Les gens qui le souhaitaient sont venus s'entraîner à l'extérieur de l'établissement Anytime Fitness, dans le secteur Hull, dans le respect des mesures sanitaires en vigueur.
Les gens qui le souhaitaient sont venus s'entraîner à l'extérieur de l'établissement Anytime Fitness, dans le secteur Hull, dans le respect des mesures sanitaires en vigueur.

À l'entraînement... dans le stationnement du gym fermé 

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
À défaut de pouvoir rouvrir ses portes jeudi tel qu'espéré, un centre d'entraînement de Gatineau a invité les citoyens à bouger en sortant des appareils dans son stationnement.

Le copropriétaire du centre Anytime Fitness du Plateau à Gatineau, Sébastien Martin, aurait bien aimé pouvoir accueillir des clients à l'intérieur, jeudi, si les mesures imposées dans les zones rouges avaient pris fin la veille. Le gouvernement a toutefois décidé de prolonger jusqu'au 23 novembre ses consignes qui forcent la fermeture des salles d'entraînement des zones se trouvent au palier d'alerte maximale.

«Faute d'ouvrir le 29 [ce jeudi] à l'intérieur, tout le monde s'est ravisé pour faire ça à l'extérieur, a expliqué M. Martin. On a suivi toutes les règles des zones rouges quand même, je pense que c'est 25 personnes maximum dans l'aire d'entraînement [avec] toute la distanciation. […] On a appelé la police de Gatineau personnellement pour savoir si on était en règle et sécuritaire, et ils nous avaient dit qu'ils viendraient faire un petit tour, donc on voulait vraiment faire ça dans les règles. On n'est pas là pour désobéir à personne, on veut juste prouver notre point que l'activité physique, c'est important pour la santé physique et mentale des gens.»

Le Centre Anytime Fitness du Plateau a publié un avis sur ses réseaux sociaux pour inviter la population à venir s'entraîner dans le stationnement jeudi, que les gens soient abonnés ou non. Des stations de désinfection pour les mains et les appareils ont été installées pour l'occasion, tandis que l'entreprise fournit des masques et des gants à ceux qui en ont besoin.


« On n'est pas là pour désobéir à personne, on veut juste prouver notre point que l'activité physique, c'est important pour la santé physique et mentale des gens. »
Sébastien Martin, copropriétaire du centre Anytime Fitness à Gatineau

Sébastien Martin affirme que beaucoup de clients ont manifesté avoir hâte que les centres d'entraînent puissent rouvrir.

«Avec les gens du gouvernement qui travaillent de la maison, on a des gens qui venaient cinq jours par semaine sur l'heure du midi, c'était leur break de travail, leur sortie sociale, dit-il. Même s'il n'y avait pas d'interactions, au moins il y avait des gens autour.»

Le centre d'entraînement du boulevard des Grives avait mis en place diverses mesures lors de sa réouverture en juin, dont le retrait des certains appareils et l'installation de lignes au sol pour assurer la distanciation physique requise, de même que l'installation de stations de désinfection.

Alors que la température était à peine au-dessus du point de congélation, de multiples appareils d'entraînement avaient été installés dans le stationnement du commerce pour l'occasion.

M. Martin estime que les centres d'entraînement comme le sien devraient «être considérés essentiels, peu importe la zone». «Même en zone rouge, quitte à avoir encore plus de restrictions, plaide-t-il. […] Du 22 juin au 15 octobre, on a eu 55 000 entraînements juste ici et il y a eu zéro cas d'éclosion. On est capable d'être ouvert de façon sécuritaire.»

Plus tôt cette semaine, des propriétaires de centre d'entraînement du Québec avaient annoncé leur intention de rouvrir leurs portes jeudi, malgré la prolongation des mesures sanitaires en zone rouge jusqu'au 23 novembre.

Un décret avait ensuite été adopté pour permettre l'imposition d'amendes allant de 1000$ à 6000$ pour les clients qui iraient s'entraîner en contravention aux mesures en vigueur.

Le Gym-Max de Gatineau avait lui aussi lancé une invitation sur Facebook, mercredi, pour inviter les gens à se présenter sur place jeudi matin pour appuyer les revendications des centres qui réclament le droit de rouvrir leurs portes dans les zones rouges.