Le projet qui permettrait à l’entreprise Hexo de mettre ses produits du cannabis en vente dans une « boutique » dans le secteur Masson, à l’est de Gatineau, n’est pas du tout dans les plans du gouvernement du Québec.

Cannabis à Masson: Québec ferme la porte à une partie du projet

Le gouvernement du Québec n’autorisera pas l’ouverture d’un établissement privé qui permettrait au producteur de cannabis Hexo Corp de mettre ses produits en vitrine dans le secteur Masson-Angers.

«La porte est fermée, a clairement laissé savoir le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe. Il n’y a pas d’ouverture à permettre la vente de cannabis dans un lieu de présentation comme on peut en voir dans certains vignobles. L’élément précis du projet qui vise à pouvoir vendre des produits du cannabis dans un autre lieu que la Société québécoise du cannabis (SQDC) ne cadre pas avec la loi. Notre gouvernement a été clair, on met de l’avant l’enjeu de santé publique et de cohérence sur le territoire.»

Le Droit révélait, mercredi, qu’un groupe de promoteurs souhaite utiliser le cannabis et l’ensemble de ses sous-produits pour faire de Masson-Angers une vitrine de l’industrie et en particulier pour Hexo, le principal fournisseur de pot légal au Québec. Plusieurs détails ne sont pas divulgués pour le moment, mais l’ancien magasin général, l’édifice du 8, chemin Montréal, a été identifié comme point d’ancrage d’un projet plus large tournant autour de la thématique du cannabis.

Le ministre Lacombe ne rejette cependant pas l’ensemble du projet qui lui a été présenté récemment et qui est porté par la Corporation de développement touristique Basse-Lièvre. «C’est à mon avis un excellent projet qui ne dépend pas uniquement de la possibilité de vendre du cannabis dans un lieu précis hors de la SQDC, dit-il. C’est une bonne nouvelle de voir une communauté qui se mobilise pour revitaliser un secteur comme ça. Il semble y avoir beaucoup de gens engagés et il y a d’importantes retombées possibles. Mon rôle comme ministre n’est pas de développer le projet à leur place, mais d’accompagner les promoteurs et de leur ouvrir les portes au gouvernement quand ça sera nécessaire.»

Le député de Pontiac, André Fortin, n’était pas disponible, jeudi, pour accorder une entrevue à ce sujet.