David-Francis Bursey a témoigné pour sa défense lors de son procès pour agression sexuelle, mercredi, au palais de justice de Gatineau.

Camp Tim Hortons: l’accusé nie les attouchements sexuels

Un ex-moniteur du camp Tim Hortons de Quyon, dans la municipalité de Pontiac, réfute les allégations de ses deux présumées victimes qui l’accusent d’avoir abusé de leur corps d’enfant, il y a plus de dix ans.

David-Francis Bursey a témoigné pour sa défense lors de son procès pour agression sexuelle, mercredi, au palais de justice de Gatineau.

Selon l’enquête de la police de la MRC des Collines, ce dernier a perpétré ses gestes entre 2005 et 2006.

À l’ouverture du procès, une victime, âgée de 10 ans en 2005, a dit avoir été réveillée en pleine nuit par le moniteur pour être touchée au dos, puis aux parties.

Un autre jeune homme a témoigné à huis clos, mais la Couronne a déjà indiqué qu’elle voulait procéder en déposant sa preuve « par actes similaires ».

« Avez-vous touché (la victime) comme cela a été décrit ? » a demandé l’avocat de la défense, Me Jean-François Benoit. « Non », a simplement répondu l’accusé.

Le deuxième événement se serait produit en 2006. Un jeune a dit avoir été touché de façon sensuelle, puis de façon plus intrusive.

Selon M. Bursey, l’enfant a mal interprété ses gestes.

« Lors d’une activité, les jeunes et les moniteurs parlions de nos rêves pour le futur. Moi, je leur ai parlé de mon projet de carrière de devenir massothérapeute. »

Le moniteur aurait fait une courte démonstration en massant les épaules d’un jeune.

Lorsque sa directrice lui a dit que l’enfant s’était plaint d’attouchements, M. Bursey « l’a pris durement ».

« J’ai demandé si je pouvais poser des questions aux jeunes (le lendemain), mais on me l’a refusé », a-t-il témoigné.

En février 2016, David-Francis Bursey, devenu militaire sur la base d’Edmonton, a reçu un appel de la police de la MRC des Collines. Un enquêteur avait reçu la deuxième plainte, fort semblable à une première, de 2005.

Cette première plainte n’avait pas abouti en des accusations formelles. La deuxième histoire était si semblable à la première que la police a vu un modus operandi, qui aurait pu faire d’autres victimes potentielles.

Le juge Mark Philippe a pris l’affaire en délibéré.