Chauffeur d'autobus congédié

Bryan Michaud
Le Droit
Un chauffeur d'autobus scolaire d'Ottawa a perdu son emploi et a vu son permis de conduire être suspendu pour une durée de 12 heures après qu'un citoyen l'eut aperçu en train de boire de l'alcool à l'intérieur de son véhicule.
L'individu, dont l'identité n'a pas été révélée, a été aperçu par un citoyen buvant dans le véhicule d'Autobus Campeau, hier en début d'après-midi, sur le chemin Fellows, à proximité de l'école élémentaire Terre-des-Jeunes, à Ottawa.
Le témoin a immédiatement contacté le Service de police d'Ottawa (SPO).
« Nous n'avons pas pris le conducteur sur le fait, mais nous avons effectué des analyses, explique le porte-parole du SPO, Alain Boucher. Les tests démontraient que l'homme avait effectivement consommé de l'alcool, mais il ne dépassait pas la limite d'alcool permise dans le sang. Les patrouilleurs ont suspendu son permis de conduire pour une période de 12 heures et nous avons contacté la compagnie Autobus Campeau pour qu'ils envoient un autre conducteur. »
Les patrouilleurs du SPO se sont rendus sur le chemin Fellows, vers 13 h 30. Le conducteur, qui attendait la fin des classes, devait ramener à la maison des étudiants de l'école Terre-des-Jeunes vers 14 h 20.
Inadmissible
Le propriétaire d'Autobus Campeau, Jacques Campeau, était encore sous le choc lorsque joint par LeDroit.
La direction de l'entreprise n'a pas lésiné et a immédiatement congédié l'employé.
« C'est épouvantable, a lancé d'entrée de jeu M. Campeau. Notre entreprise opère depuis 1961 et c'est la première fois que l'on voit un cas comme celui-ci ! Je tiens à remercier le citoyen qui a eu la vigilance de contacter les policiers. Lorsqu'on voit un autobus arrêté sur le bord du chemin, on peut se dire que ce n'est pas normal ! »
La déception de M. Campeau était d'autant plus vive qu'il trouvait que l'employé congédié était une bonne personne.
« J'ai deux enfants et je trouve ça aberrant, poursuit le propriétaire de la compagnie qui possède 350 autobus au Québec et 150 autres en Ontario. Nous passons notre temps à faire passer des tests de sécurité à nos véhicules et la sécurité des enfants est ce qui nous importe le plus. Ça aurait pu être mes enfants ! »
Même réaction au conseil
La direction du Conseil des écoles catholiques de langue française du Centre-Est (CECLFCE), qui a signé le contrat en sous-traitance avec la compagnie Autobus Campeau, affirme qu'elle aurait également congédié le chauffeur si ce dernier aurait travaillé pour leur conseil.
« La sécurité de nos élèves est ce qui est le plus important pour nous, assure Roxanne Deevey, porte-parole du CECLFCE. Lorsque nous engageons des gens qui sont en contact avec les enfants, nous leur demandons de présenter un rapport d'antécédent judiciaire provenant de la police. »