L’exposition MosaïCanada a vivement contribué à faire connaître la région auprès des touristes.

Bilan touristique: du positif et des messages lancés

Jamais Tourisme Outaouais (TO) n’avait eu autant de plaisir à présenter un bilan annuel que celui de l’année 2017. Les élus de Gatineau ont eu droit, mardi matin, à une présentation très colorée, accompagnée de nombreuses photos et de vidéos respirant l’« Outaouais fun ». « C’est une année à la hauteur de nos attentes, nous avons fracassé des records », a lancé la vice-présidente de TO, Manuela Teixeira, en guise d’ouverture.

Tourisme Outaouais a déterminé, sur la base d’un sondage Substance Stratégies mené essentiellement auprès de Montréalais, que le taux de notoriété de la région est passé à 19% en 2017, une hausse de 3% par rapport à l’année précédente. L’exposition MosaïCanada a vivement contribué à faire connaître la région auprès des touristes. L’Outaouais peut aussi se vanter d’être la « région urbaine » ayant connu la plus forte augmentation de l’occupation de ses chambres d’hôtel. La moyenne pour l’année 2017 atteint près de 74% en milieu urbain. C’est du jamais vu. Le taux d’occupation a même frôlé les 100% en juillet et août. 

L’offensive pour faire connaître Gatineau, son centre-ville et le reste de la région a été massive. Un total de 95 000 cartes du sentier culturel et 30 000 plans des Chemins d’eau ont été distribués. Tourisme Outaouais utilise aussi un ton très positif pour parler des multiples retombées ayant un impact dans la mise en marché de la destination Outaouais. La visibilité sur les réseaux sociaux, dans les médias traditionnels, au sein des communautés de blogueurs et des influenceurs a aussi été à la hauteur des attentes de TO. 

Échange de messages

Certains élus et la direction de Tourisme Outaouais ont profité de la présentation publique pour se lancer quelques messages bien précis en prévision de la saison touristique à venir. 

Questionnée par Le Droit sur la capacité du centre-ville à véritablement jouer son rôle dans le contexte où certaines de ses rues les plus fréquentées par les visiteurs seront éventrées dès le début de l’été pour procéder à l’enfouissement des fils, la directrice générale de TO a admis que « peut-être que ce sera plus ou moins agréable ». Elle a ajouté qu’il revenait à la Ville de Gatineau de mettre en place une signalisation adéquate. « Il faut dire [aux visiteurs] qu’ils peuvent se rendre, qu’il y aura du stationnement et que c’est sécuritaire », a-t-elle insisté. 

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin et la conseillère d’Aylmer, Audrey Bureau, ont tous deux interpellé la direction de TO sur l’absence de la rue Princiale dans les outils marketing développés par l’équipe de Mme Bélisle. « Selon moi, la rue Principale est rendue-là, a lancé le maire. Il serait important qu’on sente dans nos outils de communication que ça existe et que ce soit mis en valeur. »

Mme Bélisle a reconnu que le Vieux-Aylmer n’est pas très présent visuellement dans les campagnes marketing de TO. « Mais ça ne veut pas dire qu’on ne fait rien, ajoute-t-elle. Aylmer est bien positionné, notamment avec les Chemins d’eau et les sentiers de vélo. Mais pour qu’un pôle devienne un attrait pour un touriste, il doit y avoir une masse critique d’expérience à vivre, comme c’est le cas dans le centre-ville où il y a une offre diversifiée et centralisée. »

Tourisme Outaouais a aussi rappelé qu’il est à son avis « inacceptable » que des milliers de touristes viennent visiter le Musée canadien de l’Histoire sans jamais savoir qu’ils ont traversé au Québec. « Ça doit être corrigé, a insisté Mme Bélisle. Moi je ne gère pas les terrains de la Ville et de la Commission de la capitale nationale (CCN). On va devoir convaincre nos partenaires qu’on a tout intérêt à s’afficher comme région et que le visiteur voit clairement qu’il est rendu au Québec. »

Les investissements majeurs de 2 millions $ faits par Gatineau en 2017 et 2018 pour attirer des événements d’envergure « font la différence », note Mme Bélisle. Cette dernière a ajouté que son organisation souhaite compter à l’avenir sur la récurrence de cette somme pour continuer de positionner la Ville et l’Outaouais dans une industrie où la compétition entre les régions est déjà très forte.