Attention aux signes avant-coureur de violence conjugale

François Pierre Dufault
François Pierre Dufault
Le Droit
En ce premier jour de novembre, mois de la prévention de la violence faite aux femmes, l'organisme Action ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOCVFF) part en campagne afin de sensibiliser le public aux signes avertisseurs de violence conjugale.
La campagne provinciale «Voisins, amis et familles» (VAF) se veut un exercice de sensibilisation à l'égard des femmes à risque d'être victimes d'un homme violent, pour permettre à leurs proches de mieux leur venir en aide. «La première étape, c'est de voir les signes avertisseurs de violence faite aux femmes», explique Aline Gahimbare, agente de projet régionale pour la campagne VAF.
Si un homme rabaisse constamment sa conjointe, qu'il la domine ou qu'il la surveille même à son travail, il s'agit peut-être d'un signe avant-coureur de violence conjugale.
Pareillement, si une femme semble craintive ou mal à l'aise de s'exprimer en présence de son concubin, qu'elle semble être malade plus souvent ou qu'elle essaie de masquer ses blessures, ce sont là des indices qu'elle est peut-être victime d'actes de violences à la maison.
«Il ne faut pas faire comme si ça nous regarde pas», exhorte Mme Gahimbare, qui rappelle aux proches de victimes de violence conjugale qu'il est important d'apprendre à reconnaître ces signes avertisseurs et qu'il ne faut pas hésiter à aborder le problème avec elles.
Selon les plus récentes données de Statistique Canada, 67% des femmes victimes d'actes de violence préfèrent se confier à des proches plutôt qu'à des intervenants professionnels.
Plus de renseignements sont disponibles sur le site web de la campagne de sensibilisation, au www.voisinsamisetfamilles.on.ca. Pour obtenir de l'aide, le service téléphonique FEM-AIDE est accessible en tout temps au 1-877-335-2433.