Une oeuvre de l'artiste Nicole Bélanger, située au 689 rue Principale, à Casselman.
Une oeuvre de l'artiste Nicole Bélanger, située au 689 rue Principale, à Casselman.

À la recherche des vaches colorées dans Prescott-Russell

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
Une exposition insolite de vaches colorées tentera de contrer la grisaille hivernale cette année dans l’Est ontarien.

Éparpillée un peu partout dans les Comtés unis de Prescott et Russell, la vingtaine d’œuvres du projet intitulé «Oh la vache!», piloté par l’organisation du Festival de la Curd, permettra aux citoyens d’observer le travail d’artistes peintres locaux. «Comme le festival a été annulé cette année, on cherchait une autre proposition artistique pour les gens de la communauté et pour les artistes locaux», a indiqué Michel-Olivier Matte, directeur général du Festival de la Curd. 

Les artistes pouvaient laisser libre cours à leur imagination et peindre leur canevas bovin selon leurs inspirations personnelles. «Ils ont créé des œuvres uniques en travaillant sur les vaches en fibre de verre».  

Les vaches sont exposées un peu partout dans l’Est ontarien, majoritairement autour de la municipalité de Saint-Albert, sur un parcours qui totalise environ 30 km. «Il y en a à Saint-Albert, mais aussi à Embrun et Casselman», précise M. Matte. «Les vaches se trouvent soit sur des fermes membres de la Coopérative de la Fromagerie Saint-Albert ou chez des partenaires de longue date du festival.» 

Une oeuvre de l'artiste Bernard Lévesque, située à la Fromagerie St-Albert, au 150 rue St-Paul, à St-Albert.

M. Matte ne sait pas pour l’instant pour combien de temps officiellement l’exposition sera en place, mais assure que les curieux pourront observer les vaches au moins pour les prochains mois. «Elles vont passer l’hiver où elles sont», assure-t-il. «On verra pour l’an prochain. Il y a beaucoup d’incertitude dans notre monde actuel. Ce qui se passera avec le [Festival de la Curd] l’an prochain on ne sait pas trop, mais l’une des possibilités est de bonifier l’exposition, d’en mettre plus au printemps. Et si on peut tenir un festival l’an prochain, on pourra peut-être les rassembler sur le site du festival. Il y a beaucoup de possibilités devant nous.