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Bal de Neige : quand le virtuel repousse les limites

Claudia Blais-Thompson
Claudia Blais-Thompson
Le Droit
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La 43e édition du Bal de Neige propose une programmation toute virtuelle, depuis le confort de sa maison. Toutefois, le passage de l’événement au virtuel permettrait d’élargir les horizons et même d’abolir les frontières.

C’est du moins ce que croit la porte-parole du Bal de Neige, Ysabel Jetté. Par exemple, la traditionnelle compétition de sculptures sur glace, qui attire habituellement les foules, s’étend d’un océan à l’autre cette année en passant par sept villes canadiennes.

« Très tôt, on a réalisé qu’on ne pouvait pas avoir une compétition internationale et qu’on ne pouvait pas recevoir les sculpteurs canadiens, raconte Mme Jetté. On s’est dit que ça allait être nous qui allions visiter les sculpteurs, chez eux. On a pu faire les tournages au début janvier avec les mesures sanitaires en place dans chaque province, des équipes de tournage réduites, mais avec un résultat assez spectaculaire. »

La formule virtuelle permet aussi l’ajout d’une nouvelle composante dans cette compétition : une présentation de chaque artiste qui relève le défi de réaliser une oeuvre avec huit blocs de glace.

« On est habitué de voir les sculpteurs à l’oeuvre pendant de longues heures, poursuit Mme Jetté. Mais là, c’est des clips de deux minutes, on les entend parler, se présenter, parler de leur technique. Ce sont des choses qu’on a jamais vues. On n’a jamais pu aller dans ces eaux-là. Il y a des cotés positifs au virtuel. »

Les gens seraient d’ailleurs au rendez-vous pour observer les sculpteurs, selon cette dernière. « Les votes du public entrent de façon assez impressionnante. C’est une première ça aussi, de demander au public de voter. On est agréablement surpris. »

Difficile pour le tourisme

Jusqu’à la dernière minute, l’équipe du Bal de Neige espérait pouvoir offrir une formule hybride aux festivaliers. Finalement, le Domaine des flocons et les autres sites n’ont été pas aménagés. Il s’agit d’un autre coup dur pour l’industrie touristique de la région, selon Denis Gilles, directeur général du Best Western Plus situé sur la rue Laurier.

Selon le directeur général du Best Western Plus de la rue Laurier, Denis Gilles, les hôtels situés près du site du Bal de Neige affichent habituellement complets durant les trois week-ends.

« Les retombées économiques sont très importantes. Tous ceux qui sont très proches du site sont complets pendant les trois week-ends du Bal de Neige. Présentement, tous les hôtels qui sont près du site sont entre 5 et 10 % d’occupation », estime-t-il.

Le festival attire en moyenne 600 000 personnes des deux côtés de la rivière des Outaouais, dont le tiers vient de l’extérieur de la région de la capitale fédérale.

Malgré l’absence de ces milliers de gens, M. Gilles croit que le virtuel a l’avantage de créer une visibilité pour la région pour les prochaines années.

« Virtuellement, ils peuvent au moins avoir une bonne idée de ce qu’est le Bal de Neige sans avoir à se déplacer. Donc, c’est bon pour les années futures. Mais ça n’apporte rien comme tel à la ville. »