Les travaux qui ont été nécessaires à la suite d’un dégât d’eau causé par l’évasion d’un détenu au Centre hospitalier Pierre-Janet, l’hiver dernier, sont loin d’être terminés.

Centre Pierre-Janet: pas de réouverture avant l’été 2018

Les travaux au Centre hospitalier Pierre-Janet ne seront pas terminés comme prévu le mois prochain. Victime d’un important dégât d’eau lors de l’évasion d’un détenu l’hiver dernier, l’établissement gatinois ne sera pas prêt à recevoir des patients avant l’été 2018.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) a indiqué, mercredi, qu’une « certaine détérioration du réseau de la plomberie » a été décelée dans l’édifice bâti il y a plus de 75 ans, de sorte qu’il faudra procéder à son remplacement.

« De plus, nous avons aussi décidé de profiter de la fermeture de l’édifice pour enlever l’amiante au plafond du dernier étage (non touché par le sinistre), ajoute le CISSSO. Cette opération entraîne d’emblée la mise à niveau du réseau de gicleurs et de conduits de ventilation. Compte tenu de ces décisions, nous prévoyons que les travaux se termineront à la fin juin 2018 et que la réintégration de la clientèle et du personnel s’effectuera au cours de l’été. »

En entrevue, le directeur de la direction de la santé mentale et de la dépendance du CISSSO, Alain Godmaire, affirme que dès le mois d’août, l’organisation était « en train de rebrasser la question des échéanciers » en raison de l’état de la plomberie.

Peu de temps après l’important bris de tuyauterie survenu en février dernier, le CISSSO anticipait que les travaux allaient durer environ six mois. En juin dernier, le CISSSO s’était ravisé, pour novembre 2017. Sept mois viennent maintenant de s’ajouter à cet échéancier.

Le bâtiment principal de l’établissement de la rue Pharand à Gatineau avait dû être évacué rapidement après qu’un patient de l’unité psycholégale eut brisé une conduite d’incendie en tentant de s’évader, le 3 février dernier. Environ 75 % de l’immeuble a été touché, ce qui a jusqu’à présent nécessité des travaux dont la facture d’environ 4,5 millions $ sera assumée par les assurances du CISSSO. Les travaux supplémentaires sont quant à eux estimés à 3,5 millions $. Ils seront payés avec « une enveloppe de maintien des actifs autorisée » par le ministère de la Santé.

Le transfert de quelque 80 patients et de près de 150 employés a été nécessaire à la suite de ce sinistre. « Nous sommes conscients des désagréments occasionnés par ce nouvel échéancier, mais nous estimons qu’il est de notre devoir d’améliorer l’état du bâtiment », a indiqué le CISSSO.

Alors que l’évacuation s’est faite de manière précipitée l’hiver dernier, Alain Godmaire a souligné que la réintégration des patients fera l’objet d’une planification. Les patients qui devraient normalement se trouver au CHPJ se trouvent actuellement à divers endroits, notamment dans les hôpitaux de Hull et de Gatineau, ainsi qu’au pavillon juvénile de l’hôpital psychiatrique de la rue Pharand.

M. Godmaire a par ailleurs fait savoir que le CISSSO s’est assuré de corriger la faille ayant permis à un détenu hospitalisé au CHPJ de s’évader en passant par un plafond suspendu. « Dans les endroits comme les chambres et les toilettes, là où on ne peut pas mettre de caméra, ce sera des plafonds de gypse », a indiqué M. Godmaire. Les aires communes qui sont à la vue du personnel auront encore des plafonds suspendus, mais ils seront « trop hauts pour être capable de grimper », assure-t-il.