Le surveillant routier du MTQ Éric Blais, la porte-parole régionale du MTQ Rosalie Faubert et le porte-parole régional de la SQ, le sergent Marc Tessier

Congestion «inévitable» à venir sur l'autoroute 50

Les automobilistes ne doivent pas se faire d’illusion. La rentrée scolaire rimera inévitablement avec des bouchons de circulation sur l’autoroute 50. «C’est inévitable, peu importe les moyens qu’on va prendre, il va y avoir de la congestion», souligne le sergent Marc Tessier, porte-parole régional de la Sûreté du Québec (SQ), qui invite à la prudence et à la courtoisie pour éviter des incidents.

À l’aube de la rentrée des classes en Outaouais, des représentants du ministère des Transports du Québec (MTQ) et de la SQ ont tenu jeudi à rappeler diverses mesures de sécurité à respecter — «particulièrement» sur l’autoroute 50.

La porte-parole régionale du MTQ, Rosalie Faubert, a présenté des données qui laissent peu de doute sur ce qui attend les usagers de l’autoroute 50 à partir de mardi prochain.

«On appelle surtout à la patience, a-t-elle insisté. Si on regarde les statistiques de congestion de l’an passé au mois de septembre, c’était 80% des jours ouvrables, donc quatre jours sur cinq, qui démontraient plus de 45 minutes d’attente pour traverser entre la montée Paiement et le pont des Draveurs.»

L’utilisation de routes alternatives, le covoiturage et le transport en commun font partie des options suggérées par le MTQ pour réduire la congestion.

Le sergent Marc Tessier assure pour sa part que la SQ sera bien visible pour la rentrée. Quatre postes de patrouilleurs ont d’ailleurs été créés récemment dans la région pour accroître la présence sur les routes.

Alors que le ministre responsable de la région, Mathieu Lacombe, a récemment demandé qu’une campagne de sensibilisation soit lancée spécifiquement pour les utilisateurs de la portion à deux voies de l’autoroute 50, Mme Faubert précise qu’une telle mesure devrait voir le jour cet automne.

Surveillant routier pour le MTQ, Éric Blais affirme pour sa part en voir de toutes les couleurs sur le terrain. «T’essayes d’aider les usagers de la route, tu veux ramasser un détritus, [mais] tu mets ta vie en danger toutes les fois que t’ouvres la portière, a-t-il mentionné. C’est continuellement comme ça.»

Selon le MTQ, la vitesse n’est pas le plus gros problème sur le tronçon de sept kilomètres après la fin des quatre voies, à l’est de Gatineau. Une étude réalisée sur place a démontré que 85% des usagers de cette portion de l’autoroute circulent à 103 km/h ou moins.

Éric Blais abonde dans le même sens. Il est témoin de nombreux cas de distraction au volant, entre autres de conducteurs qui placent leur téléphone entre le volant et le tableau de bord pour avoir des conversations par vidéo. Lorsqu’une zone de dépassement prend fin, certains conducteurs «s’essayent pour gagner une position» en accélérant lorsque la route rétrécit, ajoute-t-il.

En ce qui concerne le projet d’installer une clôture munie de câbles métalliques pour séparer les voies contiguës sur l’autoroute 50, le MTQ vise toujours un appel d’offres à l’automne, dans l’objectif d’une installation au printemps prochain.

Le projet d’élargissement sur sept kilomètres à partir de la fin des quatre voies est quant à lui encore en phase de conception, une étape qui devrait être terminée à la fin 2020. Ce n’est qu’après cette étape qu’un échéancier pour la réalisation des travaux devrait être connu.