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Cantley souhaiterait que le scrutin puisse se tenir en mai 2022. Ainsi, toutes les élections municipales se tiendraient plutôt au printemps qu'à l'automne.
Cantley souhaiterait que le scrutin puisse se tenir en mai 2022. Ainsi, toutes les élections municipales se tiendraient plutôt au printemps qu'à l'automne.

Cantley veut reporter les élections municipales en 2022

Daniel LeBlanc
Daniel LeBlanc
Le Droit
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Par une résolution unanime du conseil adoptée mardi, la municipalité de Cantley demande à Québec de repousser de six mois les élections municipales, prévues le 7 novembre 2021. 

Une question d'abord et avant tout «de fonctionnalité et de démocratie», affirme le conseiller municipal Louis-Simon Joanisse, qui ajoute que d'autres municipalités de l'Outaouais appuient la démarche, par exemple Val-des-Monts et La Pêche.

Cantley souhaiterait que le scrutin puisse plutôt se tenir en mai 2022. Ainsi, toutes les élections municipales se tiendraient plutôt au printemps qu'à l'automne.

La pandémie a aussi pesé dans la balance, sachant que de faire campagne pourrait être plus ardu et «que ça pourrait permettre de gagner quelques mois», mais l'élu affirme que la crise sanitaire n'est pas le principal argument pour le dépôt de cette demande de la part de la municipalité de 11 000 habitants.

«Les nouvelles personnes élues à la table des conseils municipaux entrent en fonction et n'ont qu'à peine un mois pour tout absorber et passer à travers un budget puis l'adopter. C'est un non-sens. On te garoche un budget de 15 ou 20 millions $, et c'est davantage dans les grandes villes, puis tu n'as que quelques semaines pour te virer de bord et prendre des décisions. Tu te retrouves donc à entériner des décisions et des erreurs d'autres conseils. Ça permettrait aux élus d'avoir plus de temps pour se faire une tête, défricher toutes ces informations, parler aux citoyens», lance M. Joanisse.


« Les nouvelles personnes élues à la table des conseils municipaux entrent en fonction et n'ont qu'à peine un mois pour tout absorber et passer à travers un budget puis l'adopter. C'est un non-sens. »
Louis-Simon Joanisse, conseiller municipal

Ayant lui-même également siégé sur le conseil de l'ancienne ville de Gatineau, l'élu soutient que c'est loin d'être la première fois que la question de modifier le calendrier (la saison) des élections municipales fait surface dans les débats. 

«On en a parlé par le passé sauf que là Cantley a pris la décision d'aller de l'avant et de déposer une résolution. C'est une boule de neige qui commence à rouler et on verra ce que ça va donner», indique le conseiller, ajoutant qu'un tel choix «ne nuirait en rien» au gouvernement provincial puisque ce sont les villes qui gèrent ces élections.

La porte-parole du Directeur général des élections du Québec (DGEQ), Julie St-Arnaud Drolet, affirme qu'en temps normal (en dehors d'une période de déclaration d'urgence sanitaire), c’est uniquement par une modification législative que des élections pourraient être reportées. 

«Les trois premiers articles de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités prévoient que des élections générales municipales doivent avoir lieu dans toute municipalité (certaines exceptions s'appliquent) tous les quatre ans, le premier dimanche de novembre», écrit-elle.

Spécifiant que dans le contexte actuel, le gouvernement a émis des règles concernant la tenue d'élections, par décrets ou arrêtés, elle a suggéré au Droit de se tourner vers le ministère des Affaires municipales et de l'Habitation (MAMH) pour des explications.

Le MAMH n'avait pas répondu à notre demande jeudi en fin d'après-midi.