La patinoire du canal Rideau était bondée dimanche après-midi.

Bal de neige a attiré des foules monstres

Mission accomplie pour Bal de neige. La 36e édition de l'incontournable fête hivernale, qui a pris fin hier, a connu un succès monstre au chapitre de l'achalandage sur l'ensemble de ses sites, tout au long des trois week-ends de festivités.
«Tous les quatre ans, nous effectuons un sondage et nous déterminons la moyenne par année. Notre dernier a été effectué en 2012 et nous avons établi que 600000 personnes se déplaçaient, bon an mal an. Par contre, si on se fie à l'achalandage de cette année sur les trois sites officiels du Bal de neige, nous estimons que nous avons largement dépassé cette moyenne, même si on ne peut chiffrer le nombre de visiteurs. Ce fut une belle édition», soutient Charles Cardinal, porte-parole de Patrimoine canadien.
Le canal Rideau a largement contribué à la popularité du rendez-vous hivernal.
«Il a été ouvert pendant toute la durée du Bal de neige. La dernière fois que cela s'est produit, c'était il y a environ 10 ans», évoque M. Cardinal.
Ce dernier ajoute que la participation de plusieurs nouveaux partenaires, tant sur les sites officiels qu'ailleurs sur les deux rives de la région, ont permis d'accroître le nombre de visiteurs. Au total, quelque 90 partenaires ont présenté diverses activités au cours du Bal de neige.
«Par exemple, le Festibière d'hiver, un nouveau partenaire, a accueilli à lui seul 11000 personnes au Musée canadien de l'histoire, rappelle M. Cardinal. Il n'y a aucune activité qui a été annulée cette année. Donc, les visiteurs n'ont pas été déçus.»
Patrimoine canadien organisait la fête pour une première fois cette année après avoir pris le relais de la Commission de la capitale nationale.
«Nous sommes contents que la tradition continue. D'ailleurs, le visiteur n'a rien vu de différent. Le Bal de neige est demeuré l'activité phare de la région de l'hiver», répond M. Cardinal lorsque questionné sur le travail du ministère.
Absence du français
Le porte-parole avoue toutefois que l'absence de menus et de service en français dans les restaurants officiels du Bal de neige, tel que révélé par LeDroit au début de la fête de l'hiver, doit être corrigée.
«On fera le bilan au cours des prochains mois. C'est certes une situation qu'on doit revoir, ou plutôt, il faut améliorer notre stratégie, se réajuster.»
Rappelons que parmi les 29 restaurants partenaires, seuls six semblaient offrir à la fois service et menus dans les deux langues. Moins de 20% offraient par ailleurs soit l'un, soit l'autre.
La présence des Forces canadiennes - une aberration pour certains citoyens - semble aussi assurée à long terme.
«Nous sommes toujours un peu surpris chaque fois que quelqu'un mentionne que le Bal de neige a 'une saveur militaire'. On présente la course à obstacles depuis 10 ans et encore une fois cette année, cette activité est très populaire auprès des jeunes. Il y a toujours des lignées pour y participer», avance M. Cardinal.
Néanmoins, la volonté du gouvernement fédéral de mettre en évidence les militaires était bien visible lors de l'ouverture officielle du Domaine des flocons. Sur la scène principale, la mascotte de l'armée canadienne et le castor de Parcs Canada entouraient la famille Glamotte, mascottes officielles et autrefois unique symbole des festivités.
Le 150e anniversaire des conférences de Charlottetown et de Québec, et le 100e anniversaire du début de la Première Guerre mondiale ont aussi été soulignés par Patrimoine canadien au Bal de neige.