Ceinture de verdure de la CCN : trois ans pour réviser le plan directeur

Paul Gaboury
Paul Gaboury
Le Droit
La Commission de la Capitale nationale (CCN) devrait présenter les détails du nouveau plan directeur de la Ceinture de verdure à l'automne 2011. Mais d'ici là, ce n'est pas une mince tâche qui attend ses responsables qui ont dévoilé hier les détails du processus de révision devant déterminer l'utilisation de ces 20 000 hectares de terrains fédéraux pour dix ans, ainsi qu'une vision pour les 50 prochaines années.
C'est la première fois que la CCN entreprend une révision du plan directeur de la Ceinture verte depuis 1996.
D'entrée de jeu, la première dirigeante de la CCN, Marie Lemay, a fait savoir que le processus de consultation allait être « inclusif et transparent », tel que l'organisme s'y était engagé.
« Notre but est d'entamer un processus inclusif et transparent qui nous mènera à une vision pertinente de la Ceinture de verdure pour aujourd'hui et pour les générations futures », a indiqué la première dirigeante Lemay.
Plutôt que d'attendre au milieu ou à la fin du processus, le public sera ainsi le premier consulté dans cette démarche, a souligné Mme Lemay.
Un contrat de 320 000 $
Pour la révision de ce plan, la CCN a octroyé un contrat de 320 000 $ à la firme SENES Consultants Ltd., des experts-conseils dans le domaine de la planification.
La première étape fera le bilan et les enjeux d'ici le printemps 2009. Puis à l'automne 2009, on présentera un énoncé de vision. Le concept d'aménagement et les énoncés politiques suivront à l'été 2010. Des plans sectoriels seront ensuite présentés au printemps 2011, puis le plan directeur final à l'automne 2011.
La CCN sollicitera la participation de citoyens, de partenaires, de groupes et intervenants et même des universités. Elle souhaite la participation active des citoyens, de la région et de partout au pays qui pourront s'exprimer lors de rencontres, mais également par Internet. Autre particularité de cette consultation : un comité consultatif public sera mis sur pied au cours de l'hiver 2009.
Au cours des trois prochaines années, l'organisme fédéral sera placé devant un défi important puisqu'il devra concilier les intérêts nationaux, régionaux et plus locaux, avec les pressions des citoyens, des développeurs, des défenseurs de l'environnement, des entreprises et des institutions qui y sont déjà installées.
L'organisme devra ainsi déterminer quels usages il permettra ou interdira au cours des dix prochaines années, tout en préparant une vision d'avenir pour les 50 prochaines années.