Le président du Syndicat des cols bleus, Denis Savard, et le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, lors de la signature de la convention collective vendredi.
Le président du Syndicat des cols bleus, Denis Savard, et le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, lors de la signature de la convention collective vendredi.

Augmentation salariale de 2% par année pour les cols bleus de Gatineau

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Les 765 cols bleus de la Ville de Gatineau ont officiellement un nouveau contrat de travail valide jusqu’au 1er janvier 2024.

Le président du Syndicat des cols bleus et le maire de Gatineau ont signé, vendredi matin, une nouvelle convention collective qui comprend une augmentation salariale de 2% par année pour les années 2019 à 2024. 

«L’entente respecte le cadre financier fixé par le conseil municipal, a précisé le maire Maxime Pedneaud-Jobin. On y arrive grâce aux aménagements d’amélioration qui donnent parfois des gains et des économies à l’employeur et parfois des gains qui augmentent les dépenses pour répondre aux intérêts des employés. C’est comme ça qu’on arrive à améliorer le système en restant dans le cadre financier. On est devant des partenaires syndicaux qui sont forts, engagés, constructifs et qui défendent les intérêts de leurs membres, mais aussi l’intérêt du citoyen.» 


« Pour une rare fois, on a été capable de signer une convention collective avec seulement 17 mois de travail et on aurait pu le faire en dix mois si ça n’avait pas été de la pandémie. »
Denis Savard, président du Syndicat des cols bleus de la Ville de Gatineau

Le président du Syndicat des cols bleus, Denis Savard, a pour sa part souligné la manière exemplaire dont les négociations se sont déroulées. «Pour une rare fois, on a été capable de signer une convention collective avec seulement 17 mois de travail et on aurait pu le faire en dix mois si ça n’avait pas été de la pandémie, a-t-il indiqué. On a pu améliorer la prise des vacances pour la période estivale et la conciliation travail-famille.» Le nouveau contrat de travail prévoit aussi la conversion de 15 postes temporaires en postes permanents ainsi qu’un processus de dotation et de recrutement «modernisé». 

L’entente renferme aussi certains ajustements opérationnels afin de permettre une livraison de service «optimisée» et une adéquation des horaires de travail en fonction des niveaux de services attendus. Aucun changement n’a été apporté quant au recours à la sous-traitance par la Ville. «C’est le même principe déjà en place qui va continuer de s’appliquer», a précisé M. Savard.

L’ancien contrat de travail des cols bleus était échu depuis le 31 décembre 2018.