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L'archevêque du diocèse de Gatineau, Mgr Paul-André Durocher
L'archevêque du diocèse de Gatineau, Mgr Paul-André Durocher

Célébrer Pâques en temps de pandémie

Julien Coderre
Julien Coderre
Le Droit
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Des deux côtés de la rivière des Outaouais, c'est à capacité réduite que les églises accueilleront les paroissiens pour la célébration de la fête de Pâques, dimanche.

À Gatineau et dans la MRC des Collines-de-l'Outaouais, le nombre de personnes maximum autorisées simultanément dans les églises a été établi à 25 en raison des plus récentes mesures sanitaires imposées par le gouvernement Legault pour lutter contre la propagation de la COVID-19. Ailleurs en Outaouais, la capacité maximale demeure chiffrée à 250.

« Ça fait une bien petite poignée de gens quand on compare à tous ceux qui aimeraient venir célébrer la messe de Pâques dimanche matin, mentionne l'archevêque du diocèse de Gatineau, Mgr Paul André Durocher. Habituellement, Pâques est un des moments où nous avons parmi les plus grandes foules qui se rendent dans nos églises pour célébrer la messe.»

Le nombre de personnes pouvant participer à la messe étant réduit, bon nombre de paroisses ont pris l'initiative de diffuser leurs célébrations en ligne, que ce soit sur les réseaux sociaux Facebook et YouTube, ou encore sur leur site web respectif.

«Au moins, ça permet aux gens qui ne peuvent pas être là en personne de célébrer et de vivre un temps de prière, note Mgr Durocher. Le fait qu'on puisse garder un minimum d'ouverture nous permet de joindre les gens de cette façon. L'année dernière, on était complètement fermé donc on n'avait même pas eu l'occasion d'offrir la messe en ligne.»

Mis à part les restrictions visant la capacité d'accueil des églises, d'autres mesures sanitaires s'appliquent lors des rassemblements religieux en Outaouais, notamment le port du masque obligatoire, le respect de la distanciation sociale, la tenue d'un registre d'inscriptions des gens et l'interdiction de chanter.

«Les mesures imposées par le gouvernement sont des mesures qui nous invitent à être attentifs à l'autre, souligne Mgr Durocher. Si on vit ces restrictions-là comme une façon de prendre soin les uns des autres, ça devient une forme d'amour et de service qui est très évangélique. Il faut voir ça comme un chemin d'évangile.»

À Ottawa

Dans la capitale fédérale, la situation est similaire, mais un peu moins sévère qu'à Gatineau. En effet, le gouvernement ontarien a statué que les églises pouvaient accueillir les paroissiens jusqu'à 15% de la capacité d'accueil maximale de l'établissement.

La cathédrale Saint-Joseph d'Orléans, à Ottawa

À la cathédrale de la paroisse Saint-Joseph d'Orléans, à Ottawa, un maximum d'environ 75 personnes sera donc autorisé pour participer aux célébrations pascales de dimanche.

Alors «qu'environ 40% de la population vient régulièrement», selon le curé Mgr Maurice Dionne, la paroisse a donc décidé d'organiser une messe supplémentaire ce dimanche.

«Habituellement, on fait trois messes pendant le week-end, mais on va en faire une quatrième en fin de semaine, pour Pâques», indique-t-il.

«On ne savait pas si on allait avoir notre Pâques cette année, poursuit Mgr Dionne. En temps normal, l'église est un lieu de partage, où on se rencontre et où les gens se donnent l'accolade. Mais là, ce sera différent en raison de la COVID. Dans l'église, on agit vraiment comme si tout le monde était infecté et on s'organise en conséquence avec les mesures sanitaires mises en place comme la distanciation, le port du masque et le lavage de mains. On est tout de même contents de pouvoir célébrer Pâques, même si ce sera virtuellement pour plusieurs.»

Tout comme à Gatineau et ailleurs en Outaouais, les paroissiens qui n'auront pas l'occasion d'assister aux célébrations en personne pourront les suivre en ligne.

«Les gens doivent se sentir bien à l'aise de demeurer chez eux et de nous suivre en ligne, assure Mgr Dionne. On a la chance d'avoir un paroissien habile avec la caméra et avec la qualité du son.»