Brian Gallant reconnaît qu’il aurait dû « parler davantage de bilinguisme ».

Bilinguisme : Brian Gallant fait son mea culpa

Brian Gallant reconnaît qu’il aurait dû « parler davantage de bilinguisme » lorsqu’il était premier ministre du Nouveau-Brunswick, dans un rapport portant sur les tensions linguistiques dans la province.

« Je porte la responsabilité de ne pas avoir parlé davantage des bénéfices du bilinguisme et de ne pas avoir communiqué des faits précis sur cet important sujet », conclut M. Gallant dans son document d’une vingtaine de pages.

« La situation de gouvernement minoritaire à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui est une occasion de trouver un terrain d’entente sur de nombreuses questions, y compris le bilinguisme, mais nous devons voir du courage de la part de nos dirigeants », ajoute-t-il.

M. Gallant, qui quittera bientôt son poste de chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, a fait une tournée de sa province dans les derniers mois pour consulter une centaine de dirigeants communautaires afin de faire un bilan du bilinguisme dans la province.

Le rapport fait état de tensions linguistiques importantes dans la province, parfois « attisée par la désinformation », note-t-il.

M. Gallant mentionne les défis de cette réalité, qui selon les gens consultés, peut avoir des impacts négatifs sur l’accès aux services publics et sur l’emploi - les exigences linguistiques des différents emplois suscitent de la grogne dans les deux communautés.

Le rapport présente d’ailleurs de possibles solutions aux problèmes, dont la sensibilisation sur les droits linguistiques et la création d’une formation gratuite en langue seconde aux adultes.

Plus tôt dans son document, M. Gallant fait toutefois mention aussi des avantages économiques, commerciaux et touristiques découlant du bilinguisme.

« Les Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises ont évoqué à maintes reprises que malgré quelques défis pratiques, de nombreux avantages et occasions existent qui y sont rattachés », écrit-il.

En novembre, M. Gallant a annoncé qu’il démissionnait de son poste de chef libéral après que son parti eut échoué à former un gouvernement minoritaire, quelques semaines après les élections provinciales du 24 septembre.

Le caucus élira un chef intérimaire le 13 février, qui dirigera le parti jusqu’au congrès à la direction prévu le 22 juin.