Les plus de 12 000 professeurs, instructeurs, conseillers et bibliothécaires ont été en grève pendant cinq semaines, privant de cours quelque 500 000 étudiants à travers la province.

Collèges ontariens: le syndicat veut contester la loi spéciale

La loi spéciale qui a forcé le retour au travail du personnel scolaire des 24 collèges de l’Ontario cette semaine sera contestée devant les tribunaux, a annoncé jeudi le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO).

Plus précisément, le SEFPO veut s’adresser à la cour pour s’attaquer à la constitutionnalité de la loi spéciale, clamant qu’elle viole la Charte canadienne des droits et libertés, en particulier l’article 2 (d) qui protège la liberté d’association.

« Le gouvernement provincial avait le pouvoir d’ordonner à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour négocier une entente, a signalé le président du SEFPO, Warren Thomas, dans un communiqué. Le gouvernement a plutôt choisi de légiférer. Il a piétiné le droit à la négociation collective alors qu’il avait vraiment d’autres choix ».

Le SEFPO déplore que le gouvernement Wynne n’ait accordé que trois heures aux deux parties la semaine dernière, après le rejet de l’offre des collèges, pour trouver un terrain d’entente pour mettre fin à la grève.

« Après le rejet du contrat, le gouvernement n’a jamais donné une véritable chance à la négociation collective », a argumenté M. Thomas.

En vertu du projet de loi 178 adopté dimanche à Queen’s Park, le SEFPO et les collèges ont 90 jours pour régler leurs différends contractuels à l’arbitrage. L’embauche de professeurs à temps complet ainsi que la liberté académique figurent parmi les points en litige.

Les plus de 12 000 professeurs, instructeurs, conseillers et bibliothécaires ont été en grève pendant cinq semaines, privant de cours quelque 500 000 étudiants à travers la province.