Selon des documents obtenus au palais de justice de Gatineau, Éric Chénier, 39 ans, et Andréanne Pelletier-Gauthier, 22 ans, doivent répondre à trois chefs, dont deux de trafic de drogue, et un troisième, liés à la corruption d’un fonctionnaire.

Corruption d’un agent correctionnel

Un homme et une femme sont accusés de corruption ou de tentative de corruption d’un agent correctionnel de la prison de Gatineau, a appris Le Droit.

Selon des documents obtenus au palais de justice de Gatineau, Éric Chénier, 39 ans, et Andréanne Pelletier-Gauthier, 22 ans, doivent répondre à trois chefs, dont deux de trafic de drogue, et un troisième, liés à la corruption d’un fonctionnaire.

En septembre dernier, l’agent correctionnel en question a été arrêté pour trafic de stupéfiants, au sein même de l’établissement carcéral.

Bien qu’arrêté et interrogé par les enquêteurs de la Sûreté du Québec, il n’a toujours pas été accusé officiellement.

Cependant, l’acte d’accusation — public — qui a été récemment déposé contre Éric Chénier et Andréanne Pelletier-Gauthier nomme l’agent impliqué dans cette histoire abracadabrante.

On peut y lire que les deux Gatinois auraient « donné ou offert par corruption de l’argent à Derek Trépanier, agent de la paix, dans le dessein que cette personne provoque ou facilite la perpétration d’une infraction ».

À la suite de son arrestation, en septembre, M. Trépanier a été libéré sous promesse de comparaître à la fin du mois de décembre.

La Sûreté du Québec poursuit son enquête et le Directeur des poursuites criminelles et pénales étudie toujours son dossier afin d’autoriser la plainte, une éventuelle accusation de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic.

Les faits reprochés à M. Chénier et Mme Pelletier-Gauthier remontent à la période comprise entre le 17 juin et le 13 septembre.

Selon nos sources, l’agent correctionnel a été interpellé par les enquêteurs de la SQ, dans la guérite du centre de détention.

La SQ confirmait à ce moment avoir saisi plus de 180 grammes de haschich, plus de 25 grammes de cannabis, plus de 190 comprimés s’apparentant à de la méthamphétamine, près de 100 comprimés qui seraient de la codéine, des téléphones cellulaires ainsi que du tabac de contrebande.

Le ministère de la Sécurité publique a depuis ce temps suspendu l’employé, en attendant la suite des procédures judiciaires.

Mme Pelletier-Gauthier a été libérée de façon provisoire cette semaine. 

M. Chénier était déjà détenu dans un autre dossier au moment de sa mise en accusation.