Le président de l'AFO, Carol Jolin
Le président de l'AFO, Carol Jolin

AFO: Carol Jolin obtient un troisième mandat

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
Après avoir traversé une crise à ses côtés, les membres de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) renouvellent leur confiance en leur président, Carol Jolin.

Peu après sa réélection en 2018, M. Jolie a été propulsé au cœur d’une crise qui a secoué la francophonie ontarienne, lorsque le gouvernement de Doug Ford a annoncé l’annulation du projet de l’Université de l’Ontario français (UOF) et l’abolition du Commissariat aux services en français.

«Ç’a été un moment extrêmement intense qu’on a vécu tous ensemble, soutient le président de l’AFO. Je pense par contre que nous en sommes sortis plus forts.»

Réélu sans opposition pour un troisième mandat de deux ans à la présidence de l’AFO jeudi, M. Jolin souligne que l’UOF s’apprête à ouvrir ses portes, après une longue bataille politique. En ce qui a trait au Commissariat aux services en français, il assure que l’AFO ne lâche pas le morceau.

«Nous avons soumis notre libellé pour la réforme de la Loi sur les services en français et le retour à l’indépendance du Commissaire fait partie de nos priorités», lance Carol Jolin.

Une priorité immédiate de M. Jolin pour son dernier mandat à la tête de l’AFO — les présidents sont limités à trois mandats, selon les règlements de l’Assemblée — sera de convaincre les gouvernements fédéral et provincial de financer les organismes communautaires francophones qui ont perdu d’importantes sources de revenus en raison de la pandémie de COVID-19.

«Dans notre dernier sondage auprès d’organismes francophones, 11% ont dit qu’ils pourraient disparaître d’ici les fêtes s’ils n’obtiennent pas d’aide gouvernementale, explique le président de l’AFO. Quand un organisme ferme et que tout ce qu’il reste dans une communauté, c’est une école, c’est très difficile d’y faire vivre la francophonie.»