La jeune Tika a souffert du traitement de son propriétaire.

À l'amende pour avoir négligé sa chienne

« Il ne faut pas jouer au vétérinaire » comme l'a fait l'ancien propriétaire d'une jeune Labrador croisée ayant « grandement souffert pendant plusieurs mois », rappelle la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de l'Outaouais.
L'organisme célèbre « une belle victoire » avec la reconnaissance de la culpabilité d'un résident de Pontiac, Tyler Lamont, pour avoir volontairement négligé ou omis de fournir les soins convenables et suffisants à Tika, une chienne qui avait 14 mois lors de sa prise en charge par la SPCA de l'Outaouais. La bête souffrait d'une « démodécie généralisée », soit une infestation parasitaire de la peau qui a dégénéré en infection bactérienne. Gales, pustules et dessous des pattes ayant « l'aspect de chair brûlée à vif » font partie des lésions qui ont alors été observées.
« La famille d'accueil dévouée qui a accueilli Tika à l'automne 2014 et qui lui a donné des soins de santé spécifiques depuis ce temps pourra finalement et officiellement adopter Tika et dormir paisiblement en sachant que l'ancien propriétaire ne pourra pas ravoir son animal, ce qui aurait été tragique », a réagi la SPCA de l'Outaouais.
Tika va beaucoup mieux aujourd'hui.
L'organisme, qui souligne avoir dépensé « plusieurs milliers de dollars » pour soigner Tika, rappelle à la population « qu'il ne faut pas jouer au vétérinaire comme l'a fait M. Lamont en traitant son animal avec des méthodes naturelles expérimentales et qu'il faut prendre garde aux conseils "maison" ou ceux que l'on peut trouver sur le web ou les médias sociaux ».
Tika a notamment dû avoir des traitements d'hydrothérapie pour ses pieds et prendre des médicaments oraux pendant plus de neuf mois, et demeure malgré tout « à risque de récidive pour la durée de sa vie ».
La SPCA de l'Outaouais souligne qu'il importe d'aller chercher « un avis professionnel » auprès d'un vétérinaire lorsque des animaux sont malades ou blessés. Dans le cas où cela n'est pas possible, la SPCA « demeure disponible pour les accueillir ».