Jocelyne Houle
Jocelyne Houle

Cannavino et Houle en lice pour succéder à Pelletier

Patrick Duquette
Patrick Duquette
Le Droit
Alors que Benoît Pelletier officialisait hier son départ de la vie politique, les rumeurs sur sa succession couraient de plus belle à Gatineau.
Le nom de l'ancien directeur de l'Association canadienne des policiers, Tony Cannavino, circulait de nouveau parmi les cercles libéraux. L'ancien policier, aujourd'hui à la retraite, n'a jamais caché son intérêt pour la politique.
Depuis quelques temps, M. Cannavino fraie dans l'entourage de Benoît Pelletier. En principe, il doit partager la tâche d'organisateur électoral avec Guy Bisson dès le déclenchement des élections.
Mais son arrivée dans l'entourage de M. Pelletier a intrigué bien des libéraux en Outaouais. On se demande si la présence de M. Cannavino n'a pas été préméditée, en prévision du départ du ministre.
Le nom de Jocelyne Houle a aussi été recommandée à l'organisation libérale du comté de Chapleau. L'ancienne mairesse de Buckingham et actuelle conseillère municipale réfléchit ces jours ci à son avenir politique.
Mme Houle accueillerait sans doute avec intérêt une proposition des libéraux, elle qui est aussi pressentie pour briguer la mairie de Gatineau aux élections municipales de 2009.
Le retrait de la vie publique de Benoît Pelletier a surpris les libéraux. À tel point qu'hier encore, l'organisation du comté de Chapleau nageait en plein mystère.
Il semble que l'identité du candidat qui succédera à M. Pelletier était discuté en haut lieu, au bureau du premier ministre Jean Charest. Est-ce à dire qu'un candidat vedette pourrait être nommé dans Chapleau?
«C'est le rêve de tout organisateur politique, de pouvoir compter sur un candidat vedette», a confié un source libérale.
Jusqu'ici, l'organisation locale de Chapleau n'a soumis le nom d'aucun candidat pour remplacer Benoît Pelletier comme ça avait été le cas après la démission du député de Hull Roch Cholette, en mai dernier.
Inquiets, les organisateurs locaux veulent éviter à tout prix un départ tardif dans la campagne électorale.
Aux récentes élections fédérales, la campagne libérale dans Gatineau a démarré avec plusieurs jours de retard. Le chef libéral Stéphane Dion avait réservé le comté jusqu'à la dernière minute pour un candidat vedette qui n'est jamais venu.
«Il nous faut éviter de répéter l'erreur des libéraux fédéraux», a confié une source libérale.