Concilier passion et travail

Pour Roxanne Beauregard et Mario Paul, aujourd'hui est une journée comme les autres. Car c'est la Saint-Valentin chaque jour pour le couple de Gatineau, même (et surtout?) s'ils partagent la même adresse, à la maison comme au travail.
Roxanne et Mario n'ont jamais cru que travailler ensemble serait un défi. Au contraire, ils se complètent à merveille dans toutes les sphères de leur vie. «Cela n'a ne m'a pas effleuré l'esprit que travailler ensemble pourrait déranger, affirme Mario. Il n'y a jamais eu de conflits. On a chacun nos forces et nos faiblesses.»
Ce dernier était en Abitibi, hier, lorsque joint par LeDroit. Avant de partir, il a laissé un poème à sa douce de 20 ans sa cadette. Le geste n'a rien d'inhabituel. «Dans mon coeur, c'est tous les jours la Saint-Valentin», confie-t-il.
Le couple a ouvert son propre salon de coiffure en mai dernier.
Roxanne, originaire de Saint-André-Avellin, était coiffeuse dans son patelin lors de leur rencontre.
Un jour, en passant devant un commerce vacant du boulevard des Hautes-Plaines dans le secteur Hull, l'idée leur est venue de se lancer en affaires. Roxanne reprendrait sa place dernière la chaise de coiffeur et Mario s'occuperait de l'administration et de la réception. Trois semaines plus tard, «comme on est un couple spécial», ils emménageaient dans leurs nouveaux locaux.
Depuis, «notre chiffre d'affaires monte aussi vite que notre amour», poursuit-il.
«Les gens apprécient le côté familial et authentique de notre commerce, soutient Roxanne. Mais on est très respectueux. Ça parait qu'on est en couple... mais on n'en met pas trop non plus pour rendre les gens mal à l'aise.»
Les célébrations de la Saint-Valentin commenceront plus tard pour eux. Le commerce du secteur Hull doit rester ouvert tard ce soir en raison des nombreux rendez-vous.
Vers 21h, lorsque le petit sera au lit, Mario et Roxanne feront comme chaque soir. «On va jaser, on va se coller.»
Il ne sont pas seuls à concilier travail et couple.
Pour Valérie St-Jean et Simon Coulombe, les fondateurs de l'entreprise en multimédia Imagitèque, ça permet de joindre l'utile à l'agréable. «On a pu voyager aux États-Unis, à Paris, dans différentes régions du Québec», expose Mme St-Jean.
Mais aujourd'hui, le couple sera séparé de 200km. M. Coulombe doit faire un arrêt à Montréal. Il n'y aura pas de «petits coucous» ou de «clins d'oeil» envoyés entre les deux voisins de bureau.
Mme St-Jean ne s'en formalise pas. «Comme on travaille dans le monde du spectacle et du multimédia, on peut recréer l'occasion facilement», lance-t-elle en éclatant de rire.