Les passagers se sont plaints du manque d'information.

Aéroport d'Ottawa : passagers prisonniers d'un avion d'Air Transat pendant 5 heures

Un avion d'Air Transat est resté immobilisé pendant plus de cinq heures sur le tarmac de l'aéroport international Macdonald-Cartier d'Ottawa, lundi soir, ce qui a provoqué la colère des nombreux passagers coincés à bord.
Plusieurs voyageurs se sont plaints sur les réseaux sociaux de manquer d'air, de ne pouvoir sortir de l'appareil et que de l'eau et de la nourriture n'étaient pas à leur disposition.
L'avion effectuait la liaison Bruxelles-Montréal lorsqu'il a été détourné vers Ottawa après un vol de huit heures en raison des mauvaises conditions météorologiques. L'appareil a atterri peu après 17 h 00.
«Pourquoi nous avoir gardés dans l'avion plus de cinq heures au lieu de nous débarquer? Nous y sommes encore!! Question d'$?!?», a écrit Maryanne Zéhil sur Twitter.
«Nous étouffons dans l'avion. C'est une vraie joke!», a-t-elle ajouté dans un micromessage subséquent.
Sur Twitter, le transporteur a indiqué qu'il n'avait aucun contrôle sur la situation.
«YOW (l'aéroport d'Ottawa) a accueilli plus de 30 avions imprévus», a signalé la compagnie aérienne.
L'aéroport d'Ottawa s'est dit désolé de cette situation.
«Il en revient à la compagnie d'aviation de déterminer si elle évacue l'avion ou si elle attend, lorsqu'un appareil est détourné», a toutefois précisé l'aéroport sur le réseau social.
Les passagers se sont plaints de n'avoir reçu que peu d'information sur la situation.
Une personne a été traitée pour un malaise à l'intérieur de l'appareil, ont indiqué les services paramédicaux d'Ottawa.
En fin de soirée, du personnel de l'aéroport confirmait que tous les avions touchés avaient pu redécoller vers leurs destinations initiales.
Un superviseur a expliqué au Droit, lundi soir, que l'aéroport d'Ottawa était bien placé pour recevoir autant d'avions, entre les villes de Toronto et de Montréal, où la météo était trop imprévisible en fin de journée.
Air Transat n'avait pas répondu en fin de soirée, lundi, à une demande d'entrevue du Droit sur le déroulement des événements.
Avec Louis-Denis Ébacher