Samuel Richard est directeur de projet chez Boralex alors que Rosanne Fortin est chargée de projet pour l'entreprise.

Boralex tente de calmer les inquiétudes

À peine une douzaine de citoyens ont assisté mercredi soir à la séance d'information organisée par le Bureau d'audience publique sur l'environnement (BAPE) en lien avec le projet d'augmentation de puissance de la centrale hydroélectrique de Buckingham.
Cette rencontre publique visait principalement à informer la population sur les intentions de la société Boralex qui souhaite doubler la puissance de sa centrale hydroélectrique située aux abords de la rivière du Lièvre, en amont du pont Brady.
Le projet présenté hier soir prévoit des travaux estimés à 40 millions $ visant à remplacer quatre des cinq turbines de la centrale de Buckingham afin que celle-ci obtienne une puissance atteignant jusqu'à 20 MW.
Boralex prévoit lancer les travaux d'amélioration de son installation au printemps 2018 pour une remise en service de la centrale hydroélectrique avant la fin 2019. Jusqu'à 100 emplois devraient être créés en période de pointe du chantier alors qu'un poste permanent devrait voir le jour au terme de l'opération.
Selon l'étude d'impact du projet dont les résultats ont été dévoilés mercredi soir, l'amélioration du bâtiment n'occasionnera aucun changement au profil de la rivière du Lièvre. Toutefois, l'habitat des poissons pourrait être affecté par la situation puisque des zones de travail seront mises à sec durant les travaux.
« Les poissons qui pourraient se trouver dans la zone à assécher seront transportés dans l'eau libre », a précisé Rosanne Fortin, chargée de projet pour Boralex.
Des problèmes de nuisance sonore et visuelle risquent aussi d'être provoqués par les travaux en raison notamment de la présence de la machinerie et de la circulation de camions lourds dans le secteur de la centrale. Des mesures d'atténuation seront mises en place, ont assuré les promoteurs. Certains résidents présents à la rencontre d'information ont notamment démontré leurs inquiétudes face au niveau de bruit potentiel que généreront les nouvelles turbines. Selon Boralex, l'étude d'impact démontre que le « climat sonore » n'augmentera pas une fois la centrale modifiée.
« Les turbines qui seront installées à Buckingham sont réputées comme étant performantes au niveau de bruit. Pour nous, ce qui est anticipé, c'est que le bruit n'augmentera pas et qu'à la limite celui-ci devrait s'améliorer », a affirmé Mme Fortin.
La population a jusqu'au 14 juillet pour consulter les détails du dossier qui sont disponibles à la bibliothèque Bernard-Lonergan, dans le secteur Buckingham. Les gens ont jusqu'à cette date pour soumettre une demande d'audience publique auprès du ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.
La centrale hydroélectrique de Buckingham, construite en 1913, a déjà été remise à neuf en 1995. Le contrat d'électricité de Boralex d'une durée de 25 ans avec Hydro-Québec viendra à échéance en 2019. Celui-ci doit être renouvelé pour une autre période de 25 ans, une fois la mise à niveau des turbines terminée.