Cette semaine, une trentaine de personnalités canadiennes ont demandé au premier ministre Justin Trudeau de mettre un frein au projet de Chalk River, qui représente selon eux une menace à long terme pour la rivière des Outaouais.

Chalk River : l'inaction n'est pas une option, selon le député Amos

L'inaction dans le dossier des déchets radioactifs à Chalk River n'est pas une option pour le député fédéral du Pontiac, William Amos.
Disant prendre très au sérieux les préoccupations de ses électeurs au sujet du projet de dépotoir proposé à Chalk River, le député Amos a décidé d'intervenir publiquement dans le dossier pour rappeler qu'il faut trouver une solution pour s'occuper des déchets sur le site de Chalk River.
« Je reconnais l'importance de l'enjeu. Il y a des politiciens qui vont tenter de jouer la politique sur ce projet. C'est dommage. Moi, je dis à mes électeurs qu'il y a un processus, et que les gens qui ont des préoccupations les fassent connaître lors des consultations et des audiences prévues à cet effet », a souligné le député Amos.
Cette semaine, une trentaine de personnalités canadiennes ont demandé au premier ministre Justin Trudeau de mettre un frein au projet de Chalk River, qui représente selon eux une menace à long terme pour la rivière des Outaouais. 
Dans une deuxième lettre ouverte sur ce dossier, le député Amos rappelle pour sa part que l'inaction n'est pas une solution à Chalk River. Il y rappelle qu'il a toujours encouragé depuis 2016 la mobilisation du public et est resté proactif depuis les débuts du processus. 
« Nous devons nettoyer la contamination actuelle et nous devons envisager toutes les solutions raisonnables. L'inaction n'est pas une option. Les déchets nucléaires sont un legs historique qui demande un système de gestion de classe mondiale. Simplement dire non sans proposer d'alternatives n'est pas acceptable » écrit le député Amos.
Le projet du consortium Laboratoires nucléaires canadiens (LCN) propose de construire une installation de déchets radioactifs. « Je leur demande d'expliquer au public quelles autres solutions raisonnables ont été envisagées, et la raison pour laquelle ils ont opté pour cette dernière. Si le LNC décide de réviser leur proposition, il leur incombe de prendre en compte toute préoccupation exprimée par le public », estime le député Amos.
Ce dernier indique « avoir demandé formellement à la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) d'organiser des consultations supplémentaires cet automne à Gatineau et dans chaque municipalité qui en fait la demande ». Il y en aura une le 2 octobre à Sheenboro, au Parish Hall, où le député Amos compte être présent.
Beaucoup de citoyens du Pontiac de la nation algonquine ont exprimé des préoccupations au sujet de la consultation avec les peuples autochtones dans le cadre du processus en cours. Le député Amos demande donc à la CCSN « d'assurer un financement adéquat afin de permettre l'accès à des experts et la prise en compte des connaissances traditionnelles ».