Le député de Pontiac, André Fortin, change légèrement de ton face au gouvernement quand il observe la nouvelle version de la Zone d’intervention spéciale (ZIS).

Carte des zones inondées révisée: encore plusieurs incongruités, dit Fortin

Très critique ces dernières semaines, le député de Pontiac, André Fortin, change légèrement de ton face au gouvernement quand il observe la nouvelle version de la Zone d’intervention spéciale (ZIS). Sauf qu’il est encore loin d’être prêt à applaudir.

« Le gouvernement a réglé une partie de l’enjeu qu’il a lui-même créé en dessinant une carte sur laquelle se retrouvait des citoyens qui n’ont pas été inondés en 2017 et 2019, voire ne le seront probablement jamais. Certaines des propriétés touchées ont été retirées, alors ça règle le problème. Mais certains citoyens, notamment en milieu rural, sont toujours dans la même situation. Pour ces gens-là, c’est une source d’inquiétude, ils se posent des questions. Il faut absolument que cette carte-là reflète la réalité, on parle d’affecter la valeur d’une propriété qui représente souvent les économies de toute une vie. Le gouvernement se doit de corriger chacune des erreurs sur sa cartographie. C’est vrai qu’il y a eu des améliorations, mais on ne va pas se mettre à le féliciter pour un problème qu’il a lui-même créé », lance l’élu dont la circonscription a été durement touchée par la dernière crue printanière.

M. Fortin ajoute que si le territoire visé par la ZIS a été le principal sujet des discussions récemment, un autre aspect le préoccupe grandement.

« Aujourd’hui, ce que le gouvernement dit aux petites municipalités, c’est qu’elles vont devoir faire la cartographie elles-mêmes et suggérer des modifications. Elles vont devenir le point de chute pour tous les citoyens qui ont des revendications. C’est un travail très exigeant, car elles ont des moyens très limités. Elles ont souvent un, deux ou trois employés, alors elles n’ont pas nécessairement les ressources pour le faire. On met tout le fardeau sur les municipalités. Et les citoyens n’ont pas de plateforme pour faire valoir leur point de vue », soutient le député libéral.