L'incident impliquant un vol d'Air Transat à l'aéroport d'Ottawa, qui a fait les manchettes pendant plusieurs jours, est survenu le 31 juillet.

Cafouillage à l'aéroport d'Ottawa: des passagers racontent leur «soirée infernale»

Des voyageurs, Air Transat ainsi que la direction de l'aéroport d'Ottawa donnent leur version des faits mercredi et jeudi, près d'un mois après le cafouillage survenu sur le tarmac, le 31 juillet dernier.
L'audience publique de l'office des Transports du Canada (OTC) veut comprendre comment des centaines de passagers sont demeurés coincés dans les avions du transporteur, le soir du 31 juillet, à Ottawa.
Les vols d'Air Transat no 157 de Bruxelles et no 507 de Rome ont été retardés à cause de la météo à Toronto et à Montréal. Les passagers ont souffert de malaises lors de longues heures d'attente, sans pouvoir descendre ni recevoir de rafraîchissements.
L'OTC invite les individus ou les organisations qui sont directement visés ou touchés par les incidents à comparaître à l'audience publique afin de témoigner. L'OTC veut entre autres répondre à ces deux questions: "Air Transat a-t-elle appliqué son tarif correctement durant ces incidents" et "Les dispositions applicables du tarif d'Air Transat sont-elles raisonnables?"
Les audiences ont lieu à Ottawa.
Soirée «infernale» et vomissements
Une passagère, Marie-Hélène Tremblay, a raconté sa soirée infernale à bord du vol provenant de Rome.
Voyageant avec son conjoint et son bébé de 13 mois, la mère a dit manquer de lait en poudre.
Après quatre heures sur le tarmac, les passagers étaient toujours prisonniers de l'appareil, en manque d'eau, de papier de toilette, de nourriture et d'autres produits de base.
L'air climatisé ne fonctionnait pas, et le capitaine ne cessait de dire que le décollage était imminent.
Des passagers ont demandé à sortir prendre l'air, alors que le personnel répondait que c'était impossible.
"On s'est rendus compte que des gens semblaient malades vers l'arrière de l'avion. Des portes se sont ouvertes, et le personnel sortait ou que les services d'urgence voulaient monter à bord. On nous disait, aux passagers, que ce n'était possible de sortir. Puis, j'ai vu des employés sortir pour prendre des égoportraits avec l'avion derrière eux."
Selon Mme Tremblay, le personnel était très courtois, "sauf un baveux".
Deux autres passagers, Alan et Patricia Abraham, ont raconté qu'un homme a été malade dans l'avion.
"L'homme a vomi sur une autre personne. Une employée a tenté de le nettoyer. Imaginez l'odeur."
Les Abraham se sont dits insultés par les dires et le comportement d'un agent de bord, qui leur répondait de façon cavalière à leur question à savoir s'il était possible de débarquer et de prendre un autobus vers Montréal.