Denis Tassé, Sylvie Goneau et Maxime Pedneaud-Jobin mettent tous leur siège en jeu pour diriger les destinées des Gatinois pour les quatre prochaines années.

Ceux qui nous quittent, ceux qui nous laissent

Des visages auxquels les Gatinois se sont habitués au fil des ans disparaîtront du paysage politique le 5 novembre. Au moins sept élus ne seront assurément pas de retour lors du prochain mandat.

Pour certains, il s’agit d’un choix, tandis que pour d’autres, c’est la démocratie qui aura parlé. La course à la mairie fera au moins deux victimes, peut-être trois si Rémi Bergeron ou Clément Bélanger causent la surprise. Denis Tassé, Sylvie Goneau et Maxime Pedneaud-Jobin mettent tous leur siège en jeu pour diriger les destinées des Gatinois pour les quatre prochaines années. Dans le district de Deschênes, le conseiller sortant, Richard Bégin, doit affronter le conseiller sortant de Lucerne, Mike Duggan. Un seul des deux candidats sortira vainqueur de l’élection. Les conseillers Maxime Tremblay (8 ans), Mireille Apollon (8 ans), Josée Lacasse (4 ans) et Denise Laferrière (16 ans) quittent tous la politique active. Voici certains des témoignages partagés, mardi, par les élus gatinois lors du tout dernier conseil municipal du présent mandat. 

Maxime Pedneaud-Jobin

Maxime Pedneaud-Jobin

« Les politiciens ont souvent mauvaise presse, mais ça prend des élus, ça prend des gens qui font le choix de s’investir pour gérer des fonds publics, pour faire des choix difficiles, pour accompagner les citoyens, pour essayer d’améliorer constamment la qualité des services de la Ville et plus globalement la qualité de vie dans nos quartiers. 

C’est un métier qui est très difficile. On est jugé publiquement, sur nos bons coups, mais aussi et surtout sur nos erreurs. C’est une vie professionnelle qui a une conséquence sur nous et nos familles. 

Au nom des Gatinois, je remercie chacun des élus, ceux qui mettent leur siège en jeu et ceux qui nous quittent définitivement. »

Denise Laferrière (4 mandats)

Denise Laferrière

« La politique se professionnalise de plus en plus. Ça devient carrément une profession. Je suis peut-être de la vieille école, mais moi je ne vois pas ce rôle comme ça. Pour moi, un politicien c’est quelqu’un qui est là pour rendre service, alors que le politicien professionnel s’assure de toujours dire les bonnes choses, au bon moment, pour être réélu. […] Yves Ducharme, quoi qu’on en dise, était un maire qui avait une vision très large pour sa ville et je pense un peu comme lui. On a beaucoup de conditions favorables à Gatineau, mais on ne fait pas assez d’effort pour profiter de toutes ces possibilités-là. »

Mireille Apollon (2 mandats)

Mireille Apollon

« Ces deux mandats m’ont permis de donner ma pleine mesure à l’amélioration de la qualité de vie dans mon district. Je me considère privilégiée d’avoir pu servir les citoyens de toute la Ville pendant toutes ces années. J’en serai reconnaissante à tout jamais. La culture et les arts sont au cœur de notre développement durable et il y aura encore beaucoup de travail à abattre au cours du prochain mandat. »

Maxime Tremblay (2 mandats)

Maxime Tremblay

« Dans une vie, ceux qui souhaitent essayer la politique doivent le faire. C’est vraiment une belle expérience d’avoir un contact direct avec les citoyens et tenter de changer des choses pour améliorer la qualité de vie des gens. Là, je vais faire autre chose. Je vais m’impliquer autrement. Ce n’est jamais la fin. C’est peut-être le début d’autre chose. Je ne ferme jamais la porte. »

Josée Lacasse (1 mandat)

Josée Lacasse

« C’est mon dernier conseil, la fin de mon mandat. J’ai adoré contribuer à l’avancement de cette belle Ville de Gatineau pendant quatre ans. »