Un groupe de travail composé de cinq sénateurs vient d’être mis sur pied pour entendre les plaintes visant les services d’interprétation et de traduction offerts en comité et au Sénat par le Bureau de la traduction.

Bureau de la traduction: des sénateurs se plaignent des services

Un groupe de travail composé de cinq sénateurs vient d’être mis sur pied pour entendre les plaintes visant les services d’interprétation et de traduction offerts en comité et au Sénat par le Bureau de la traduction.

La création de ce groupe de travail survient alors que le gouvernement libéral a décidé de lancer plusieurs initiatives pour redorer le blason du Bureau de la traduction, durement touché ces dernières années par des compressions budgétaires et des abolitions de postes.

Les sénateurs se sont mis d’accord pour créer un comité qui sera composé de cinq sénateurs. Serge Joyal, Pierrette Ringuette et Ghislain Maltais feront partie du comité alors que deux autres sénateurs anglophones encore non identifiés s’ajouteront. Le groupe doit amorcer son travail d’ici janvier 2018. 

C’est le sénateur Leo Housakos, président du comité sénatorial de Régie interne, budgets et administration, qui a abordé la question au sujet de la qualité des services d’interprétation et de traduction récemment lors d’une séance du comité qu’il préside.

Au cours des dernières années, il a mentionné avoir reçu plusieurs plaintes de collègues francophones au sujet des services d’interprétation et de traduction de l’anglais au français. 

« En comité et au Sénat, même avec l’interprétation simultanée, il est surprenant que le sens des discussions se perde dans l’interprétation, si bien que certains collègues francophones sont venus me voir » a indiqué le sénateur Housakos lors des discussions en comité. 

Au cours des deux dernières années, a-t-il poursuivi, plusieurs rencontres avec le ministère des Services publics et de l’Approvisionnement, responsable du BT, n’ont pas donné de résultats tangibles. 

« À chaque fois que je les rencontre, je fais part des mêmes plaintes et ils continuent à me donner les mêmes réponses », a-t-il expliqué. 

Parmi les exemples soulevés, la sénatrice Denise Batters a raconté avoir vécu une situation où l’interprétation était « très loin de la réalité » alors que des informations techniques étaient au cœur des discussions dans un comité. 

Le Sénat devrait se doter de ses propres services d’interprétation et de traduction actuellement offerts par le Bureau de traduction, a proposé le sénateur Percy E. Downe. Mais une telle mesure coûterait cher, selon le sénateur Housakos, rappelant que le BT offre déjà des services à l’échelle du gouvernement, de même qu’à la Chambre des communes et au Sénat. 

« Toutefois, je pense que nous avons l’obligation d’exactitude lorsque vient le temps d’offrir des services d’interprétation (et de traduction), en raison de la politique de bilinguisme » a-t-il poursuivi.