Nathalie Lepage, directrice générale de Centraide Outaouais, demeure optimiste face à l'objectif.

Centraide fait de l'oeil aux gens d'affaires

Centraide Outaouais peine à atteindre sa cible. La campagne de financement est dans le dernier droit et la fondation invite la communauté d'affaires à se mobiliser afin de recueillir le plus d'argent possible.
Le Groupe Heafey a annoncé, mardi, qu'il s'engage à verser 50000$ par an à Centraide Outaouais, pour les trois prochaines années, et 60000$ par an à Centraide Gatineau-Labelle-Hautes-Laurentides, au cours des deux prochaines années.
«Je lance un appel aux gens d'affaires pour aider Centraide à aider la population dans le besoin», a plaidé Steve Heafey, vice-président aux affaires juridiques du Groupe Heafey.
En dévoilant l'implication de l'entreprise, Centraide Outaouais espère inciter les autres à emboîter le pas. Ce type d'engagement permet à la fondation d'assurer une certaine stabilité dans ses résultats et de planifier les investissements à venir.
«On souhaite inciter d'autres entreprises à faire la même chose. C'est la deuxième fois que Heafey s'implique avec des montants aussi importants. Ce type d'implication nous aide à atteindre notre objectif quand la campagne est plus difficile», souligne Nathalie Lepage, directrice générale de Centraide Outaouais.
La campagne de financement annuelle se terminera à la fin du mois de février. Mme Lepage pense qu'il manquera près de 400000$ pour atteindre la cible de 5,78 millions$. Ce sont les 69 organismes bénéficiaires de l'aide de Centraide qui seront touchés par ce manque à gagner.
«Les besoins sont grandissants. Il n'y a pas beaucoup d'argent de disponible au niveau des différents paliers de gouvernement. On va devoir regarder nos opérations et voir comment on va pouvoir réduire nos frais d'exploitation. Malheureusement, on va aussi devoir regarder nos investissements auprès des organismes. On ne peut pas donner ce qu'on n'a pas reçu», se désole la directrice générale.
Notons que l'objectif fixé par Centraide Outaouais a été revu à la baisse pour une deuxième année consécutive.