Les circonstances de l’agression survenue lundi ressemblent beaucoup au précédent crime de Christopher Dégarie Giroux.

Agression au McDonald’s: un modus operandi presque similaire

L’homme accusé d’avoir agressé sexuellement une fillette de neuf ans dans un restaurant Mcdonald’s de Granby, lundi, avait agi de façon presque similaire lors d’une précédente agression, a appris La Voix de l’Est.

Christopher Dégarie Giroux, 22 ans, avait plaidé coupable à une accusation de contacts sexuels sur une mineure en mai 2018, à Longueuil.

Il avait alors écopé de 90 jours de prison à purger de façon discontinue et d’une inscription pour 10 ans au Registre des délinquants sexuels. Il lui était également interdit de posséder des armes et d’approcher tout mineur à perpétuité.

Or, les circonstances de ce précédent délit ressemblent beaucoup à ce qui s’est produit à Granby.

Selon une source près du dossier, M. Dégarie Giroux avait commis des attouchements sur une mineure de 14 ans que là aussi il ne connaissait pas. L’infraction a toutefois eu lieu dans un immeuble résidentiel plutôt que dans un restaurant.

« Il l’a touchée par-dessus ses vêtements, et ç’a été très bref », indique-t-on. 

L’homme aujourd’hui domicilié à Granby — mais présentement détenu — n’a visiblement pas appris de sa sentence.

À LIRE AUSSI: Fillette agressée au McDonald's: trois accusations déposées contre un Granbyen

Bousculade

Il a été arrêté peu après sa récidive alléguée de lundi dernier. Selon la police de Granby, il a suivi une fillette aux toilettes du restaurant de la rue Denison Est, vers 22 h, avant de l’agresser. 

Inquiet de son absence prolongée, le père de la victime a fait irruption dans la salle de bain. M. Dégarie Giroux s’est enfui après une bousculade.

Il a comparu au palais de justice le lendemain et fait face à des accusations d’agression sexuelle, de contacts sexuels et de non-respect de ses conditions.

Pour le ministère public, Me Valérie Simard-Croteau s’est opposée à sa remise en liberté compte tenu de son passé et de la nature des accusations.

Me Mireille Leblanc, à la défense, a demandé à ce que son client subisse une évaluation psychiatrique sur sa capacité à comprendre le processus judiciaire. Entre-temps, il lui est interdit de communiquer avec la victime ou ses proches.

M. Dégarie Giroux souffrirait d’une déficience intellectuelle et consommerait des drogues. Par le passé, il a aussi été trouvé coupable de vol qualifié et d’entrave au travail des policiers.

La cause a été reportée au 22 juillet.