée pour aînés Place Kensington, à Westmount. Ce retard s’explique par «un délai dans la transmission des données», soutient le ministère de la Santé et des Services sociaux dans un communiqué, assurant travailler «à ce qu’une telle situation ne se reproduise plus».

Le nombre de personnes infectées par le coronavirus au Québec depuis le début de la pandémie s’élève maintenant à 60 813, dont 5709 morts.

Le nombre d’hospitalisations liées à la COVID-19 est resté stable à 151 mercredi par rapport à la veille. Parmi ces personnes, 20 se trouvent aux soins intensifs, soit une diminution d’un par rapport au bilan de mardi.

Au total, 1394 431 tests de dépistages ont été effectués au Québec depuis le début de la pandémie.

Au Canada

Au Canada, le bilan de la pandémie était mercredi de 120 421 cas - dont 8991 décès, soit quatre de plus que la veille. De toutes les personnes qui ont été infectées, 88 % se sont rétablies, indique l’Agence de la santé publique du Canada.

Au cours de la dernière semaine, 43 000 personnes ont passé chaque jour, en moyenne, un test de  dépistage; 1 % de ces personnes ont obtenu un résultat positif. Sur les sept derniers jours, on a recensé en moyenne 443 cas quotidiennement dans tout le pays.

Application de traçage: partis d’opposition et experts soulèvent des inquiétudes

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Application de traçage: partis d’opposition et experts soulèvent des inquiétudes

Ceux qui s’inquiètent des outils technologiques de traçage devraient penser aux vies qu’ils peuvent sauver, a plaidé mercredi le renommé informaticien Yoshua Bengio devant des élus québécois.

Une commission parlementaire se penche jusqu’à vendredi sur l’opportunité de déployer une application qui préviendrait les utilisateurs s’étant trouvés près de personnes déclarées positives à la COVID-19.

M. Bengio, dont l’application COVI n’a finalement jamais été retenue, a dit croire que de mettre en circulation un outil pouvant être considéré comme intrusif est mieux que «de ne rien faire du tout».

«Il y a un choix social entre un degré de liberté que les gens vont volontairement laisser aller (...) et ce que ça peut permettre de sauver comme vies, a-t-il dit. Moi, je considère qu’éthiquement, c’est raisonnable.»

Les données personnelles: de «l’or»

Plus tôt, la députée libérale Marwah Rizqy avait déclaré que les données personnelles des gens étaient de «l’or» convoité par les géants du web, qui «courent après ces données» pour «identifier nos comportements».

Elle a aussi déclaré qu’elle ne téléchargera pas l’application «Alerte-COVID» lancée le mois dernier par le gouvernement fédéral, car les bénéfices, selon elle, risquent d’être moindres que les préjudices subis.

Cette application, pour l’instant, n’est utilisée qu’en Ontario. Elle ne recueille aucun renseignement personnel et n’utilise pas la géolocalisation, mais la technologie Bluetooth, a souligné Ottawa.

Shopify - qui précise que c’est l’un de ses groupes de «bénévoles» qui a créé le code source ouvert ayant servi au développement de l’application - a refusé de venir répondre aux questions des élus à Québec.

Selon le co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Gabriel Nadeau-Dubois, les géants du web ont vu la pandémie comme une «occasion» de s’infiltrer davantage dans la vie privée des gens.

«Les entreprises qui nous proposent ces bébelles technologiques-là ont un agenda économique et veulent faire de l’argent», a-t-il insisté.

«Il y a un risque qu’à cause de la pandémie, on expose davantage notre vie privée, et lorsque la pandémie se terminera, (...) ces brèches dans la vie privée-là resteront entières», a-t-il ajouté.

Le traçage ne règle pas le problème

Par ailleurs, Mme Rizqy doute qu’une telle application aurait aidé le Québec à traverser la première vague de COVID-19, qui a fait des ravages dans les centres pour personnes âgées.

«En quoi le traçage de personnes aurait fait en sorte que nos CHSLD ne seraient pas transformés en mouroirs?» a-t-elle demandé.

«En quoi l’application de traçage aurait fait en sorte qu’on aurait eu plus de masques lorsque c’était le temps? (...) L’application de traçage ne répondra pas au vrai problème», a-t-elle prédit.

La députée de Saint-Laurent croit que les utilisateurs d’un tel outil finiront par se sentir protégés et nourriront un «faux sentiment de sécurité», en plus de possiblement engorger les cliniques de dépistage.

Sans être une solution miracle, l’application offre néanmoins la «plus-value» d’encourager les personnes asymptomatiques et présymptomatiques à se faire tester, a nuancé Jocelyn Maclure, président de la Commission de l’éthique en science et en technologie (CEST).

Joëlle Boutin, de la Coalition avenir Québec (CAQ), a fait savoir mercredi que 75 % des 17 000 personnes ayant participé à une consultation publique en ligne du 8 juillet au 2 août sont favorables au déploiement d’une application de notification de contacts.

Elle assure toutefois que la décision du gouvernement n’est pas prise, et qu’il est trop tôt pour dire si le Québec optera pour la technologie utilisée par le gouvernement fédéral ou pour une application spécifiquement québécoise.

Accessible à tous?

Pour sa part, le leader parlementaire du Parti québécois (PQ), Martin Ouellet, a affirmé vouloir «donner la chance au coureur».

Il a déclaré avoir un «préjugé favorable» à l’endroit des technologies qui pourraient lutter efficacement contre la COVID-19, mais a affirmé du même souffle qu’il n’était pas prêt à télécharger l’application du fédéral.

M. Ouellet voit par ailleurs se dessiner un enjeu d’»accessibilité»; l’application nécessite que les utilisateurs aient des téléphones Apple ou Android fabriqués au cours des cinq dernières années avec un tout nouveau système d’exploitation.

«Plusieurs personnes au Québec n’ont pas de téléphone portable, a-t-il rappelé. Ça veut dire qu’il y a probablement des aînés au Québec qui n’auront pas cette application-là.»

Testez d’abord les outils, réclament des experts

Premiers intervenants à se présenter devant la commission, les professeurs Marie-Jean Meurs et Yves Gingras de l’UQAM ont quant à eux souligné que la technologie n’a pas encore été testée adéquatement.

«Nous ne disposons actuellement ni d’évaluation scientifique rigoureuse ni de données probantes», a asséné la professeure Meurs, qui est également directrice adjointe du département d’informatique.

«La technologie, une fois qu’on rentre la main dedans, c’est très difficile de reculer», a pour sa part relevé le professeur Gingras, en prévenant Québec de ne pas se laisser convaincre «par des vendeurs de gadgets».

La Ligue des droits et libertés a prôné le statu quo. «On trouve que cette application pose des risques, qu’elle ne s’adresse pas au vrai défi de lutter contre la COVID-19 et qu’elle a aussi un potentiel discriminatoire», a résumé Dominique Peschard.

COVID-19: encore moins de 100 nouveaux cas en Ontario

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COVID-19: encore moins de 100 nouveaux cas en Ontario

L’Ontario a enregistré 95 nouvelles infections au coronavirus au cours des 24 dernières heures.

Selon la ministre de la Santé Christine Elliott, le nombre de cas actifs en province continue de diminuer. 

En tout, 40 289 infections à la COVID-19 ont été décelées en Ontario depuis le début de la crise sanitaire. 

Chez les bureaux de santé publique régionaux, 28 sur 34 n’ont rapporté que cinq cas ou moins, dont 16 qui n’en ont rapporté aucun.

La santé publique de la province déplore un décès survenu mercredi, portant le total du nombre de personnes ayant perdu la vie en raison du virus à 2 787, dont 1 800 résidents de foyers de soins de longue durée et huit employés. 

En revanche, 90,8 % des personnes ayant contracté le coronavirus sont maintenant considérées comme étant guéries.

Une autre bonne nouvelle: le nombre d’hospitalisations, dont les personnes en soins intensifs et sous respirateur, a diminué entre lundi et mardi. 

Le premier ministre ontarien Doug Ford tiendra sa conférence de presse quotidienne à 13h.

La population carcérale en baisse de 16 % au Canada

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La population carcérale en baisse de 16 % au Canada

OTTAWA — Le nombre de personnes incarcérées au Canada a chuté de 16 % entre février et avril derniers, selon une étude de Statistique Canada publiée mercredi.

En février, il y avait en moyenne 37 976 adultes incarcérés chaque jour dans les prisons fédérales, provinciales et territoriales. En avril, ce chiffre s'est établi à 31 901, pour une baisse «sans précédent» de 16 % selon Statistique Canada.

Le système carcéral a volontairement cherché à diminuer le nombre de personnes incarcérées dans ces établissements ce printemps, puisque les établissements carcéraux, où les nombreux détenus vivent à proximité, représentaient un fort risque de propagation de la COVID-19.

Plusieurs mesures ont donc été mises en place pour réduire le nombre de détenus dans les établissements. Par exemple, il y a eu mise en liberté provisoire ou anticipée des personnes jugées peu susceptibles de récidiver ou détention de personnes en attente de leur procès ailleurs que dans les prisons.

Statistique Canada précise cependant que «bien que les données fournissent une preuve de l'ampleur des variations durant la pandémie de COVID-19, elles ne peuvent indiquer la mesure dans laquelle les mises en liberté provisoire, les libérations anticipées ou les solutions de rechange à la détention ont contribué aux comptes sans précédent des personnes en détention».

Des données supplémentaires seront recueillies ultérieurement pour découvrir l'effet exact qu'ont eu ces mesures sur la réduction de la population carcérale.

En date du 6 août, 1496 tests de dépistage de la COVID-19 avaient été effectués dans les établissements carcéraux fédéraux, selon le Service correctionnel du Canada. Près du quart de ces tests se sont avérés être positifs et deux décès ont été confirmés.

Diminution plus rapide chez les femmes

Dans les établissements provinciaux, le nombre de femmes incarcérées a chuté de 40 % entre février et avril, contre une diminution de 23 % chez la population masculine. S'il y avait 2147 femmes incarcérées dans ces établissements correctionnels en février, il n'y en avait plus que 1298 en avril.

De son côté, la population carcérale masculine dans les établissements provinciaux est passée de 21 938 hommes incarcérés en février à 16 883 en avril.

Québec crée une réserve de 30 000 appareils informatiques pour les élèves

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Québec crée une réserve de 30 000 appareils informatiques pour les élèves

Le gouvernement du Québec annonce mercredi la mise en place d'une mesure qu'il qualifie d'exceptionnelle, une réserve d'équipements informatiques d'urgence de 30 000 appareils.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, veut ainsi soutenir le réseau scolaire pour assurer l'accès au matériel informatique pour l'ensemble des élèves du Québec.

Cette initiative représente un investissement de 18,9 millions $. Elle vise à ce que tous les élèves du Québec puissent avoir accès à un enseignement à distance de qualité, peu importe la situation.

Les équipements seront prioritairement destinés aux élèves qui n'ont pas accès approprié aux outils, qui sont en 4e ou 5e secondaire selon la formule de fréquentation scolaire en alternance ou qui sont considérés à risque de vulnérabilité susceptible d'influer sur leur apprentissage, leur réussite, leur comportement et leur socialisation.

Les élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage font aussi partie des priorités du gouvernement.

Le ministre Roberge signale que cette initiative fait suite à la somme de 150 millions $ mise à la disposition des centres de services scolaires en juin dernier pour fournir aux écoles des tablettes et des ordinateurs portables.

À ce jour, le réseau a fait l'acquisition d'environ 200 000 appareils en prévision de la rentrée scolaire. Les commandes se poursuivront au cours des prochaines semaines.

Les Québécois plus généreux et solidaires depuis le début de la pandémie

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Les Québécois plus généreux et solidaires depuis le début de la pandémie

Sept Québécois sur dix ont fait au moins un don pour une cause de bienfaisance depuis janvier 2020, selon un tout nouveau sondage publié par l’Institut Mallet. Si les organismes communautaires, comme Le Pignon bleu, ont bien ressenti la «grande générosité» des Québécois, ils envisagent les mois à venir avec beaucoup d’inquiétude.

La recherche médicale et l’aide aux enfants se retrouvent dans les trois principales causes choisies par les donateurs. Une majorité de Québécois sondés sont toutefois venus en aide aux personnes démunies.

«Les Québécois se sont donné la main de façon impressionnante», affirme Roseline Roussel, directrice générale du Pignon Bleu. L’organisme, qui se considère «extrêmement chanceux», a réussi à livrer entre 500 et 1000 repas par jour à 20 organismes communautaires de la région en plus de livrer l’épicerie à plusieurs personnes dans le besoin.

«Je n’ai jamais vu ça en 30 ans», souligne Mme Roussel, qui se dit très impressionnée par les nombreuses initiatives citoyennes. Mme Roussel est très heureuse de la grande visibilité obtenue grâce aux réseaux sociaux. Selon elle, plus de quarante personnes ont récolté des dons de leurs propres initiatives sur les plateformes comme Facebook. En plus des dons corporatifs, Le Pignon Bleu, qui vient en aide aux familles et aux aînés de la région de Québec, a reçu des dons d’un peu partout dans la province et même des États-Unis.  

La situation vécue par Le Pignon bleu n’est malheureusement pas universelle. Avec son fond d’urgence de deux millions de dollars, accumulé rapidement grâce aux dons individuels et corporatifs, Centraide a été en mesure de redistribuer complètement, dès juin, son financement pour soutenir diverses causes telles que la toxicomanie ou la violence faite aux femmes. «Les banques alimentaires ont eu beaucoup de soutien, ce qui est très bien, mais ça prend aussi un soutien complet du filet social. La raison d’être de Centraide, c’est de soutenir un réseau entier d’organismes communautaires», assure Isabelle Genest, vice-présidente au développement philanthropique. 

Voir le sondage ici

D’autres organismes, comme ceux venant en aide aux gens souffrant de problème de santé mentale, ont été moins touchés par la vague philanthropique. «Les personnes démunies ont reçu beaucoup de visibilité dans le contexte de la pandémie. […] Or, ma perception de ça, c’est que la santé mentale c’est un fléau plus ou moins visible dans notre société. Il faut réellement être impliqué dans le milieu ou touché par ça pour être sensibilisé. Ce n’est pas une cause facile à promouvoir», explique Jean Gagné, président de l’Institut Mallet. 

Selon le sondage, 43% des 1000 donateurs ont répondu avoir fait au moins un don en argent. Les Québécois ayant donné de cette façon ont déboursé, en moyenne, 189 $.

Malgré tout, depuis quelques semaines, les organismes comme Centraide et Le Pignon Bleu voient leurs entrées d’argent diminuer. Alors que l’été est habituellement une période prospère pour les campagnes de financement et les activités de bienfaisance, les organismes s’inquiètent sur le moyen-terme et envisage une baisse de 20 à 30 % des revenus provenant de donateurs alors que les besoins, eux, risquent d’augmenter.

Selon le sondage de l’Institut Mallet, les citoyens envisagent donner un peu moins d’ici les six prochains mois, avec une moyenne de 173 $ par personne. 

Un filet social resserré 

Malgré les nombreuses craintes du milieu communautaire vis-à-vis les mois et les années à venir, la vague d’amour créée par les dons et la solidarité citoyenne a resserré les mailles de notre filet social, selon Roseline Roussel. «Le filet social est plus serré qu’au début de la crise. Je suis extrêmement impressionnée par toute la collaboration qui s’est mise en place entre les organismes. Ça a démontré que de mettre en commun notre expertise et nos connaissances, c’est mieux que de travailler en silo. Est-ce que le filet restera aussi serré dans les mois à venir? Je ne sais pas… En tout cas, je l’espère et je le souhaite», affirme la directrice du Pignon Bleu. 

Bien donner

Selon le sondage, 49 % des répondants ont dit avoir fait au moins un don de vêtement, de mobilier ou d’équipement informatique. 

«L’ensemble du Québec a fait son grand ménage pendant la pandémie», lance d’entrée de jeu Patricia Caissy. La directrice générale du Service d’entraide Basse-ville (SEBV) a même remarqué plusieurs débordements en lien avec ce type de dons. Plusieurs vêtements, matelas, meubles et objets se sont empilés devant l’édifice de l’organisme.

«On est content, malgré tout, d’avoir reçu tous ces dons! Ça a un impact majeur et réel sur la vie de beaucoup de gens», souligne la directrice générale du SEBV. Mme Caissy suggère toutefois aux citoyens qui aimeraient donner des biens matériels d’appeler les organismes communautaires pour s’assurer de leurs besoins actuels. Ce petit geste peut éviter la dégradation des biens et le vandalisme autour de la chute à dons.

Selon Mme Caissy, avant de donner, il faut aussi se poser la question «est-ce que j’offrirais cet objet ou ce vêtement à un ami?». Pour la jeune femme, le don est avant tout un geste «de bonne foi», empreint d’une «certaine dose d’amour». 

Un robot «anti-COVID» en fonction dès lundi à Québec [VIDÉO]

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Un robot «anti-COVID» en fonction dès lundi à Québec [VIDÉO]

Imaginez un robot qui parcourt les allées des bureaux après les heures de travail. Ce scénario est désormais possible, puisque l’entreprise Qualinet a récemment fait l’acquisition d’un robot mobile destiné principalement à la désinfection des tours de bureaux de la province.

Muni d’un échangeur d’air, deux filtres HEPA et huit lampes à rayons ultraviolets, le robot peut désinfecter à la fois par recirculation d’air et par rayonnement ultraviolet grâce à la technologie ASEPT-UV. En plus d’aseptiser l’air ambiant, les murs, plafonds, planchers et contenus sont décontaminés. 

«Le robot travaille sur une surface de 360 degrés, mais lorsque les rayons ultraviolets ne peuvent pas atteindre certains endroits, nous décontaminons manuellement», précise Roger Vigneault, directeur des opérations chez Qualinet, lors d’une conférence de presse au siège social à Québec.

COVID-19: bilan stable dans l’Est ontarien

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COVID-19: bilan stable dans l’Est ontarien

Le Bureau de santé de l’est de l’Ontario ne rapporte aucun nouveau cas sur son territoire mardi, portant toujours le total à 179 cas positifs.

Le dernier bilan du Bureau rapporte 118 cas positifs dans les Comtés unis de Prescott et Russell, dont 103 sont considérés comme résolus et 11 décès. Les Comtés unis de Stormont, Dundas et Glengarry rapportent 36 cas positifs, dont 35 qui sont guéris, et la Ville de Cornwall quant à elle indique 25 cas positifs qui sont tous résolus à l’heure actuelle. Seulement cinq cas demeurent donc toujours actifs dans l’Est ontarien.

Legault promet une enquête sur les CHSLD, mais demeure évasif sur les modalités

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Legault promet une enquête sur les CHSLD, mais demeure évasif sur les modalités

Le gouvernement Legault va instituer une enquête «détaillée» sur l'hécatombe survenue au printemps dans les CHSLD, mais on ne sait toujours pas quand elle aura lieu, ni quelle forme elle prendra.

En mêlée de presse, mardi à Mascouche, le premier ministre François Legault a confirmé la tenue d'une telle enquête, qui était envisagée depuis des mois. Mais il est demeuré évasif sur les échéances et les modalités.

Quatre nouveaux cas dépistés en Outaouais

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Quatre nouveaux cas dépistés en Outaouais

Quatre cas positifs de COVID-19 ont été diagnostiqués dans les 24 dernières heures en Outaouais, portant le total à 719 depuis cinq mois.

Le Centre intégré de santé et des services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) affirmait mardi que «pour des raisons hors de son contrôle», il n’est toujours pas en mesure de fournir des données régionales mises à jour, par exemple le nombre de cas actifs. Dimanche, on en comptait 49.

Les excédents de Desjardins fondent avec la COVID

Affaires

Les excédents de Desjardins fondent avec la COVID

MONTRÉAL — Les turbulences provoquées par la pandémie de COVID-19 ont continué de peser sur les excédents du Mouvement Desjardins au deuxième trimestre, où ils ont fondu de 23,6 % alors que 271 millions $ ont été mis de côté pour affronter d’éventuelles pertes sur créances.

Le groupe financier coopératif a dévoilé mardi un excédent avant ristournes aux membres de 529 millions $, en recul de 23,6 % par rapport au deuxième trimestre l’an dernier.

Ses revenus d’exploitation ont néanmoins progressé de 1,2 %, à 4,28 milliards $.

Dans un communiqué, Desjardins a également expliqué que la diminution de ses excédents était également attribuable à une «sinistralité plus importante en assurance de dommages» en raison d’une tempête de grêle survenue en Alberta pendant le deuxième trimestre.

«Les résultats du deuxième trimestre témoignent de la très bonne solidité financière du Mouvement Desjardins», a néanmoins estimé son président et chef de la direction Guy Cormier, dans un communiqué où la coopérative indique avoir retourné 106 millions $ à ses membres ainsi que dans la collectivité.

Le secteur des particuliers et des entreprises dégringole

En ce qui a trait à la performance de chacun des secteurs de Desjardins, celui des particuliers et des entreprises a vu ses excédents dégringoler de 27,5 %, à 337 millions $. Le portrait a été différent du côté de la gestion de patrimoine et l’assurance de personnes, où les excédents ont été de 261 millions $, en hausse de presque 46 %. Quant à l’assurance de dommages, les excédents ont plongé à 16 millions $, alors qu’ils avaient été de 123 millions $ au deuxième trimestre l’an dernier, lorsqu’«aucune catastrophe n’était survenue», a souligné Desjardins.

À mi-chemin dans son année financière, les provisions pour pertes sur créances de la coopérative établie à Lévis atteignaient 595 millions $ en date du 30 juin, soit 497 millions $ de plus par rapport à la même période l’an dernier. Ses excédents avant ristournes affichaient un recul de 25 %, à 814 millions $.

Au 30 juin, près de 420 000 demandes de mesures d’allègement avaient été reçues par Desjardins, comme pour des reports de versements hypothécaires ainsi que de paiements de cartes de crédit.

À la fin du deuxième trimestre, l’actif total de la coopérative se chiffrait à presque 350 milliards $, en progression d’environ 12 % depuis le 31 décembre dernier. Le ratio de fonds propres - qui mesure la résilience des institutions financières - de 22,4 % à la fin du premier trimestre

À l’épicentre du coronavirus, les Wuhanais laissent tomber le masque

Monde

À l’épicentre du coronavirus, les Wuhanais laissent tomber le masque

WUHAN — Au cœur de la Chine, leur ville a été la première de la planète à se retrouver en quarantaine. Mais six mois plus tard, les habitants de Wuhan savourent leur retour à une vie normale, au point que beaucoup n’hésitent plus à tomber le masque.

Des jeunes qui se déhanchent lors d’une fête techno, des stands de nourriture pris d’assaut et des embouteillages omniprésents : le paysage wuhanais n’a plus rien à voir avec l’atmosphère de ville fantôme qui s’était abattue sur les rives du Yangtsé à partir du 23 janvier.

La métropole de 11 millions d’habitants a vécu un dur confinement de 76 jours, finalement levé début avril. Mais avec la quasi-disparition de la maladie dans l’ensemble de la Chine, l’animation a repris possession des rues.

Des milliers de Wuhanais font la queue tous les matins devant les roulottes vendant des petits-déjeuners. Une scène qui contraste avec les foules qui se pressaient dans les hôpitaux de la ville pendant l’hiver, angoissées par le nouveau coronavirus.

Alors que le masque est de rigueur de Berlin à Paris, à Wuhan l’objet symbole de la pandémie, de même que les combinaisons intégrales et les lunettes de sécurité, laissent la place aux ombrelles et aux lunettes de soleil. Les températures écrasantes ont atteint ces derniers jours les 34 degrés.

Les touristes sont revenus et se photographient tout sourire devant la Tour de la Grue jaune, un des monuments emblématiques de Wuhan, avec ses boiseries rouges et orange.

Marché fermé 

Mais le retour à la normale n’est pas complet et l’activité économique reste convalescente.

«Durant la première moitié de l’année, on a seulement réactivé certains projets qui étaient prévus avant l’épidémie», explique à l’AFP Hu Zeyu, employé d’un promoteur immobilier. «Le volume d’affaires a été fortement réduit.»

Même son de cloche chez Yang Liankang, propriétaire d’un stand de nourriture. L’activité reprend doucement, avec des ventes quotidiennes passées d’environ 300 yuans (57 $) le mois dernier à plus de 1000 yuans (191 $) actuellement.

«Mais ce n’est pas aussi bien que j’imaginais», note-t-il.

Parmi les premières personnes contaminées à Wuhan, beaucoup travaillaient au marché de produits frais Huanan, qui a été fermé par les autorités début janvier.

Laissé à l’abandon derrière de hautes barrières bleues, il n’a pas rouvert. Certains vendeurs ont réinstallé leurs étals plus loin.

Depuis le déconfinement, Wuhan a pris le temps de revenir sur son traumatisme.

Au musée de la Révolution, une exposition sur la COVID-19 présente des objets censés illustrer la lutte contre l’épidémie. Les visiteurs peuvent observer des combinaisons intégrales dédicacées, utilisées par les soignants durant la crise.

Beaucoup de Wuhanais disent désormais vouloir profiter de l’instant présent.

«Maintenant, je jouis de chaque jour comme si c’était le dernier», déclare une habitante du nom de Hu Fenglian. «Je n’ai pas envie de me faire trop de soucis.»

«Optimisme» dans le monde de la boxe après une rencontre avec le Dr Arruda

COVID-19

«Optimisme» dans le monde de la boxe après une rencontre avec le Dr Arruda

MONTRÉAL — En quelques petites phrases mardi soir, Camille Estephan a livré des sentiments et des sensations qu’il n’avait pas encore ressentis dans ses efforts des derniers mois pour relancer le monde de la boxe professionnelle au Québec.

«Je n’ai pas voyagé de Montréal à Québec pour rien. Je pense que ça va porter fruit», a affirmé le président de Eye of the Tiger Management environ deux heures après avoir participé à une rencontre avec le docteur Horacio Arruda.

«Je suis optimiste. Je pense qu’il m’a donné l’impression de vouloir être juste et cohérent. Pour ça, je dis qu’on a de bonnes chances.»

Estephan avait un plan de match bien défini mais de son propre aveu, ses attentes n’étaient pas nécessairement élevées à cause de réponses précédentes qu’il avait reçues.

Or, a-t-il confié lors d’une entrevue téléphonique avec La Presse canadienne, la rencontre s’est déroulée beaucoup mieux que ce qu’il avait anticipée.

«Honnêtement, j’avais peur qu’on vienne ici pour la forme parce qu’on avait déjà dit non à nos correspondances, nos courriels, notre protocole. Alors, cette fois-ci, c’est vraiment une chance de nous exprimer qu’on nous a donnée aujourd’hui et c’est tout ce dont on avait besoin.»

Pendant la rencontre qui a duré entre une heure et une heure et quart a estimé le président d’EOTTM, Estephan a mis l’accent sur le protocole qui serait appliqué pendant un gala de boxe.

Il a notamment tenu à rappeler que les combats seraient présentés à huis clos et que les boxeurs, les entraîneurs et les préposés aux coupures dans les coins seraient tous testés.

Surtout, Estephan espérait obtenir une réponse à une question qui le tenaille depuis un certain temps.

«La question vraiment que j’avais c’était : “Dites-moi, docteur Arruda, comment se fait-il que le monde entier a déconfiné la boxe — on parle du monde industrialisé — et on est le seul à dire non? C’est quoi la réponse? Pourquoi?”», a-t-il raconté.

«Je n’ai pas vraiment eu de réponse là-dessus, a aussitôt reconnu Estephan, sauf qu’il était content parce qu’il a vu qu’un boxeur qui est testé à plusieurs reprises, même s’il peut être asymptomatique dans certaines périodes, il va avoir été testé assez souvent pour qu’on s’assure s’il a ou pas le virus. [...] Le risque zéro, ça ne peut pas arriver, évidemment. Mais pour être cohérent et juste, il faut déconfiner la boxe. Je pense qu’il réalise ça maintenant.»

Estephan et le reste de la boxe professionnelle sont en mode attente. Estephan a l’impression qu’il obtiendra une réponse d’ici une semaine.

Si la réponse vient dans cet intervalle et qu’elle s’avère positive, Estephan estime qu’un gala professionnel pourrait être présenté au Québec entre le milieu et la fin du mois de septembre.

Autre rencontre

En matinée, Patrick Kearney, président de Judo Québec, et Arianne Fortin, double championne du monde et présidente de Boxe Québec, ont obtenu une audience par vidéoconférence, une réunion à laquelle a assisté le docteur Arruda.

Kearney et Fortin représentaient les six principales fédérations de sports de combat de la province: Judo Québec, Boxe Québec, Karaté Québec, Kickboxing Québec, Lutte Québec et Taekwondo Québec.

L’initiative de ces fédérations était de présenter un plan calqué sur celui de la Fédération française de judo, lui-même adopté par la Fédération internationale par la suite. Il consiste, au départ, en des bulles d’entraînement ne comptant que quatre combattants, toujours les mêmes, afin de favoriser un isolement rapide si un cas de COVID-19 devait se déclarer. La traçabilité des contacts des combattants s’en trouve par le fait même grandement facilitée.

Les autres mesures ressemblent à ce qu’on peut voir dans d’autres sports : vestiaires non utilisables, lavage des mains à intervalles réguliers, ainsi que l’obligation de laver son uniforme d’entraînement après chaque séance.

Kearney a fait valoir que les sports de combat n’ont pratiquement jamais cessé en Europe et en Asie. Il trouve particulièrement aberrant que les clubs échangistes aient obtenu le feu vert de la Santé publique avant même les sports de combat.

Les fédérations de sports de combat sont d’avis que les mesures actuelles auront un impact sur les résultats obtenus lors des Jeux olympiques de Tokyo, qui ont été repoussés à 2021.

Les rencontres de ce mardi étaient les premières entre la Santé publique et les sports de combat, une situation qui «constitue un manque de respect inacceptable de la part des autorités, qui ont rencontré certaines fédérations en plus d’une occasion jusqu’ici», selon Kearney.