Le député de Papineau, Alexandre Iracà, soutient que le but premier est de voir l'élargissement de l'autoroute 50 à quatre voies sur toute sa longueur être inscrit au Plan québécois des infrastructures.

Alexandre Iracà, la voix des quatre voies

L'ajout récent de panneaux de signalisation et l'installation prochaine de lampadaires sur l'autoroute 50 ne viennent pas freiner l'ambition du député de Papineau, Alexandre Iracà, « de frapper un grand chelem » avec un élargissement à quatre voies.
Dans un communiqué de presse émis lundi, le ministre des Transports du Québec, Laurent Lessard, souligne avoir demandé, il y a quelques semaines, « qu'on pose des gestes concrets et rapides sur certains tronçons » de l'autoroute 50.
Des « panneaux à messages variables » ont ainsi été installés près de l'échangeur du chemin Doherty, et il y a eu « bonification de la signalisation de danger par l'agrandissement et l'amélioration de la pellicule réfléchissante des panneaux », lit-on dans le communiqué.
À cela s'ajoutera, dès le printemps prochain, l'installation de lampadaires - recommandée par un coroner en 2014 - et l'installation d'un panneau lumineux à l'approche de la section où la circulation à double sens commence.
Pas suffisant
Le député Iracà affirme que ces mesures vont « aider » à accroître la sécurité, sans nécessairement être suffisantes. Interpellé chaque fois qu'un accident mortel survient sur un tronçon de l'autoroute 50 où la circulation se fait à deux sens, le député estime maintenant que l'élargissement de la chaussée doit devenir « une priorité régionale ».
Le débit de la circulation a « plus que doublé à certains endroits », souligne M. Iracà, qui a abordé la question avec ses collègues du caucus libéral de l'Outaouais. « Le but ultime, c'est de frapper un grand chelem éventuellement et d'avoir quatre voies », affirme le député.
Pour ce faire, Alexandre Iracà souhaite voir le projet écrit noir sur blanc au Plan québécois des infrastructures (PQI). « Si ce n'est pas inscrit là, on ne voit pas la lumière au bout du tunnel, dit-il. Une fois inscrit, [le projet] va être fait, il restera juste à savoir quand. »