Claude Gingras reçoit les grands honneurs

Les moments forts en émotion n'ont pas manqué hier soir, lors du 13e gala du Prix Bernard Grandmaître au CNA.
Sans surprise, la soirée a été dédiée à l'ancienne directrice générale de l'ACFO d'Ottawa et grande organisatrice de la réception, Claudette Boyer, décédée subitement le week-end dernier des suites d'un ACV.
Tous en coeur, aiguillés par le député fédéral d'Ottawa-Vanier Mauril Bélanger, les convives ont entonné en lever de rideau une version révisée pour l'occasion du couplet le plus connu de Gilles Vigneault, Gens du pays.
« Ma chère Claudette, tu resteras, dans notre coeur, gravée, toujours », ont-ils fredonné.
Le ton était donné.
Homme d'affaires, philanthrope, et ardent défenseur des droits des francophones, Claude Gingras a reçu les plus grands honneurs.
M. Gingras est notamment connu pour avoir dirigé pendant 20 ans la Fondation franco-ontarienne. Sous sa gouverne, l'organisme est devenu un véritable pilier de la francophonie ontarienne.
Évoquant la perte d'une grande activiste en Claudette Boyer, M. Gingras a appelé les centaines de personnes présentes à se tourner vers l'avenir et poursuivre le - son - combat.
« Il faut qu'on se mouille, qu'on s'embarque, et que l'on continue, parce que sinon on va reculer. Regardons ensemble vers l'avant, et continuons », a-t-il vigoureusement lancé avant d'être chaleureusement applaudi.
« Il faut s'impliquer partout et en tout temps. C'est la seule façon que nous allons arriver à faire respecter nos droits et à conserver ce que nous avons acquis. »
Le prix de l'organisme de l'année a quant à lui été attribué au Centre des services Communautaires de Vanier.
Malgré le fait que « la tentation soit forte » pour adopter une approche bilingue, le centre n'a pas l'intention de changer sa façon de faire.
« La tentation est là et les occasions sont là aussi, mais le conseil d'administration et le personnel ont choisi de mettre l'accent sur les services en français. Les francophones viennent d'aussi loin que de Kanata et d'Orléans pour recevoir nos services », affirme son directeur général, Michel Gervais.
Certains Franco-Ontariens le sont de naissance, d'autres le deviennent par choix. C'est le cas du lauréat dans la catégorie Jeunesse de l'année, Patrick Twagirayezu.
Lorsqu'il pose ses valises avec sa famille à Ottawa en 2002, sa mère fait un choix qui sera déterminant : le jeune homme ira à l'école française, « pour que je devienne bilingue ».
« C'est un choix que ma mère a fait pour que je sois bilingue, mais aujourd'hui, je peux dire que je suis plus francophone que bilingue. Lorsque je reçois un prix pour la francophonie, ça me démontre que cela en a valu la peine », a confié le jeune homme inscrit en 12e année à l'école Franco-Cité, et qui représente la jeunesse au sein de plusieurs instances, dont au Sommet du maire pour la jeunesse d'Ottawa, et au Rassemblement des élèves conseillers francophones de l'Ontario.
L'ancienne députée fédérale libérale Marlene Catterall a vu sont engagement pour la communauté francophone récompensé en se voyant remettre le Laurier Francophile de l'année.
Plus de détails dans LeDroit du 22 février ou sur ledroitsurmonordi.ca